11 mai 2014

50th Anniversary of the Ford Mustang, Esplanade, Lille - Ford Mustang Rock'n'Roll

Le Top Five de mes Mustang Songs Favorites!

Impossible de ne pas associer la première Pony Car de l'histoire et le rock'n'roll, la surf music et le rhythm'n'blues du même vintage, et j'ai encore en tête le glouglou caverneux des V8s au ralenti à l'Esplanade de Lille il y a quelques jours, tout autant que le riff fou furieux du Boss Hoss des Sonics l'autre soir à Lessines, donc, c'est partie pour la playlist «Ford Mustang Rock'n'Roll» de la semaine !

Green Mustang – The Breadmakers

Pretty-Things-like Rhythm'n'Booze Rock'n'Roll de haute tenue par un classieux combo d'Australiens (Melbourne) amateurs de films noirs classiques, de belles carrosseries et de British Beat racé et stylé. Clin d'oeil à Wilson Pickett et aux bands des 60's tout autant qu'hommage à la sexy petite 'Stang, ce titre me fait toujours autant sauter au plafond aujourd'hui que l'année de la sortie (1996) de Cool!,  double album vinyle autoproduit, auto-pressé et auto-gondolé courtesy of Corduroy Records & Detective Agency, sur lequel il ouvrait la face «D», juste avant «Don't need no doctor» et «Jet Black Cadillac»..

«Everybody loves my car.. and they love me too,
And you know why, Honey ?
'cause it's a grooooover.. it's a bit of a mover, too, ..Oow !
...Rev it up ! Rev it up !!!»

Mustang Sally – Sir Mack Rice / Wilson Pickett

Autant l'original que sa version soulsister survitaminée et accélérée par Wilson « the Wicked » Pickett ! Un monument de R'n'B groovy à souhait et possiblement chargé en double-sens coquins. La version contemporaine et blue-eyed soul par les Young Rascals, beaucoup plus lente with keyboards, fonctionne aussi très bien à certaines heures de la nuit (blanche)..

«I bought you a brand new mustang 'bout nineteen sixty five
Now you come around signifying a woman, you don't wanna let me ride.»

Move Out Little Mustang – The Rally-Packs

Juin 1964. A peine quelques semaines que les premières Mustangs sortent des usines de la FoMoCo que P.F. Sloan et Steve Barri, prolifiques songwriters pour une foultitude de groupes de la côte ouest, entre autres - dont le fameux duo surf pop Jan & Dean – s'inventent un nom de groupe sybillin le temps de pondre ce single à la gloire de la petite Ford. L'archétype de la récupération pop mainstream de la surf music craze de l'époque, et une petite perle qui revient souvent sur ma platine depuis que j'ai mis la main il y a quelques années sur cette fabuleuse compil' qu'est Surf'n'Tunes! - Original Rare '60s Surf/Rod Classics, Volume 4 dans la fameuse quoique qu'inégale série des compilations Pebbles.

«When I finally caught up to her I heard her say,
"I dig your Mustang honey, you going my way?"
Well she'll race no more, now I guarantee,
Cause from here on in, she rides with me.»

Hopped-Up Mustang – Arlen Sanders & the Pacifics

1964 toujours, un one-shot pour ce 45 tours qui vaut de l'or aujourd'hui. Basiquement, un instrumental surf bien swinguant sur lequel Arlen Sanders pose ses vocaux parlés – rappés - à la gloire de sa 'Stang gonflée, avec moult détails techniques et jargon hot-rod period-correct. L'histoire est classique, un type se paye une sportive flambant neuve «purrin' like a kitten», la transforme en street-machine débordante de horsepower, fait le zouave sur la route et se retrouve poursuivi par un hélico de police avant de finir au poste pour la nuit, because son paternel refuse de payer sa caution.. Addictif comme c'est pas permis, avec bruits de moteurs et crissements de pneus en prime!

«A Ford Mustang, modified to set the pace,
Man I can hardly wait to to get out on a race!»

