01 décembre 2019

Sjock Festival #45!

Kool visuel pour la quarante-cinquième édition du fameux rock'n'roll festival belge! La tête d'affiche est déjà annoncée (Social Distortion) et d'autres noms vont commencer à tomber - Stay Tooned.

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30 octobre 2019

The Detroit Cobras + Jack's On Fire aux 4 Ecluses, Dunkerque, mardi 29 octobre 2019

Alors, ce concert des Detroit Cobras hier soir aux 4-Ecluses à Dunkerque.. on était nombreux(ses) à avoir fantasmé sur ce combo issu de la scène de Detroit de la fin des 90's, mais contrairement aux Gories, Dirtbombs et autres White Stripes, les occasions de voir le gang de Rachel Nagy et de Maribel Restrepo avaient été extrêmement rares en Europe. Restait les vinyles, cinq long-jeux et mini-lps, dont ces deux excellents premiers albums, Live, Love or Leaving (2001) et surtout Mink, Rat or Rabbit (1998), superbes collections de reprises de vieux trucs obscurs mais géniaux, black rock'nroll et rhythm'n'blues fifties et early-sixties essentiellement, passés à la moulinette garage tendance dancefloor filler. Deux lps qui reviennent encore régulièrement sur ma platine, et qui comme pour pas mal de fans avaient à l'époque provoqué de fiévreuses recherches des fabuleux originaux sélectionnés par les 'Cobras, ces gemmes plus ou moins rares qui leurs avaient de facto garanti un répertoire en béton armé.

C'est surtout en pensant à l'opportunité de découvrir ces perles vintage en live qu'on misait ce mardi soir, et effectivement j'ai pris mon pied à danser sur les covers de Gary U.S. Bonds, des Shangri-Las, des Shirelles, de Brice Cofield et de Otis Redding, même si, en toute honnêteté, la perf du groupe était souvent tout juste du niveau d'un (bon) groupe de baloche.. Tant pis pour le (mini-)mythe, tant mieux pour le weekend qui arrive, ça aura au moins eu le mérite de me redonner envie de plonger dans mes compiles "Songs We Taught The Detroit Cobras" homemade..

Allez, une 'tite video du concert tout de même, une version d'autant plus chouette du Looking For My Baby des Nite Riders que le groupe a eu l'excellente idée d'inviter sur scène Daphné Pussycat, la world-famous dee-jay du fantasmabuleux Faster Pussycat rock'n'roll radio show sur PFM-99.9 à Arras, pour les backing-vocaux! Kewl.....

Detroit Cobras - Looking for my Baby

Quelques mots aussi sur la première partie signée Jack's On Fire, jeune et vigoureux quatuor lillois qui depuis 2012 (déjà?!) assène sa post-pop punk sucrée salée avec une saine aggressivité toute rock'n'roll. un bon gig pour se mettre en jambes, avant la deuxième première partie (Parlor Snakes), mais pas un simple échauffement, J.O.F. a suffisamment de bons titres et de bonnes idées, en plus de l'attitude ad hoc, pour qu'on ait vite envie d'en savoir plus - je vais les suivre de près, désormais.. le titre ci-dessous, Fake Generation, est celui avec lequel les lillois on terminé leur set. De la graine de hit, non?

Jack's on Fire - Fake Generation

 

 

20 octobre 2019

Des concerts plutôt kool en ce moment dans le Nord - Check these out.

Bror Gunnar Jansson dimanche dernier à Baisieux en formation à géométrie variable, trio guitare-basse-batterie sur les titres plus rock'n'roll de They Found My Body In A Bag, son (excellent) dernier album en date, avec un insert one-man band comme à l'Aéronef il y a deux ans pour la partie blues atmosphérique / hanté au feeling David Lynchien très "cinématographique".

Bror Gunnar Jansson @ Baisieux 13 10 19 2

Bror Gunnar Jansson

Un très chouette gig. Pareil avant-hier soir à Béthune au Poche, avec un Gaspard Royant en grande forme et en formation minimaliste duo voix & guitare d'un côté, piano de l'autre, pour un set composé de nouveaux titres "tristes et écrits pour la fin du monde" et de réinterprétations au plus près de l'os de quelques-uns de ces titres emblématiques, ce qui nous a permis de vérifier que l'esthète parisien de Haute Savoie était non seulement un entertainer de première et un real kewl animal de scène, mais aussi un sacrément bon songwriter, doté en outre d'un goût très sûr (reprise-hommage du The Story of an Artist de Daniel Johnson en guise de rappel).

