01 octobre 2019

Tonic Tuesday: Long Ryders, Still Get By

Un titre qui n'a pas pris une ride sur un album devenu un classique par un groupe encore aujourd'hui scandaleusement sous-estimé et oubié par chez nous.. The Long Ryders, from West Los Angeles, leur premier album Native Sons (Frontier Rds, 1984), et Still Get By..Enjoy.

The Long Ryders - Still Get By

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16 septembre 2019

This Week's Music Video - Jason & The Scorchers, Absolutely Sweet Marie

Au début des eighties, on appellait ça du Country Punk, autrement-dit le mix à priori improbable entre la country music de la cambrousse et des trous paumés et le rock'n'roll urbain des grande métropoles. Ouais, mais de quelle country parlait-on? De la mainstream country réac, polissée et ultra-commerciale produite à la chaîne depuis Nashville? Of course not, il s'agissait plutôt de celle, rebelle et outlaw, héritée des icônes du genre, de Hank à Johnny en passant par Willie, et de leurs successeurs. Un univers musical différent de celui des Ramones, de X ou des groupes British - qui venaient juste de réinjecter de l'urgence et de la fureur dans le rock'nroll des origines - mais au fond une même rage incandescente et des frustrations à ventiler par n'importe quel moyen! Logique donc, pour le gamin qui s'emmerdait dur dans sa banlieue ou sa ferme, de tomber dans le punk, puis tout aussi logiquement de se rendre compte qu'une partie de la discothèque parentale, méprisée jusque là, renfermait elle aussi quelques perles sauvages, anti-establishment et insurgentes.. Le Cow Punk était né.

Jason & The (Nashville) Scorchers fit parti des pionniers du genre, avec à leur actif de vraies country roots et un chanteur exceptionnel, Jason Ringenberg. Cette cover survitaminée de Bob Dylan cartonna en '83, à la sortie de leur premier mini-lp 6-titres, Fervor, le bien-nommé.. Et même si la vidéo peut faire doucement rigoler aujourd'hui, ce premier vinyle est depuis devenu un classique!

Jason and the Scorchers - Absolutely Sweet Marie

JASON & the S FERVOR

 

 

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15 août 2019

A Yellow Cab? Okay, but a Checker Marathon, please!

Wow! je ne pensais pas croiser un authentique taxi Checker Marathon à New York aujourd'hui, à plus forte raison un exemplaire parfaitement restauré comme celui-ci, probablement en attente d'une petite révision devant ce garage de Jersey City. Produit à des dizaines de milliers d'exemplaires quasiment sans aucun changement de carrosserie de 1961 à 1982, le fameux taxicab jaune avec ces mémorables bandes façon échiquier fait partie intégrante du fantasme new yorkais, tant on la vu et revu dans un nombre incalculable de films et de séries tournés dans la Grosse Pomme. Il a aujourd'hui complétement disparu de la circulation, tout comme d'ailleurs l'omniprésente Crow Victoria qui l'avait remplacé, et maintenant les cabs qu'on voit à chaque coin d'avenue sont tous made in Japan..

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22 mai 2019

A Tribute to Dead Moon..

S'il y bien un groupe qui a porté la torche garage punk sans esbroufe mais avec une détermination sans faille et une indéboulonnable foi en la puissance supérieure du rock’n’roll, du milieu des 80’s jusque bien après le début du nouveau millénaire, c’est Dead Moon. Le trio ultra-DIY, ultra-back-to-basics, ultra-lean & mean formé par Fred Cole, vétéran de la scène rock’n’roll de Portland, Oregon, avec sa femme Toody et le batteur Andrew Loomis s’est taillé au fil des années et des tournées une réputation inattaquable et amplement justifiée, à coups de concerts démentiels d’intensité, mais aussi grâce à la simplicité, l’humilité et la gentillesse non-feinte de chaque membre du groupe. Si vous avez un jour eu la chance d’assister à un concert de ce combo complètement inconnu des masses mais littéralement vénéré par ceux et celles qui ont été «touchés», vous ne pouvez pas ne pas vous remémorer l’indicible frisson qui vous avez parcouru et l’exaltation que vous aviez ressentie.. Une expérience quasi-mystique.

