A la fin des Sixties, il y avait bien sûr Nancy pour écrabouiller le machisme ordinaire à coups de boots vengeresses, mais aussi un paquet de country-singueuses déterminées et particulièrement remontées contre la bêtise masculine et la mysoginie dominante. Jeannie C. Riley était encore secrétaire à Nashville quand elle enregistra Harper Valley P.T.A., une chanson du songwriter Tom "The Storyteller" T.Hall.

Un titre qui fustige l'hypocrisie des notables et des citoyens soit-disant modèles, habitants d'une petite ville engoncée dans sa bien-pensance et son conservatisme moralisateur, l'histoire de Mrs. Johnson, de sa mini-jupe, de sa gamine et de son cinglant coup de gueule fit un carton dès la sortie du single en '68 (Six millions d'exemplaires, quand même) et lança la carrière de la miss Riley. J'aime bien aussi la version de Dolly Parton, sortie un an plus tard, mais celle ce J.C.Riley demeure la meilleure, tant son chant et son phrasé traduisent parfaitement le mépris et la colère que lui inspire l'étroitesse d'esprit de tous ces faux-culs et la connerie d'une certaine Amérique coincée, puritaine et donneuse de leçons. Sock it to 'em!

Jeannie C. Riley - Harper Valley P.T.A.

Jeannie C Riley 2

Jeannie C Riley 3

Jeannie C Riley 1