06 juin 2020

Thee Saturday Morning Jumpstart Track: What A Way To Die (The Pleasure Seekers).. Plus Ann-Margret!.. Et Elvis!

Detroit, 1965. Susan Quatrocchio, 15 ans, n'est pas encore devenue la Glam Rock Queen Suzi Quatro de l'autre côté de la Mare, mais avec ses frangines Arlene et Patti, et deux copines, les soeurs Ball (Nancy et Mary-Lou), elle fait déjà des ravages sur la toute nouvelle scène du Hideout, un club qui vient d'ouvrir (en mai 1964) à Harper Woods, l'une des banlieues Est de la Motor City - là même ou elle avait commencé à vendre des sodas derrière le comptoir quelques mois plus tôt.

The Pleasure Seekers - What A Way To Die

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Les filles on choisi comme nom pour leur premier combo The Pleasure Seekers, emprunté au film de la 20th Century Fox sorti l'année précedente. Une comédie romantique typique de l'époque, qui s'avère surtout être un moyen pour capitaliser sur le succès naissant de l'explosive Ann-Margret (née Ann-Margret Olsson), chanteuse, danseuse et comédienne américaine d'origine suèdoise qui a déjà commencé à se faire un nom en tant que partenaire d'Elvis dans ses films (Viva Las Vegas, notamment) et qui vient aussi de placer un album (The Beauty & The Beard) dans les charts. Vendue comme la version féminine d'Elvis (check out cette superbe version d'Heartbreak Hotel!), Ann-Margret connaîtra elle aussi une longue et fructueuse carrière.

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Ann-Marget - Heartbreak Hotel

Ann Margret & Elvis rehearsing their duet in Viva Las Vegas, 1963

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Ann-Margret in The Pleasure Seekers

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Quant à Suzi et aux 'Seekers, elles se font vite une réputation également, notamment avec ce hit local qu'est What a way to die, un hymne gonflé évoquant les plaisirs de la biture teenage, hit local devenu depuis un véritable classique garage punk made in Detroit. Suzi a abandonné les bongos qu'elle pratiquait, gamine, derrière son jazzman de papa, Art Quatro, mais lui a piqué sa basse Fender Precision 1957, ce qui, combiné à sa petite taille, a contribué à lui donner ce look de badass rock'n'roll goddess absolument dévastateur! Une jeune admiratrice du nom de Joan Marie Larkin s'en rappelera quelques années plus tard, quand elle se réinventera en Joan Jett..

Ann-Margret et Elvis - The Lady Loves Me

 


28 mai 2020

R.I.P. Anthony James

Look up the definition of "sleazy bad guy".. Rest in Peace Anthony James, second rôle incontournable d'un nombre incalculable de productions, le genre d'acteur dont on ne se souvient jamais du nom mais qu'on identifie immédiatement comme le salopard de service..

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27 mai 2020

Remembering Vincent Price, Peter Cushing and Christopher Lee!

Christopher Lee, May 27, 1922. Peter Cushing, May 26, 1913. Vincent Price, May 27, 1911.

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31 décembre 2019

Tonic Tuesday: Serge Gainsbourg, Requiem Pour Un Con

Je ne manque jamais un énième revisionnage du Pacha de Lautnert, pour plein de bonnes raisons: Gabin, Pousse, Dalban et toute la bande bien sûr, mais aussi la Matra 530 des flics et les caisses américaines des gangsters, les dialogues d'Audiard et Dany Carrel en pinup parisienne si typiquement French sex-teaze. Sans oublier la bande son et ce terrible Requiem Pour Un Con signés Gainsbourg. Ce serait con de s'en priver, non?

Serge Gainsbourg - Requiem Pour Un Con

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07 décembre 2019

Robert Eggers's The Witch + The Lighthouse - Hier soir au Majestic de Lille, Bon Chic Mauvais Genre #96.

Grosse, grosse claque hier soir au Majestic de Lille pour la soirée Bon Chic Mauvais Genre consacrée aux deux premiers films de Robert Eggers, ce jeune réalisateur américain qui est en train de revivifier le cinéma dit "d'horreur" presque à lui tout seul. J'ai lu quelque part qu'on pouvait qualifier son travail d' "horreur adulte", et ça correspond bien à mes premières impressions, même si hier soir j'étais bien trop crevé de la semaine pour arriver à mettre toutes mes réactions et idées au clair..

The Witch, sorti il y a quatre ans, est une petite perle de huit-clos forestier (on est au tout début - les 1630s - de la colonisation par les pilgrims du territoire nord-américain, au coeur de cette New England qui n'est encore qu'un fantasme et une vaste zone de wilderness, cette nature à l'état sauvage, païenne et indomptée, qui effraie tant les "bons chrétiens"), ou l'horreur surgit davantage du poids de la religion sur une famille confite dans sa pratique mortifère que de la présence du Malin à l'orée du bois..

The Lighthouse, qui sortira officiellement la semaine prochaine, pousse le bouchon encore plus loin, en disséquant les relations complètement barrées d'un couple de gardiens de phares aussi troubles l'un que l'autre - formidables performances d'acteurs de Robert Pattinson et de Willem Daffoe - dans une ambiance de plus en plus étouffante et délétère, Eggers réussissant à créer encore une fois un huit-clos en plein air, dont l'atmosphère devient de plus en plus oppressante malgré les bouffées de grotesque (pour ne pas dire de comédie) qui, au lieu de permettre au spectateur de respirer, ne font qu'augmenter le malaise. Barré, je vous dis!

