22 mai 2019

A Tribute to Dead Moon..

S'il y bien un groupe qui a porté la torche garage punk sans esbroufe mais avec une détermination sans faille et une indéboulonnable foi en la puissance supérieure du rock’n’roll, du milieu des 80’s jusque bien après le début du nouveau millénaire, c’est Dead Moon. Le trio ultra-DIY, ultra-back-to-basics, ultra-lean & mean formé par Fred Cole, vétéran de la scène rock’n’roll de Portland, Oregon, avec sa femme Toody et le batteur Andrew Loomis s’est taillé au fil des années et des tournées une réputation inattaquable et amplement justifiée, à coups de concerts démentiels d’intensité, mais aussi grâce à la simplicité, l’humilité et la gentillesse non-feinte de chaque membre du groupe. Si vous avez un jour eu la chance d’assister à un concert de ce combo complètement inconnu des masses mais littéralement vénéré par ceux et celles qui ont été «touchés», vous ne pouvez pas ne pas vous remémorer l’indicible frisson qui vous avez parcouru et l’exaltation que vous aviez ressentie.. Une expérience quasi-mystique.

Dead Moon 1_05-24-2019_0036

Dead Moon 4_05-24-2019_0041

Dead Moon 3_05-24-2019_0040

Dead Moon 2_05-24-2019_0039

Dead Moon en concert à Diksmuide, au 4AD première version (le café en face de la gare) en juin 1998 ou 99. Photos d'époque scannées.

dead moon tribute 1

C’est donc avec énormément de plaisir qu’on découvre ce tribute fraîchement paru, à l’initiative de deux labels espagnols (Chaputa! et Ghost Highway Rds) qui ont joint leurs efforts pour concrétiser ce très bel objet (un double-25cm tirage limité) en hommage à Dead Moon, en compilant des reprises signées par des noms connus (The Monomen, The Hellacopters, Sator, The Nomads, The Sewergrooves – grosse représentation scandinave) et d’autres moins (Kicked out Kicked In par les Boatsmen et un hit dans ma cuisine à l’heure de vider le lave-vaisselle) mais tout aussi méritoires. L’occasion de (re)découvrir les pépites cachées derrières les enregistrements radicalement crus et sans concessions des vinyles du groupe, des titres de pur garage punk aux racines fermement plantées dans les mid-sixties mais avec ce je-ne-sais-quoi de plus qui les rend intemporels, juste le meilleur du rock’n’roll quoi, avec également ce côté sombre et crépusculaire qui transparaît dans les lyrics et qui fait intégralement parti de l’identité du combo.

 

Chaputa-Dead-Moon 1

 

A se mettre en boucle un soir de pleine lune ou une veille d’apocalypse..

Dead Moon - Dead Moon Night

DEAD MOON - 54/40 Or Fight

Posté par Southpaw à 19:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


20 mai 2019

This Week's Music Video - The Raunch Hands, Blackjack + I live for the sun

New York, début et milieu des 80's. La vague punk est retombée depuis un moment, la no-wave a fait pshitttt, et musicalement il ne se passe pas grand'chose de nouveau et d'excitant dans la Grosse Pomme; c'est l'une de ses périodes creuses ou tout retombe à plat et où naturellement les rock'n'roll addicts de tous poils et fans absolus de la chose se tournent vers le passé, plus ou moins éloigné et fantasmé. Les Raunch Hands se forment, comme des tas de groupes avant et après eux, poussés par cette envie de jouer un rock'n'roll fun, sauvage, débridé, simple et jouissif, sans aucune prétention carriériste, artistique ou musicale, en puisant à la source, dans le riche patrimoine national gorgé de morceaux de 50's rock'n'roll, de rhythmn'n'blues, de surf music, de garage 60's et de punk des 70's tous plus kool et bandants les uns que les autres.

