25 janvier 2016

This Week's Music Video - The Detroit Cobras

Une semaine après le weekend de clôture de Detroit Boom Boom à St So, une piqûre de rappel avec les garagistes de The Detroit Cobras. Groupe le plus repris sur scène pendant le weekend, d'ailleurs, d'autant plus facilement que le combo mené par Rachel Nagy a été essentiellement un cover-band tout au long de sa carrière, spécialisé dans les reprises sixties garage d'obscurités early r'n'r / soul / doo wop / rhythm'n'blues. Les deux premiers albums du groupe sont toujours hautement recommandables, surtout Mink, Rat or Rabbit, le tout premier long-jeu sorti en 1998 sur S.F.T.R.I., un dance-party-record imparable pour faire shaker les titties et swinger les booties, toutes générations confondues! Enjoy.

The Detroit Cobras - Cha Cha Twist

Detroit Cobras Mink R R

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24 janvier 2016

Detroit Boom Boom, Gare Saint Sauveur, Lille, Dimanche 17 Janvier 2016 - John Sinclair on stage

En attendant le compte-rendu..soon. Enjoy

John Sinclair at Detroit Boom Boom, Lille Jan17, 2016

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18 janvier 2016

Detroit Boom Boom, Gare Saint Sauveur, Lille, ce weekend

Detroit Boom Boom a tenu ses promesses: un feeling homemade / bon enfant / sans prétention (merci Yvan et Reason2B) pour ce weekend entièrement gratuit en guise de clôture fun de Lille 3000, avec des concerts spécifiquement orientés, dans l'esprit ou à la lettre, tribute to Detroit, une perf émouvante de la légende John Sinclair, une bon film pour saisir l'ambiance urbaine si particulière de la Motor City, et des Dee Jays qui ont assurés sévères  au rayon good vibes.

Quelques clichés basse qualité et trois vidéos (CharleneSheetah et Les Weissmuller, Lena & the Mack Daddys reprenant Marvin Gaye, yeah!) en attendant un compte-rendu plus fouillé mais tout aussi subjectif! Enjoy.

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Charlene at Detroit Boom Boom

Sheetah et Les Weissmuller - l'homme de la situation

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Lena & The Mack Daddys rendent hommage à Marvin (et à Gladys, et à Smokey, et à tout Tamla Motown!) avec leur version de I heard it through the grapevine

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11 janvier 2016

This Week's Music Video - Hank, Martha & Iggy

A la fin de la semaine, Detroit Boom Boom! Un weekend à Saint Sauveur pour clore Lille 3000 Renaissance avec un hommage appuyé à Deeeetroit : du Finger Poppin Time avec les DJs qui vont bien, un paquet de combos, locaux ou non, venus célébrer le(s) Motown Sound(s), un invité prestigieux, John Sinclair, pour se connecter à l'esprit frondeur de la Motor City (and to the Power of Rob Tyner, Fred "Sonic" Smith & Michael Davis) et un film, 8-Mile, pour mettre un doigt sur la réalité de la ligne de démarcation raciale de la ville, sur fond de rap hardcore.

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Hank Ballard & The Midnighters

DBBvERSO

 Et en ce qui nous concerne, une dernière salve de classiques incontournables! Avec les Stooges, of course, mais aussi l'inventeur du Twist, le regretté Hank Ballard, ses Midnighters et son coquin Work With Me Annie, plus le hit de Martha Reeves et de ses Vandellas, filmé à Dearborn, en 65, sur la chaîne de montage des premières Fords Mustangs! Enjoy.

Martha Reeves & The Vandellas - Nowhere To Run (1965)

The Stooges - I wanna be your dog (1965)

Hank Ballard & The Midnighters - Work With Me Annie

 

04 janvier 2016

This Week's Music Video - Bob Seger

Detroit Boom Boom again. Bob Seger est beaucoup moins connu en dehors du continent nord-américain que Bruce Springsteen, mais là-bas il bénéficie depuis 50 ans du même statut de working-class hero et de star du heartland rock, le gros rock US de la classe ouvrière, celle-là même qui fournissait à la G.M., à Ford et à Chrysler des générations de blue-collar travailleurs jusqu'au milieu des sixties. Une situation idéale, à première vue: du boulot pour tout le monde, un rêve américain difficile à atteindre mais tout de même possible, la fierté patriotique de produire du Made in America qui fait toujours envie au reste de la planète, et une solidarité de classe qui fonctionne encore parallélement à un individualisme typiquement US.

Mais ce fragile (illusoire?) équilibre se déglingue vite: les émeutes raciales de 1967 (provoquée autant par la précarité et la ségrégation ordinaire que par une police de Détroit entièrement blanche et notoirement raciste) et la guerre du Vietnam (qui ponctionne de plus en plus de jeunes blacks et de working-class whites et les envoie au casse-pipe par centaines, pour ne les récupérer quelques mois - semaines - plus tard qu'entre quatre planches) sappent la société civile et engendrent le cortège habituel de tension, de méfiance réciproque, de peur et d'animosité. Les plus confiants envers le gouvernement commencent à traiter les draft-dodgers (ceux qui refusent la conscription) de lâches et de traîtres à la patrie, et inversement, une bonne partie de la jeunesse commence à douter sérieusement du bien-fondé d'une guerre ou, pour la première fois de son histoire offcielle, les U.S. of A. apparaissent de plus en plus comme l'oppresseur et non plus comme le libérateur.