Bon, faut que ça décante encore un peu, mais honnêtement des flashes des deux films ont accompagné tout mon samedi.. Du coup j'attends avec beaucoup de curiosité son prochain long-métrage, The Northman, une histoire de vikings (yes!!) et son projet de remake de Nosferatu..

Un p'tit mot aussi pour saluer la détermination passionnée des projectionnistes du Majestic, Doctor Devo en tête, qui continuent contre vents et marées à programmer une fois par mois une sélection de films "bizarres, déviants, underground, sublimes, rock'n'roll" pour le plus grand plaisir pervers d'amateurs et -trices accros et cinéphages (la grande salle du Maj' était pleine hier soir) dans une ambiance complice et bon enfant (merci aux spectateurs qui ont spontanément assuré le bruitage homemade et improvisé lors du faux départ de The Witch, sans le son, c'était drôle). Vivement la prochaine séance!

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28 octobre 2019

This Week's Music Video - The Coasters, Down In Mexico

Bon, alors bien sûr, la video de ce T.W.M.V. ne montre pas les Coasters en action, mais il y a malgré tout plein de bonnes raisons pour se la (re)visionner en ce début de semaine:

1/ l'excellente reprise de ce classique R'n'B par Nick Waterhouse et son sextet hier soir au Grand Mix à Tourcoing - juste avant Katchi - qui a une dernière fois envoyé le public en orbite (sold-out, le concert dans le tout nouveau et très chouette club du Grand Mix, et le groupe en grande forme et nettement plus swing et groovy qu'à Bruxelles il y a deux-trois ans).

2/ l'occasion de se re-titiller les papillles, les esgourdes et les nerfs optiques avec l'une des scènes cultes du Death Proof de Quentin Tarantino, grand film féministe et auto-érotique (si, si) truffé de références 100% Real Kewl Trash-approved. - si le son de la montée en régime d'un gros V8 des bonnes années vous réveille le bas-ventre, well.. you know what I mean.

3/ Stuntman Mike - ou plutôt Kurt Russell. Marmoréen, reptilien, badass..

4/ Vanessa Ferlito, petit sourire en coin, sa lapdance de la muerte, son short très short, son p'tit bedon et son joli nombril, et son interprétation du personnage de Arlene / Butterfly, qui se lâche à fond - grrl power! - dans cette scène mémorable.

L'original date de 1956, premier single pour les Coasters, jeune groupe de rhythm'n'blues / rock'n'roll / doo wop originaire de Los Angeles mais installé à New York, et premier hit dans la foulée, signé par les incontournables hitmakers Jerry Leiber & Mike Stoller. La version la plus connue - celle utilisée par Tarantino pour le soundtrack de son sixième film - date quant à elle de 1973 et figurait à l'origine dans l'un des best of du groupe.

The Coasters - Down in Mexico

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Coasters - Down In Mexico

 

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13 octobre 2019

Black Indians au Palais des Beaux Arts, Lille, lundi 14 octobre 2019

Qui a envie de retourner dans le quartier de Treme (source d'inspiration de la géniale série télé du même nom créée par David Simon en 2010) à la Nouvelle Orléans, demain soir? C'est à 19h30 à l'Auditorium du Palais des Beaux Arts de Lille, un documentaire de 2018 signé Edith Patrouilleau, Jo Béranger et Hugues Poulain..."Hangin' in the Treme, Watchin' people sashay, Past my steps, By my porch, In front of my door.."

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20 février 2019

Séries Mania Festival Edition 2019, c'est parti!

Compétitions française et internationale, avant-premières de nouvelles saisons, séries cultes et panorama mondial, et surtout un maximum de découvertes (avec des propositions particulièrement alléchantes, cette année!) , c’est ce que proposera Séries Mania Festival du 22 au 30 mars prochain à Lille et dans toute la région.

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Audrey Fleurot, Julianna Margulis (membres du jury)

Et cette année pour la deuxième édition lilloise - ou «Saison 2, épisode 2».. - du festival créé en 2010 à Paris, «il va y avoir du lourd», effectivement, avec outre la venue d’invitées prestigieuses (Le féminin s’impose, car de Uma Thurman, invitée d’honneur, à, entres autres, Julianna Margulis (The Good Wife, Urgence) et Audrey Fleurot, la coloration de cette édition sera très féminine), et les multiples projections, soirées spéciales et évènements parallèles, une programmation à la fois populaire et ultra-pointue, et de quoi satisfaire l’appétit vorace des Sériephiles/phages avides de nouveaux chocs télévisuels.

Bon, moi, en tous cas, je suis déjà dans les starting-blocks pour la rencontre avec Charlie Brooker et Annabel Jones (créateurs et showrunners du fabuleux Black Mirror et auteurs de l'excellente mini-série Dead Set) et j’attends avec impatience de découvrir sur grand écran les prometteurs Lambs of God, Blackout ou le reboot de The Twilight Zone! Encore quatre semaines à tenir..

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Photo Twilight Zone TZ-S01-logo-BGi (1) CBS Studios Inc

 

 

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30 décembre 2018

Il était une fois Sergio Leone.. à la Cinémathèque Française, Paris.

Superbe expo, pour les fans de Sergio et de Ennio, et pour les autres! A voir jusqu'au 27 Janvier prochain.

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29 décembre 2018

Thee Saturday Morning Jumpstart Track: Per qualche dollaro in più (For A Few Dollars More)

L'un des thèmes classiques de la trilogie Dollars de Sergio Leone par le maestro Ennio Morricone, en attendant de faire l'expo Il était une fois Sergio Leone demain matin à la Cinémathèque Française! Can't Wait!

Ennio Morricone - For A Few Dollars More