Le Top Five de mes Mustang Songs Favorites!

Impossible de ne pas associer la première Pony Car de l'histoire et le rock'n'roll, la surf music et le rhythm'n'blues du même vintage, et j'ai encore en tête le glouglou caverneux des V8s au ralenti à l'Esplanade de Lille il y a quelques jours, tout autant que le riff fou furieux du Boss Hoss des Sonics l'autre soir à Lessines, donc, c'est partie pour la playlist «Ford Mustang Rock'n'Roll» de la semaine !

Green Mustang – The Breadmakers

Pretty-Things-like Rhythm'n'Booze Rock'n'Roll de haute tenue par un classieux combo d'Australiens (Melbourne) amateurs de films noirs classiques, de belles carrosseries et de British Beat racé et stylé. Clin d'oeil à Wilson Pickett et aux bands des 60's tout autant qu'hommage à la sexy petite 'Stang, ce titre me fait toujours autant sauter au plafond aujourd'hui que l'année de la sortie (1996) de Cool!,  double album vinyle autoproduit, auto-pressé et auto-gondolé courtesy of Corduroy Records & Detective Agency, sur lequel il ouvrait la face «D», juste avant «Don't need no doctor» et «Jet Black Cadillac»..

«Everybody loves my car.. and they love me too,
And you know why, Honey ?
'cause it's a grooooover.. it's a bit of a mover, too, ..Oow !
...Rev it up ! Rev it up !!!»

Mustang Sally – Sir Mack Rice / Wilson Pickett

Autant l'original que sa version soulsister survitaminée et accélérée par Wilson « the Wicked » Pickett ! Un monument de R'n'B groovy à souhait et possiblement chargé en double-sens coquins. La version contemporaine et blue-eyed soul par les Young Rascals, beaucoup plus lente with keyboards, fonctionne aussi très bien à certaines heures de la nuit (blanche)..

«I bought you a brand new mustang 'bout nineteen sixty five
Now you come around signifying a woman, you don't wanna let me ride.»

Move Out Little Mustang – The Rally-Packs

Juin 1964. A peine quelques semaines que les premières Mustangs sortent des usines de la FoMoCo que P.F. Sloan et Steve Barri, prolifiques songwriters pour une foultitude de groupes de la côte ouest, entre autres - dont le fameux duo surf pop Jan & Dean – s'inventent un nom de groupe sybillin le temps de pondre ce single à la gloire de la petite Ford. L'archétype de la récupération pop mainstream de la surf music craze de l'époque, et une petite perle qui revient souvent sur ma platine depuis que j'ai mis la main il y a quelques années sur cette fabuleuse compil' qu'est Surf'n'Tunes! - Original Rare '60s Surf/Rod Classics, Volume 4 dans la fameuse quoique qu'inégale série des compilations Pebbles.

«When I finally caught up to her I heard her say,
"I dig your Mustang honey, you going my way?"
Well she'll race no more, now I guarantee,
Cause from here on in, she rides with me.»

Hopped-Up Mustang – Arlen Sanders & the Pacifics

1964 toujours, un one-shot pour ce 45 tours qui vaut de l'or aujourd'hui. Basiquement, un instrumental surf bien swinguant sur lequel Arlen Sanders pose ses vocaux parlés – rappés - à la gloire de sa 'Stang gonflée, avec moult détails techniques et jargon hot-rod period-correct. L'histoire est classique, un type se paye une sportive flambant neuve «purrin' like a kitten», la transforme en street-machine débordante de horsepower, fait le zouave sur la route et se retrouve poursuivi par un hélico de police avant de finir au poste pour la nuit, because son paternel refuse de payer sa caution.. Addictif comme c'est pas permis, avec bruits de moteurs et crissements de pneus en prime!

«A Ford Mustang, modified to set the pace,
Man I can hardly wait to to get out on a race!»

Mustang Ford – Marc Bolan

La version T-Rex, folk acoustique dépouillée de 1966 est excellente, mais je préfère de loin celle de 81 - overdubbée et glam-rockisée post-mortem - sur You Scare Me to Death !, l'album posthume sorti quatre ans après la mort de Bolan sur le siège passager de la Mini GT conduite par sa girlfriend Gloria Jones, of «Tainted Love» fame. Et les lyrics sont faciles à chanter sous la douche pour un français:

«My my my my my my my my
my my my Mustang Ford!»

Bonus Track :

Boss Hoss - The Sonics

Hors-sujet, je sais, la chanson date de 1965 et la première Boss 302 est sortie des chaînes de Dearborn en 1969, mais le parallèle est trop tentant, surtout que les cinq angry teens ont dû, à l'époque, en voir circuler, cruiser - et participer au Grand-Prix-des-Feux-Rouges-du-Samedi-Soir - des caisses hot-roddées et des proto-muscle-cars, dans leur banlieue de Tacoma, dont sûrement dès 65 un nombre non-négligeable de 289 hi-perf et autre Shelby Cobras.. et les lyrics collent pile-poil de toute façon:

«Everybody is so jealous at me
One look and you can see
With this car I just can’t lose..»