Gaspard Royant - Here For Nobody

Gaspard Royant - The Story of an Artist

Jonathan Jeremiah @ Aeronef 19 10 19

Jonathan Jeremiah

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Bror Gunnar Jansson

Jonathan Jeremiah - Happiness

Côté songwriting de qualité, il avait aussi de très bonnes tunes hier soir avec le court gig de Jonathan Jeremiah pour les 30 ans de l'Aéronef. 45 minutes essentiellement consacrées au dernier lp, en format réduit à cinq musiciens, sans la section de cordes et les choristes qui l'accompagnait au Botanique à Bruxelles il y a huit mois. Et côté concerts à venir, y'a encore de quoi faire! Ce soir The Dream Syndicate au 4AD à Diksmuide, Nick Waterhouse dimanche prochain au Grand Mix à Tourcoing, les Detroit Cobras aux 4 Ecluses à Dunkerque le 27 octobre (et The Briefs au même endroit le mardi 10 décembre), The Lizards à L'Imposture à Lille le 30 octobre, et The Darts à la Manufacture, Saint Quentin, le 2 novembre.. Et en écho au Dream Syndicate, The Long Ryders, autre groupe vétéran de la scène paisley underground de Los Angeles au début des 80's, passera pas trop loin de chez nous, à Leffinge, au De Zwerver le 3 novembre prochain.

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The Darts

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 Nick Waterhouse

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09 septembre 2019

This Week's Music Video - The Darts, Love U 2 Death

The Darts, le all-female psych-garagepunk band drivé par Nicole Laurenne depuis 2016, revient par chez nous dans quelques semaines pour une nouvelle tournée européenne et pour assurer la promo de leur second album, I Like You But Not Like That, paru au printemps dernier. Sur scène le samedi 2 novembre prochain à la Manufacture, Saint Quentin, à l'initiative de l'intrépide asso Bang Bang! qui inaugure sa nouvelle saison avec ce Bang Club N°4. Ah oui au fait, le titre ci-dessous fait aussi parti du soundtrack de la nouvelle saison de Peaky Blinders.. Check it out!

The Darts - Love U 2 Death

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25 août 2019

Béthune Rétro 2019 - Premières photos!

Des classiques, des hot-rods sauvages, des kustoms avec un "k", des muscle-cars bien badass, des boulevards cruisers immaculés, de la chaleur, du soleil et du Rat Fink -  et Didier Wampa en invité pour les vingt ans des Hot Chickens! C'était Béthune Rétro ce weekend..

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16 juin 2019

Kewl car meets & concerts, des sorties 100% RKT-approved!

Les Lullies ce soir à l'Imposture à Lille, Wilco avec Ken Stringfellow à l'Aéronef mardi 18 juin, Left Lane Cruiser à la Cave aux Poètes, Roubaix, mercredi 19 juin, Los Explosivos de retour au Pit's à Courtrai le 27 juin, le Sjock Festival à Gierle du 12 &u 14 juillet prochain, et le festival de plus en plus garage, punk et rock'n'roll de Binic en Bretagne cet été aussi, du 26 au 28 juillet! Côté bagnoles et en entendant Béthune 2019, les 23,24, et 26 Août, le doublon Retro Sur Mer Vintage Weekender et V8 Brother Village, respectivement les 6 et 7 juillet à Hooglede et les 26, 27 et 28 juillet à Wenduine. Time to tune that big block and get your ear protections ready, old man..

les lulliesLes Lullies

left lane cruiserLeft Lane Cruiser

los explosivosLos Explosivos

SJOCK

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RETRO SMW 2019

BETHUNE RETRO 19

 

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07 juin 2019

The Flamin' Groovies @ Madame Moustache, Bruxelles, mardi 11 juin 2019

Ah ben oui, je veux bien!

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03 juin 2019

This Week's Music Video - Les Lullies, Night Club

Les Lullies montent de Montpellier le dimanche 16 juin prochain pour un gig à l'Imposture, Lille, et ça c'est bien, parce que a) Les Lullies ont un look de punks à poils longs tout à fait classieux, b) Les Lullies ne prétendent pas jouer autre chose que du rock'n'roll, et c), Les Lullies ont l'extrême bon goût de reprendre le Savage des Fun Things, ce qui les place instantanément au sommet de la chaîne élémentaire mon cher Watson, comme disait ce bon vieux Billy. So, let's go down to the Night Club, en attendant le dimanche fatidique.

Les Lullies - Night Club

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12 mai 2019

Roots & Roses #10, seconde partie

La suite du compte-rendu du Roots & Roses Festival de Lessines, le premier mai dernier.

Après quelques minutes je finis par rejoindre la terre ferme, donc, et ça tombe bien, l’atterrissage se fait en douceur pile-poil en face de l’impressionnant alignement de stands de bouffe qui fait face aux deux chapiteaux. 14H40, mon estomac me joue le Rumble de Link Wray en version acoustique, et la demoiselle au stand mauricien me fait signe de venir goûter l’une des spécialités concoctées sur place par l’un des cinquante cuisiniers présents, qui ont la lourde tâche de satisfaire les envies et les appétits des festivaliers. Je goûte, j’acquiesce et je passe commande sans hésiter!