Mustang Ford – Marc Bolan

La version T-Rex, folk acoustique dépouillée de 1966 est excellente, mais je préfère de loin celle de 81 - overdubbée et glam-rockisée post-mortem - sur You Scare Me to Death !, l'album posthume sorti quatre ans après la mort de Bolan sur le siège passager de la Mini GT conduite par sa girlfriend Gloria Jones, of «Tainted Love» fame. Et les lyrics sont faciles à chanter sous la douche pour un français:

«My my my my my my my my
my my my Mustang Ford!»

Bonus Track :

Boss Hoss - The Sonics

Hors-sujet, je sais, la chanson date de 1965 et la première Boss 302 est sortie des chaînes de Dearborn en 1969, mais le parallèle est trop tentant, surtout que les cinq angry teens ont dû, à l'époque, en voir circuler, cruiser - et participer au Grand-Prix-des-Feux-Rouges-du-Samedi-Soir - des caisses hot-roddées et des proto-muscle-cars, dans leur banlieue de Tacoma, dont sûrement dès 65 un nombre non-négligeable de 289 hi-perf et autre Shelby Cobras.. et les lyrics collent pile-poil de toute façon:

«Everybody is so jealous at me
One look and you can see
With this car I just can’t lose..»

 

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08 mai 2014

50th Anniversary of the Ford Mustang, Esplanade, Lille - GT 350-H... le Rent-a-Racer de chez Hertz

1966. Vous avez des velléités de road-racing et rien d'autre à faire d'excitant ce weekend? Alors allez louer une Shelby Mustang Fastback K-code poussée à 306 h.p. chez votre agenge Hertz locale et éclatez-vous sur les circuits! C'est le concept délirant qui amena Ford, Hertz et Carroll Shelby à pondre cette merveille, qui m'a bien fait rêver, avec son look dépouillé et ses "Le Mans" gold stripes, quand j'étais jeune!

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03 mai 2014

Roots & Roses 2014

24 heures pour se remettre de nos émotions, et hop, c'est parti pour un compte-rendu de notre festival belge favori, la cinquième édition de Roots & Roses Festival de Lessines !

Mise en appétit de choix avec les Little X Monkeys, quintet formé il y a deux ans à Namur autour d'un amour commun pour le bluegrass, le folk et le blues. Pas évident of course de démarrer le marathon R&R à 11h du matin, mais la fraîcheur de Marjorie Piret, la chanteuse, et les compos de qualités de ce jeune combo à suivre emportent vite l'adhésion d'un public déjà nombreux sous le chapiteau « Roots ». Cinq minutes après leur dernier titre, le Blue Moon of Kentucky de Bill Monroe, standard traditionnel s'il en est, on se retrouve face à la scène du « Roses » et on se prend en pleine tronche la punk-rock'n'roll powerhouse ultra-testostéronée de Driving Dead Girl, autre combo belge de qualité, et autre découverte en ce qui nous concerne.. Niaardédjuuuu !! - ça réveille !

L X Monkeys Capt

Driving Dead Girl Capt

Premier constat.. mine de rien, le concept Roots & Roses se justifie à nouveau d'entrée de jeu: passer sans transition de l'Americana la plus roots à l'un de ses descendants les plus extrêmes - sans avoir à se fader des styles musicaux hors-sujets et se faire ier-chi pendant une ou deux heures en attendant la suite - c'est vraiment l'intérêt principal de ce déjà grand festival à taille humaine.. et cette année, ça démarre très fort !

The Henhouse Prowlers, «from the Windy City» with a love for traditional bluegrass, prennent le relais à l'heure de l'apéro avec contrebasse, guitare, fiddle et banjo, et emportent également le morceau avec leur compos vintage et leur look classieux. C'est déjà leur quatrième Euro-tour et, forts de leur presque dix années d'existence et de leurs cinq albums, les Voleurs de Poules de Chicago savent faire swinguer la pelouse et nous faire taper du pied sans artifices et avec la pêche, siouplaît!