Oui mais les Raunch Hands sont surtout new-yorkais, et le sulfureux passé pré-Giuliani de leur ville-monde va faire tout autant partie de leurs influences majeures. D'où leur surnom, sûrement, de Kings of Sleaze, tant leurs références au sexe tendance dirty et à toutes les autres dépravations possibles et imaginables (le tout dégoulinant d'alcool cheap à souhait - Thunderbird E.S.Q.!) imprègnent leur rock'n'roll libre, déglingué, testostéroné et mal embouché - aussi rugueux qu'une main calleuse sur un arrière-train rebondi, pour une partie de spanking librement consentie.. Deux exemples avec leur propre Blackjack et une méchante reprise d'un hit surf des sixties,  le I live For The Sun des Sunrays. Enjoy

The Raunch Hands - Blackjack

The Raunch Hands - I Live for the Sun

 

Posté par Southpaw à 04:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

07 mai 2019

Tonic Tuesday - Thee Mighty Caesars, You'll be sorry now + You make me die + Cowboys are square

En 1985 sortait Beware The Ides of March, le premier album de Thee Mighty Caesars, un power trio garage punk back-to-basics monté par trois individus qui s'étaient déjà illustrés au sein d'une galaxie de bands vite qualifiée de Medway Scene  - en référence au comté de Kent, au sud-est de Londres, d'où ces groupes avaient émergé dès la fin des 70's. The Pop Rivets, The Milkshakes, The Prisoners, puis The Headcoats/Headcoatees, The Delmonas, The Armitage Shanks, Holy Golightly, jusqu'aux Squares en France (Nancy), la liste est beaucoup trop longue, mais sûrement pas aussi longue que celle des productions vinyliques de l'ensemble de ces combos - rien que pour Billy Childish, chanteur-guitariste-peintre-poète, tête pensante et corps astral central de tout ce petit monde, on doit dépasser les 200!

Il faut bien l'avouer, cette multiplication tous azimuts de projets D.I.Y. avait à l'époque quelque chose de réjouissant, entre authentique passion pour le garage punk US et le rhythm'n'blues British des 60's dans leurs expressions les plus sauvages et déglinguées - évocations contemporaines des compiles Back From The Grave qui faisaient notre bonheur à la même période - et attitude désinvolte/je-m'en-foutiste, humour tongue-in-cheek et désir d'occuper le terrain dans le coeur et les tripes du rock'n'roll fan. Mais au fil des années, l'intérêt s'est émoussé, à cause même de cette prolifération d'albums et de singles souvent tout juste "okay".. jusqu'à ce qu'on les oublie suffisamment pour reprendre du plaisir, à l'occasion, à l'écoute d'une petite bombe comme ce You'll be sorry now, ce You make me die, ou ce Cowboys are square ("Indians are best!"). Enjoy.

Thee Mighty Caesars - You'll Be Sorry Now

Thee Mighty Caesars - You Make Me Die

Thee Mighty Caesars - Cowboys Are Square

 

 

Posté par Southpaw à 10:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

20 avril 2019

Thee Saturday Morning Jumpstart Track: Let's Get Funky

Dix ans après Brownsville Station, Cub Koda, musicien, chanteur, journaliste, natif de Detroit et rock'n'roller hardcore bien frappé devant l'éternel avait encore bon pied bon oeil, et le label parisien New Rose ne s'y était pas trompé en lui proposant de sortir ce mini-lp solo en 1983. Let's Get Funky, le titre, sonne aussi jubilatoire qu'un early Flaming Groovies millésimé, et dépoussière les enceintes avec autant d'efficacité aujourd'hui qu'à l'époque! Heeeee-haww!!!

Cub Koda - Let's Get Funky

CUB K

Posté par Southpaw à 06:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

16 avril 2019

Tonic Tuesday - The Donuts, All The Innocent Girls

Des guitares, de la pop vitaminée et deux titres - She May Be Your Girl b/w All The Innocent Girls - qui parlent de.. filles, et rien d'autre. The Donuts, San Francisco, 1980, un seul et unique single autoproduit, une autre perle power pop à glisser dans une mixtape! Enjoy.

