12 septembre 2018

Thee Saturday Morning Jumpstart Track: Ain't It A Shame

Sixties garage rock toujours et rock'n'roll chicano encore avec un autre combo incontournable, venu tout droit du Michigan cette fois-ci, et encore actif aujourd'hui! Question Mark And The Mysterians, ce fut surtout le hit 96 Tears, en 1966, devenu un classique rock'n'roll depuis, et un beau retour en 1998 avec l'album Do you feel it, baby? sur Norton Rds. La piste d'aujourd'hui date quant à elle de 1969, juste avant le split du line-up original. Enjoy.

? & The Mysterians - Ain`t It A Shame


08 septembre 2018

Thee Saturday Morning Jumpstart Track: Cuttin' Out

Si on devait compiler tous les groupes qui choisirent de s'appeler "The Pirates" on obtiendrait un truc de la taille d'un annuaire, mais on s'en fout, ce qui compte à la fin c'est la qualité des tunes, right? Cette petite perle garage est la face B de Naughty Girl, l'un des deux singles enregistrés en 1965 par ce combo de New Orleans, et il lui suffit de deux minutes pour se loger durablement entre les deux esgourdes. Enjoy.

The Pirates - Cuttin'Out

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01 septembre 2018

Thee Saturday Morning Jumpstart Track: Rebel Within

Le truc qui vous reste collé entre les deux esgourdes pour tout le weekend si vous avez l'idée géniale de le passer en début de matinée! Hank Williams III, son insurgent hillbilly country punkcore hargneux et incisif, et le fantôme de son illustre grand-père jamais très loin.. Un titre extrait de son cinquième album éponyme, paru en 2010. Enjoy.

Hank Williams III - Rebel Within

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14 juillet 2018

Thee Saturday Morning Jumpstart Track: Frisco Band

Loose Gravel fut l'éphémère groupe monté par le guitariste Mike Wilhelm, entre The Charlatans, le groupe pionnier du psychédélique San Fransiscain dans la deuxième moitié des sixties, et son passage par les Flamin' Groovies dans les 70's. Frisco Band est le seul single du trio paru de leur vivant, en 1975, et j'avais d'abord flashé sur la pochette du EP 4 titres 30cm réédité par Fan Club, le sous-label de New Rose Rds sur lequel il était sorti en '84. La première parution sur Fan Club, en fait, avec un Mike Wilhelm en version biker d'époque posant fièrement sur sa Matchless 650 chopperisée.. Still love it.

Loose Gravel - Frisco Band

recto

Front

 

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30 juin 2018

Thee Saturday Morning Jumpstart Track: Crazy Horses

Curieux parcours que celui des Osmond Brothers; à l'origine une (vraie) fratrie née et élevée dans une famille Mormone très straight d'Ogden, Utah, dont quatre des frères commencèrent très jeunes à chanter localement et, très vite, avec beaucoup de succès leur propre barbershop music (harmonies vocales à cappella sans aucun instrument) avant de se lancer dans une carrière professionnelle dans la variété la plus mainstream sous la houlette de leur papa manager. Ultra-pros sur scène comme en studio, complètement clean-cut avec leurs dents bien blanches et leur look inoffensif, ils devinrent quasiment à eux tous seuls le prototype de tous les boys bands à venir, influençant les frères Jackson au début du Jackson Five et déclenchant une véritable Osmondmania un peu partout.

Jusqu'au jour ou les frangins, attirés par le côté sombre de la Force du Rock'n'Roll, décidèrent contre l'avis paternel d'injecter une bonne dose de groove et d'énergie dans leur pop bien propre. Ce qui aboutit à ce petit bijou d'hybride glam / funk / hard rock / bubblegum - et classique maintes fois repris depuis - qu'est Crazy Horses: une cavalcade débridée et un cri de guerre écolo, avec derrière l'évident clin d'oeil aux Native Americans et à leurs montures, via le célèbre chef de guerre indien Lakota Crazy Horse (cf. la rythmique tribale et le fameux riff d'orgue de Donny Osmond), des paroles engagées (si,si) puisqu'il s'agit d'une dénonciation en bonne et due forme de la pollution automobile croissante en ce début de décennie (On est en 1972!) - "et si ça continue c'est de notre faute à tous".  Imparable!

The Osmonds - Crazy Horses

et un bonus, en live et pour le look!

The Osmonds brothers - crazy horses


23 juin 2018

Thee Saturday Morning Jumpstart Track: Get Outta Dodge

Du surfpunk canadien pour démarrer le weekend sur les chapodroux avec The Huevos Rancheros, ce power trio de Toronto qui privilégiait le côté rentre-dedans débridé (souvenir d'un super concert au Democrazy vers '95) aux poses chiantes et stériles. Les albums tiennent encore parfaitement la route aujourd'hui!