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Bob Seger a commencé au début des 60's comme beaucoup d'autres, avec une floppée de garage-bands sainement obsédés par les filles, la fuzz, Louie Louie, les filles et le fun du rock'n'roll originel, mais l'un de ces combos, Doug Brown & The Omens, pond pourtant en 66 une "ballad of the Yellow Beret", parodie de l'ultra-patriotique smash-hit ballad of the Green Berets tournant en dérision les objecteurs de conscience et les draft-dodgers de leur génération. Véritables convictions politiques ou simple manque de discernement? Comme pour beaucoup de kids nés après la Seconde Guerre Mondiale et élevés dans une foi inébranlable en la supériorité du modèle et du mode de vie américains, la prise de conscience des mensonges du gouvernement et de la manipulation par le complexe militaro-industriel n'en est que plus amère et douloureuse, et il faut des cojones au jeune Bob pour écrire et chanter, en janvier 68, qu'un "pote à lui, juste un mec normal, est enterré dans la boue d'une jungle lointaine, [...] vous dites qu'il est mort pour la liberté, alors qu'il n'est mort que pour protéger vos mensonges". La chanson s'intitule 2+2=?, c'est un monstrueux et très sombre late-garage-PUNKer gorgé de fuzz et propulsé par un jeu de batterie particulièrement féroce, et surtout cette ligne de basse hallucinogène qui a surement tapé dans l'oreille de Jack White pour son Seven Nation Army.. Enjoy.

The Bob Seger System - 2 + 2 = ?

The White Stripes - Seven Nation Army

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Bob Seger and the Last Heard - East Side Story

Bob Seger and the Last Heard - Heavy Music Parts 1 and 2

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28 décembre 2015

This Week's Music Video - Mitch Ryder & The Detroit Wheels

Detroit, 1963. Le jeune (23 ans) Frederick Earl "Shorty" Long débarque de Birmingham et de son Alabama natal et commence à bosser chez Motown. Un an plus tard, il sort son premier single, Devil With A Blue Dress On, puis cartonne nationalement en 1966 avec son troisième 7", Function At The Junction, et en 68 avec Here Comes The Judge. Il meurt l'année suivante dans un stupide accident de bateau sur la rivière Detroit, à 29 ans.

Detroit, 1964. Un gang de blue-eyed blanc-becs dingues de R'n'B rencontre dans un club black local, The Village, un jeune prodige soul screamer déjà reconnu localement, William Levise, Jr. Né dans la proche banlieue de Warren, celui qui sera vite rebaptisé Mitch Ryder a commencé depuis 2 ans à se tailler une réputation affolante en live, et les Detroit Wheels qui viennent de naître vont faire de même à coups de garage stompers dégoulinants de Rhythm'n'Blues frénétique et de Blue-Eyed Soul turbochargée, et surtout d'un gimmick qui tue, le medley!

Detroit, 1966. Relocalisé à NYC depuis un an, le quintet a explosé les charts avec son Jenny Take a Ride!, un medley du C.C. Rider de Chuck Willis et du Jenny, Jenny de Little Richards. Rebelllotte en Septembre 1966, avec Good Golly Miss Molly, couplé à.. Devil With A Blue Dress On. Autant la version originale de Shorty Long est lascive, suggestive et sexuellement chargée, autant celle des Detroit Wheels est une pure décharge d'adrénaline et d'énergie proto-punk!

Je chéris la fabuleuse réédition Rhino Rds de 1989, Rev Up - The Best of Mitch Ryder & The Detroit Wheels, tout comme celles des deux seuls et uniques albums de Shorty Long. Et en attendant Detroit Boom Boom, voici une petite sélection de trois youtubes dont une géniale (les go-go girls!) vidéo dépoque. Enjoy.

Mitch Ryder & The Detroit Wheels - Jenny Take A Ride / C C Rider

Mitch Ryder & The Detroit Wheels - Devil with a Blue Dress On/ Good Golly Miss Molly

Shorty Long - Devil With The Blue Dress On

 

14 décembre 2015

This Week's Music Video - Blanche

Deeeeetroit, Mi-Chi-Gan!!! Pour inaugurer un Countdown To Detroit Boom Boom qui devrait en inciter plus d'un(e) à réserver son weekend du 15 au 17 Janvier prochain pour la clôture de Lille 3000 Renaissance, on ouvre le bal avec Blanche, un quintet atypique pour la Motor City des 2000's, puisque navigant dans les eaux troublées d'une Americana David Lynchienne, gothique et décallée, un style très particulier et bien éloigné des canons garage rock traditionnellement associés à la ville fondée par Antoine de Lamothe-Cadillac. Leur Garbage Picker m'accompagne souvent dès que je dois sortir les poubelles, et leur fabuleuse cover du Jack o' Fire repris au légendaire Gun Club  me file des frissons à chaque écoute de leur premier album If we can't trust the doctors.. (Loose Rds, 2004). Un album excellent du premier au dernier titre, tout comme leur second long-jeu, Little Amber Bottles, paru trois ans plus tard.

Mené par Dan John Miller, l'ex-Goober & The Peas et Two-Star Tabernacle (avec un certain John Gillis avant sa transformation en Jack White) et sa meilleure moitié, Tracee Mae, le combo existe apparamment toujours officiellement, mais ne semble plus très actif ces temps-ci. Qu'importe, leur folk/country/rock'n'roll  pour freakshows et tent revivals demeure tout à fait digne d'intérêt! Enjoy.

Blanche - Do You Trust Me?

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