The Donuts - All The Innocent Girls

Posté par Southpaw à 05:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


16 mars 2019

Thee Saturday Morning Jumpstart Track: Pretty Please

j'ai découvert ce Pretty Please via la  killer cover de Redd Kross sur leur album de 1996, Show World. Le gang des frangins McDonald l'avait repris des Dickies (autre grand groupe oublié - on en reparle bientôt). The Dickies avaient légèrement modifié le titre et en avait pondu une version speedo-ramonesque tout à fait réjouissante en '83, sur leur Stukas Over Disneyland le bien-nommé. l'original signé The Quick (Los Angeles, 1974-1978, un album est une poignée de singles et EP's) datant quant à lui de 1978, est depuis devenu une classique power-pop incontournable - surtout le samedi matin pour démarrer le weekend. Enjoy.

The Quick - Pretty Please

The Dickies - Pretty Please Me

Redd Kross - Pretty Please Me

 

24 septembre 2018

This Week's Music Video - The Dogs, Little Johhny Jet

1984. Rouen. The Dogs.

La classe rock'n'roll à la française.. Enjoy.

The Dogs - Little Johnny Jet

Posté par Southpaw à 08:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

17 septembre 2018

This Week's Music Video - The Beat, Rock'n'Roll Girl

Ou le Paul Collins' Beat, pour ne pas confondre avec le groupe anglais du même nom. Classique Power Pop du début des 80's, un premier album devenu culte d'Oslo à Madrid et de Perth à Toulouse, et un Paul Collins qui continue encore aujourd'hui et vaille que vaille à défendre une certaine idée du rock'nroll, mélodique, catchy et fiévreux, beatlesque et ramonesque à la fois.. ça fait 39 ans que The Beat, l'album, revient régulièrement sur ma platine, et je ne m'en lasse pas..

The Beat - Rock N Roll Girl

the beat 1

 

Posté par Southpaw à 21:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

04 septembre 2018

Tonic Tuesday - The Lyres, Don't Give It Up Now

Le meilleur du Garage Punk Revival des 80's! The Lyres, from Boston, baby! Jeff "Monoman" Conolly au chant et aux keyboards, et les riffs de malades de Rick Coraccio (bass) et de Danny McCormack (guitar) sur la ryhtmique de bûcheron psychopathe de Paul Murphy. Et ce son.. ça me fait toujours autant d'effets trente ans après..

Lyres - Don't Give It Up Now

 

Posté par Southpaw à 09:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

28 août 2018

Béthune Rétro 2018 - Full-fendered Ford Pickups Model A & B

Il y avait ce samedi un bel assortiment de rods, dont ces deux pickups Ford de toute beauté, traités très différemment mais avec tous les deux un excellent feeling. Le A 1928-31 à calandre de '32 sortait tout droit des 80's avec son traitement "à la Boyd Coddington", lissage complet, train avant triangulé, flancs de capot "design", sans oublier ce rouge très proche de la couleur emblématique des Ferrari. Comme si quelques gouttes de l'ADN des productions de Maranello étaient tombées dans la marmite lors de la conception du pickup..

Le Model B 1932, quant à lui, a bénéficié de toutes les modifs traditionnelles des 50's, tout en gardant une silhouette proche de l'origine - pas de top chop, ailes et marchepieds conservés and so on. Perso, je préfère le second traitement (Lovely les jantes tôles à cerclages chromés et enjos Ford '46!), plus proche de ce que pouvait faire un hot-rodder enthousiaste et talentueux, pendant l'âge d'or du hot-rodding à la fin des fifties ou au début des sixties, tout seul dans son arrière cours ou son propre garage - mais ces petits pickups ont décidément tous les deux une bonne bouille!

IMGP6101

IMGP6107

IMGP6105

IMGP6102

IMGP6108

IMGP6527

IMGP6109

IMGP6104

Posté par Southpaw à 00:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , ,