Alors, ce concert des Detroit Cobras hier soir aux 4-Ecluses à Dunkerque.. on était nombreux(ses) à avoir fantasmé sur ce combo issu de la scène de Detroit de la fin des 90's, mais contrairement aux Gories, Dirtbombs et autres White Stripes, les occasions de voir le gang de Rachel Nagy et de Maribel Restrepo avaient été extrêmement rares en Europe. Restait les vinyles, cinq long-jeux et mini-lps, dont ces deux excellents premiers albums, Live, Love or Leaving (2001) et surtout Mink, Rat or Rabbit (1998), superbes collections de reprises de vieux trucs obscurs mais géniaux, black rock'nroll et rhythm'n'blues fifties et early-sixties essentiellement, passés à la moulinette garage tendance dancefloor filler. Deux lps qui reviennent encore régulièrement sur ma platine, et qui comme pour pas mal de fans avaient à l'époque provoqué de fiévreuses recherches des fabuleux originaux sélectionnés par les 'Cobras, ces gemmes plus ou moins rares qui leurs avaient de facto garanti un répertoire en béton armé.

C'est surtout en pensant à l'opportunité de découvrir ces perles vintage en live qu'on misait ce mardi soir, et effectivement j'ai pris mon pied à danser sur les covers de Gary U.S. Bonds, des Shangri-Las, des Shirelles, de Brice Cofield et de Otis Redding, même si, en toute honnêteté, la perf du groupe était souvent tout juste du niveau d'un (bon) groupe de baloche.. Tant pis pour le (mini-)mythe, tant mieux pour le weekend qui arrive, ça aura au moins eu le mérite de me redonner envie de plonger dans mes compiles "Songs We Taught The Detroit Cobras" homemade..

Allez, une 'tite video du concert tout de même, une version d'autant plus chouette du Looking For My Baby des Nite Riders que le groupe a eu l'excellente idée d'inviter sur scène Daphné Pussycat, la world-famous dee-jay du fantasmabuleux Faster Pussycat rock'n'roll radio show sur PFM-99.9 à Arras, pour les backing-vocaux! Kewl.....

Detroit Cobras - Looking for my Baby

Quelques mots aussi sur la première partie signée Jack's On Fire, jeune et vigoureux quatuor lillois qui depuis 2012 (déjà?!) assène sa post-pop punk sucrée salée avec une saine aggressivité toute rock'n'roll. un bon gig pour se mettre en jambes, avant la deuxième première partie (Parlor Snakes), mais pas un simple échauffement, J.O.F. a suffisamment de bons titres et de bonnes idées, en plus de l'attitude ad hoc, pour qu'on ait vite envie d'en savoir plus - je vais les suivre de près, désormais.. le titre ci-dessous, Fake Generation, est celui avec lequel les lillois on terminé leur set. De la graine de hit, non?

Jack's on Fire - Fake Generation