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Dead Moon en concert à Diksmuide, au 4AD première version (le café en face de la gare) en juin 1998 ou 99. Photos d'époque scannées.

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C’est donc avec énormément de plaisir qu’on découvre ce tribute fraîchement paru, à l’initiative de deux labels espagnols (Chaputa! et Ghost Highway Rds) qui ont joint leurs efforts pour concrétiser ce très bel objet (un double-25cm tirage limité) en hommage à Dead Moon, en compilant des reprises signées par des noms connus (The Monomen, The Hellacopters, Sator, The Nomads, The Sewergrooves – grosse représentation scandinave) et d’autres moins (Kicked out Kicked In par les Boatsmen et un hit dans ma cuisine à l’heure de vider le lave-vaisselle) mais tout aussi méritoires. L’occasion de (re)découvrir les pépites cachées derrières les enregistrements radicalement crus et sans concessions des vinyles du groupe, des titres de pur garage punk aux racines fermement plantées dans les mid-sixties mais avec ce je-ne-sais-quoi de plus qui les rend intemporels, juste le meilleur du rock’n’roll quoi, avec également ce côté sombre et crépusculaire qui transparaît dans les lyrics et qui fait intégralement parti de l’identité du combo.

 

Chaputa-Dead-Moon 1

 

A se mettre en boucle un soir de pleine lune ou une veille d’apocalypse..

Dead Moon - Dead Moon Night

DEAD MOON - 54/40 Or Fight

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20 mai 2019

This Week's Music Video - The Raunch Hands, Blackjack + I live for the sun

New York, début et milieu des 80's. La vague punk est retombée depuis un moment, la no-wave a fait pshitttt, et musicalement il ne se passe pas grand'chose de nouveau et d'excitant dans la Grosse Pomme; c'est l'une de ses périodes creuses ou tout retombe à plat et où naturellement les rock'n'roll addicts de tous poils et fans absolus de la chose se tournent vers le passé, plus ou moins éloigné et fantasmé. Les Raunch Hands se forment, comme des tas de groupes avant et après eux, poussés par cette envie de jouer un rock'n'roll fun, sauvage, débridé, simple et jouissif, sans aucune prétention carriériste, artistique ou musicale, en puisant à la source, dans le riche patrimoine national gorgé de morceaux de 50's rock'n'roll, de rhythmn'n'blues, de surf music, de garage 60's et de punk des 70's tous plus kool et bandants les uns que les autres.

Oui mais les Raunch Hands sont surtout new-yorkais, et le sulfureux passé pré-Giuliani de leur ville-monde va faire tout autant partie de leurs influences majeures. D'où leur surnom, sûrement, de Kings of Sleaze, tant leurs références au sexe tendance dirty et à toutes les autres dépravations possibles et imaginables (le tout dégoulinant d'alcool cheap à souhait - Thunderbird E.S.Q.!) imprègnent leur rock'n'roll libre, déglingué, testostéroné et mal embouché - aussi rugueux qu'une main calleuse sur un arrière-train rebondi, pour une partie de spanking librement consentie.. Deux exemples avec leur propre Blackjack et une méchante reprise d'un hit surf des sixties,  le I live For The Sun des Sunrays. Enjoy

The Raunch Hands - Blackjack

The Raunch Hands - I Live for the Sun

 

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07 mai 2019

Tonic Tuesday - Thee Mighty Caesars, You'll be sorry now + You make me die + Cowboys are square