Huevos Rancheros - Get Outta Dodge

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16 juin 2018

Thee Saturday Morning Jumpstart Track: Low Rider

Aucun titre n'est plus emblématique de la culture low rider que ce classique signé War, le fameux groupe multi-ethnique de Long Beach, California, et, bien au delà des si riches sous-cultures automobiles nord-américaines, de la culture hispanique west-coast en général. Un véritable hymne chicano qui n'a pas pris une ride, et qui en même temps nous catapulte way back in the 1970's (le single est sorti en 1975) au son Funk / Soul / Latin Jazz / rock fusion avant l'heure de ce combo qui n'était, à ses débuts cinq ans plus tôt, "que" le projet du producteur Jerry Goldstein et de l'ex-chanteur des Animals, Eric Burdon (On en reparlera). En attendant, check deez hydraulics, baby, and don't forget, low and slow is da way to go...

War - Low Rider

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09 juin 2018

Thee Saturday Morning Jumpstart Track: Hurt by Love

1977! Chris Spedding a 33 balais et une déjà belle carrière de session guitarist réputé et recherché derrière lui, et tente à nouveau le coup de l'album solo histoire d'essayer une fois de plus de décrocher la timbale auprès du grand public. Encore raté, mais Hurt, l'album, a depuis trouvé sa place de choix dans toute collection r'n'r digne de ce nom, et Hurt By Love, le titre - faux hymne à l'amùùùr et joyeux clin d'oeil BDSM - est devenu un classique power pop incontournable. Enjoy.

Chris Spedding - Hurt By Love

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02 juin 2018

Thee Saturday Morning Jumpstart Track: You Really Got Me

En 1974, Jesse Hector rock'n'roll autour de Londres depuis déjà presque vingt ans, et en grand amoureux du binaire primaire décide de rendre hommage aux Kinks et à Ray Davis, qui a pondu You Really Got Me pile-poil dix ans auparavant. Ce sera le premier single de son nouveau power trio, The Hammersmith Gorillas, look prolo glam et rouflaquettes d'anthologie, quelques titres entrés depuis dans le panthéon du punk et du pubrock British, et puis s'en vont. Reste aujourd'hui cette excellente version du mythique classique protopunk garage rock'n'roller des Kinks, moins nerveuse mais plus chop-chop-chop et hard-rockin' que l'original. Enjoy.

The Hammersmith Gorillas - You Really Got Me

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26 mai 2018

Thee Saturday Morning Jumpstart Track: Promised Land

USA, 1962. Chuck Berry est condamné à trois ans de prison pour avoir franchi la frontière entre deux états en compagnie d’une jeune fille de 14 ans, ce qui est automatiquement assimilé à de la prostitution et à du trafic d’êtres humains. Pendant son séjour derrière les barreaux, il écrit plusieurs titres pour ce qui deviendra St Louis to Liverpool, son album sorti fin ‘64.

Promised Land, le premier single issu de l’album, est inspiré pour la mélodie de la folksong traditionnelle Wabash Cannonball et raconte le périple d’un «poor boy» (comprendre: un noir) qui quitte Norfolk, Virginia, et après bien des déboires et des péripéties (évoqués en un minimum de mots – le "Greyhound" rappelle les Freedom Fighters qui descendaient dans le Sud Profond aider les activistes des droits civiques, et la "struggle" fait écho aux agissements racistes de Bull Connor, l’abominable chef de la police de "Birmingham, Alabam’ "), arrive finalement à rejoindre la Californie, la fameuse Terre Promise du Rêve Américain, loin de la tension raciale qui empoisonne le mouvement déségrégationniste du Sud.

Louisianne, 1970. John Allen Guillot, un Cajun né dans une famille de musiciens, est depuis plusieurs années déjà devenu Johnnie Allan, l’un des rois du rock’n’roll louisianais et le progéniteur numero uno du Swamp Pop, ce genre musical typique de la Louisiane, à base de rock’n’roll infusé dans la musique acadienne traditionnelle et francophone.

Sa reprise du classique de Berry est pour beaucoup supérieure à l’original, et, si elle repousse les références historiques en arrière-plan, c'est pour mieux se focaliser sur la joie pure que procure le voyage et le simple plaisir du mouvement. Et en ce qui me concerne, c’est le genre de trucs qui me téléporte direct au milieu des bayous un chaud samedi comme aujourd’hui, à quelques heures d’un fais do-do ou je pourrais danser toute la nuit avec Evangéline après un bon jambalaya et quelques canettes d’Abita...

Enjoy.

Johnnie Allan with Belton Richard on Accordion - Promised Land