Henhouse Prowlers Capt

White Cowbell Oklahoma me laisse assez indifférent sur disque, et c'est donc par pure curiosité qu'on est ensuite retourné sous l'autre tente, histoire de jeter une oreille à ce que des gus de Toronto, Canada, pouvaient faire subir au rock sudiste à stetsons et ray-bans Aviator.. Eh ben ça marche plutôt pas mal sur scène, ma foi ! A mi-chemin entre les Supersuckers et Molly Hatchet, les six WCO penchent davantage côté country-punk déluré et rigolard («Put the South in your Mouth, Baby!») qu'arena rock lourdingue et pompier, et si leurs compos manquent quand même d'écriture et ont du mal à s'extirper du tout-venant, l'enthousiasme et les poses guitar-heroïques pour rire fonctionnent bien on stage. Bon, ça manquait quand même de présence féminine à gros nichons sous bikini-top à bannière étoilée pour compléter le cliché, façon Nashville Pussy, mais on va pas chipoter pour si peu..

Pause casse-croûte vers 14h30, et on a donc zappé Dom Flemons, mais franchement, ça valait le coup : la deuxième raison d'aller à R&R, c'est la bouffe! Cette fois-ci, fajitas sauce verte con chili, le tout fait maison avec les conseils d'un vrai cuisinier mexicain, plus la Rose brassée spécialement pour le festival.. Hum, comment dire.. un régal ! Le Blues Reggae de Big Sugar était parfaitement adapté à la digestion et on a donc passé une petite heure allongés sur nos transats sous ciel bleu et grand soleil, et le timing s'est révélé parfait, vu le déluge qui s'est abattu sur Lessines en milieu d'après-midi. Sans doute l'expression de la colère des dieux suite au désistement (pour douloureuses raisons familiales) des Barcelonais de The Excitements, dont le Rhythm'n'Blues ultra-sexué, ultra-vitaminé et Ike&Tina-Turnerisé aurait sans nul doute enflammé la scène du fest.. Comme ils avaient eu l'occasion de le faire, par exemple, au Grand Mix à Tourcoing il y a deux ans. Partie remise, je suppose, fingers crossed pour l'année prochaine, et on se consolera avec le nouvel album sorti il y a peu.

 Rusty Roots, en remplacement du gang de Miss Koko-Jean Davis, a eu du mal à faire monter la sauce, mais a aidé à patienter en attendant la fin du cataclysme météorologique et la pause mid-afternoon café/patisseries homemade (beuh ?! Pas de « Cheesecake Lessinois », cette année??) ; pause bienvenue avant d'attaquer les plats principaux, à commencer par The Dream Syndicate, l'un des grands-groupes-phares-presque-oubliés-aujourd'hui du revival garage psychedelic paisley underground des early-80's. «Let's play a little punk rock.. we're a punkrock band from Los Angeles, after all !» lançait malicieusement un Steve Wynn ravi, au milieu du set, entre deux doubles solos de guitares psychés bien barrés et une floppée de standards du groupe, Tell Me When It's Over, The days of Wine and Roses et John Coltrane Stereo Blues en tête. La classe intemporelle..

Dream Syndicate Capt

Ce qui est aussi le cas de King Khan, bien sûr ! A fond dans son ego-trip déjanté à la James Brown sous acide, coiffé d'un magnifique plumeau aztèque et sobrement vêtu d'une authentique robe de chambre en vraie peau de léopard synthétique avec ouverture stratégique sur son beer-belly conquérant, le chéri de ces dames (et de ces lady-boys !) et son orchestre king-size dézinguent vite toute incertitude quant à leur capacité à nous dessouder les jointures et nous faire danser le stomp et le watuzi ! C'est subtil comme une charge d'éléphants et rentre-dedans comme un hollandais bourré à la Moinette qui drague une française, mais on s'en fout, en fin d'aprèm et en festival, ça marche du feu de dieu !!! Sacré King Khan..

Pokey LaFarge prenait ensuite le relais pour le début de soirée, Americana folk & bluegrass period-correct jusque dans les moindres détails vestimentaires, et ça avait l'air très bien vu de loin, mais on a passé un petit moment à discuter entre potes et à se recharger les batteries côté resto, histoire d'être ready pour LE gros morceau de cette édition 2014, la venues en terres lessinoises des progéniteurs ultimes du Garage Punk Rock'n'Roll originel à majuscules, les maîtres incontestés du Pacific Northwest Sound depuis sa genèse, ladies & gentlemen, fuck the Beatles, here are.. THE SONICS !!!