En 1985 sortait Beware The Ides of March, le premier album de Thee Mighty Caesars, un power trio garage punk back-to-basics monté par trois individus qui s'étaient déjà illustrés au sein d'une galaxie de bands vite qualifiée de Medway Scene  - en référence au comté de Kent, au sud-est de Londres, d'où ces groupes avaient émergé dès la fin des 70's. The Pop Rivets, The Milkshakes, The Prisoners, puis The Headcoats/Headcoatees, The Delmonas, The Armitage Shanks, Holy Golightly, jusqu'aux Squares en France (Nancy), la liste est beaucoup trop longue, mais sûrement pas aussi longue que celle des productions vinyliques de l'ensemble de ces combos - rien que pour Billy Childish, chanteur-guitariste-peintre-poète, tête pensante et corps astral central de tout ce petit monde, on doit dépasser les 200!

Il faut bien l'avouer, cette multiplication tous azimuts de projets D.I.Y. avait à l'époque quelque chose de réjouissant, entre authentique passion pour le garage punk US et le rhythm'n'blues British des 60's dans leurs expressions les plus sauvages et déglinguées - évocations contemporaines des compiles Back From The Grave qui faisaient notre bonheur à la même période - et attitude désinvolte/je-m'en-foutiste, humour tongue-in-cheek et désir d'occuper le terrain dans le coeur et les tripes du rock'n'roll fan. Mais au fil des années, l'intérêt s'est émoussé, à cause même de cette prolifération d'albums et de singles souvent tout juste "okay".. jusqu'à ce qu'on les oublie suffisamment pour reprendre du plaisir, à l'occasion, à l'écoute d'une petite bombe comme ce You'll be sorry now, ce You make me die, ou ce Cowboys are square ("Indians are best!"). Enjoy.

Thee Mighty Caesars - You'll Be Sorry Now

Thee Mighty Caesars - You Make Me Die

Thee Mighty Caesars - Cowboys Are Square

 

 

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20 avril 2019

Thee Saturday Morning Jumpstart Track: Let's Get Funky

Dix ans après Brownsville Station, Cub Koda, musicien, chanteur, journaliste, natif de Detroit et rock'n'roller hardcore bien frappé devant l'éternel avait encore bon pied bon oeil, et le label parisien New Rose ne s'y était pas trompé en lui proposant de sortir ce mini-lp solo en 1983. Let's Get Funky, le titre, sonne aussi jubilatoire qu'un early Flaming Groovies millésimé, et dépoussière les enceintes avec autant d'efficacité aujourd'hui qu'à l'époque! Heeeee-haww!!!

Cub Koda - Let's Get Funky

CUB K

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16 avril 2019

Tonic Tuesday - The Donuts, All The Innocent Girls

Des guitares, de la pop vitaminée et deux titres - She May Be Your Girl b/w All The Innocent Girls - qui parlent de.. filles, et rien d'autre. The Donuts, San Francisco, 1980, un seul et unique single autoproduit, une autre perle power pop à glisser dans une mixtape! Enjoy.

The Donuts - All The Innocent Girls

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16 mars 2019

Thee Saturday Morning Jumpstart Track: Pretty Please

j'ai découvert ce Pretty Please via la  killer cover de Redd Kross sur leur album de 1996, Show World. Le gang des frangins McDonald l'avait repris des Dickies (autre grand groupe oublié - on en reparle bientôt). The Dickies avaient légèrement modifié le titre et en avait pondu une version speedo-ramonesque tout à fait réjouissante en '83, sur leur Stukas Over Disneyland le bien-nommé. l'original signé The Quick (Los Angeles, 1974-1978, un album est une poignée de singles et EP's) datant quant à lui de 1978, est depuis devenu une classique power-pop incontournable - surtout le samedi matin pour démarrer le weekend. Enjoy.

The Quick - Pretty Please

The Dickies - Pretty Please Me

Redd Kross - Pretty Please Me

 

24 septembre 2018

This Week's Music Video - The Dogs, Little Johhny Jet

1984. Rouen. The Dogs.

La classe rock'n'roll à la française.. Enjoy.

The Dogs - Little Johnny Jet

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