 C'est peu de dire qu'on sentait monter l'envie et l'attente gourmande, et quand les papys-in-black ont tout mis sur «On», le public, toutes catégories d'âge confondues, a démarré au quart de tour, quarantenaires, cinquantenaires-voire-plus-si-affinités, greasers, punkrockers et jeunes hipsters tous ensemble réunis dans la gloire du Binaire Primaire, Primitif et Primordial! Incroyable, la capacité du gang de Tacoma, Washington, à effacer d'un coup de médiator et d'un riff de sax sauvage presque 50 ans de rock'n'roll, comme si rien n'avait été fait depuis d'aussi délicieusement brutal, d'aussi incroyablement intense, d'aussi sexuellement jouissif que le sixties punk hardcore et le black rock'n'roll carnivore de Gerry Roslie, Larry Parypa, Rob Lind et leurs acolytes.

Sonics Capt

Alors bien sûr, on était quand même un peu inquiet à l'idée de voir sur scène des types plus proches de leurs 75ème anniversaire que de leurs teenage years, et oui, effectivement, ils bougent peu sur scène, mais comme le faisait judicieusement remarquer Fred Maréchal, le head honcho du festival, pas sûr qu'ils bougeaient davantage en 65, et deuzio, on s'en tamponne, vu la qualité intrinsèque et le caractère indéboulonnable de leurs cult-classics et réappropriations d'époque, enfilés comme des perles avec une patate incroyable et un feeling intact, de Have Love Will Travel à Psycho en passant par Cinderella, Shot Down, Dirty Robber et autres Louie Louie, avec en guise de rappel, les incontournables Boss Hoss, Strychnine, et bien sûr, The Witch!

 Le public ne s'y est pas trompé, d'ailleurs, les dix premiers rangs déclenchant d'office un vigoureux pogo et quelques joyeuses séances de slam - à la grande surprise des plus jeunes, qui voyaient pour la première fois leurs parents se lancer dans ce drôle d'exercice sportif – j'espère juste que la frange «  à tempes grisonnantes » des spectateurs avait prévue ce qu'il fallait de paracétamol et de séances kiné le lendemain.

 L'excellente surprise est, en outre, venue de la très bonne tenue des nouveaux titres joués ce soir, dont, jubilation, une reprise carnassière du Be A Woman des Hoodoo Gurus (l'autre «Meilleur Groupe De Rock'n'Roll Du Monde», par chez nous!) quand ils se déguisaient en Persian Rugs et rendaient hommage il y a dix ans tout autant aux Sonics et à leur coreligionnaires qu'à Russ Meyer himself).Titres en cours de gravure pour un album à paraître d'ici l'été ou déjà disponibles, tel ce Bad Betty (.. «She looks like Joan Jett and she rides a motorcycle»..) du split-single que le groupe a sorti conjointement avec Mudhoney pour le Record Store Day 2014, et qui, j'enrage, est déjà archi-sold-out.

Conclusion en forme d'apothéose pour cet excellent cru Roots & Roses 2014, et maintenant, le plus dur reste à faire : construire un line-up à la hauteur de cette exceptionnelle édition pour le 1er Mai 2015..

 

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02 mai 2014

50th Anniversary of the Ford Mustang, Esplanade, Lille - Quelques belles caisses vintage en marge du meeting.

Avec tout d'abord cette splendide early-C3 Corvette de 1968 ou 69, d'origine, dans sa belle livrée bleue.

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Puis une Toyota Celica GT Liftback première génération (1970-1977). Garée à coté d'une 'Stang de 65, l'inspiration des designers japonais est évidente, tant la Toyote reprend à la Ford de nombreux gimmics stylistiques typiques de l'époque - y'a que l'échelle qui change!

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Peu de fifties, mais cette belle Ford Fairlane 500 de 59 en version Hardtop Sedan méritait qu'on s'y arrête quelques instants.

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Et enfin, une Tueuse de Mustangs était venue jouer la provoc en plein territoire ennemi! Ce splendide clone de Yenko 427 sur base Camaro 69 rendait un bel hommage aux affriolantes productions de Don Yenko, le sorcier es-Chevrolet de Canonsburg.

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Roots & Roses 2014 - First Pictures!

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Little X Monkeys

SANY0021Driving Dead Girl

SANY0049Henhouse Prowlers

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White Cowbell Oklahoma

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King Khan & the Shrines

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Pokey LaFarge

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