Faut dire que l’organisation se décarcasse pour proposer un cattering de haute qualité, tout en bio et locavore, mais aussi un voyage pour les papilles: cambodgienne, japonaise, indienne, italienne, mexicaine, espagnole et même belge (si,si), la cuisine sur le site est à la hauteur, et le rapport prix/quantité/qualité assez imbattable pour ce genre d’évènements. Je savoure jusqu’au dernier grain de riz mon carry de boeuf à la coriandre fraîche, et lorsque ma meilleure moitié revient avec un dessert homemade (chausson aux pommes et moelleux au chocolat) je ne me fais pas prier pour taper dans son assiette.. merde, quand je serais trop sourd et trop vieux pour les groupes en live, je reviendrai juste au Roots & Roses pour casser la croûte et discuter gastronomie!

The Devil Makes Three - Black Irish (with War Pigs intro)

Well, j’en suis pas encore là, et The Devil Makes Three monte sur scène – très attendu par leurs fans venus nombreux, le trio (plus un batteur) venu de Californie se la joue low-key au niveau look et prestation scénique: pas d’esbroufe, pas de défilé de mode, juste une impressionnante sélection de compos de très grande qualité qui se mêlent sans heurts aux classiques revisités et aux traditionnels issus de ce puits sans fond qu’est la musique populaire américaine traditionnelle (bénis soient John et Alan Lomax). Au programme, le folk, le bluegrass, la musique des Appalaches, dans une réinterprétation à la fois respectueuse et moderne (on est pas au musée, après tout) et donc une bonne partie de leur répertoire le plus récent, tiré de Chains Are Broken (leur dernier album studio sorti l’année dernière) notamment, mais aussi leurs propres déjà-standards (Black Irish) et morceaux fétiches tels St. James Infirmary Blues ou.. War Pigs. Un super gig qui donne envie, lui aussi, de les revoir vite sur scène.

The Devil Makes Three - Pray For Rain

On jette une oreille au nouveau groupe de Jon Spencer, et comme-c’est-l’heure-de-l’apéro on va déguster une Trompeuse en profitant du doux soleil et de l’ambiance conviviale, cool et décontractée du R&R, en attendant Kitty, Daisy, Lewis et C.W. Certains font la siesta, d’autres discutent ou alignent consciencieusement les cadavres de Moinette 75 cl, les gamins s’éclatent à courir dans tous les sens, et un charmant monsieur nous vantent, exactement comme l’année dernière, les mérites de la coopérative laitière bio/circuit court qui tient le stand de white rootsian à trois mètres de notre table. And I feel good.

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20h.. Kitty, Daisy & Lewis! En voilà un combo roots qui vaut le détour! D’une part, parce que la fratrie (oui je sais ça sonne bizarre, vu qu’il n’y a qu’un frère pour deux sœurs) a depuis longtemps passé le cap du «sympathique-mais-annecdotique» combo de reprises surfant sur la mode du vintage (un malentendu, dans leur cas), après avoir intrigué par leur jeunesse, leur polyvalence instrumentale, et leur riche histoire familiale; et d’autre part, parce que leur relativement récent virage vers un truc un plus pop est une réussite totale – suffit d’écouter leur dernier vinyle, Superscope, pour s’en convaincre, une impression confirmée sur scène, malgré les ruptures de rythme inhérentes au multi-instrumentisme du trio. Ce qui pour une fois ne m’a absolument pas gêné, pas plus que le côté enfants très sages et bons élèves appliqués des trois rejetons du clan Durham – au contraire, ce côté laidback et sans aucune prétention ajoute au charme du combo, et on patiente sans problème pendant quelques instants quand chacun change de poste. Un autre super set, donc, avec bien sûr les grands moments attendus, du passage sur scène de leur parrain de coeur, le trompettiste jamaïcain Eddie «Tan Tan» Thornton, à leur incontournable reprise du Going Up The Country de Canned Heat.

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Bon, j’ai faim, assiette cambodgienne ce coup-ci, après un petit tour côté Black Box Revelation, et un premier bilan de cette dixième édition du festival se dessine. Du bon, voire du très bon rock’n’roll sauvage et festif pour se lâcher et libérer les endorphines – et une excellente immersion dans les racines Americana, savourée sans modération, et qui donne furieusement envie d’aller cruiser cet été sur la Blue Ridge Parkway.. Et C.W Stoneking qui est annoncé sur la scène Roots pour le dernier gig de la journée.

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Christopher William Stoneking, l’homme qui sonne à lui tout seul comme un carton de 78-tours de blues, de jazz et de ragtime retrouvé sous une bonne couche de poussière dans le grenier d’un juke-joint paumé au bout d’un chemin sans nom quelque part entre Chicago et La Nouvelle Orléans..

Australien d’origine américaine, Stoneking a connu le succès dès son premier album solo en 2006, et depuis, poursuit son bonhomme de chemin à son rythme singulier: seulement deux autres lps depuis, le dernier, Gon’ Boogaloo, datant de 2014. Guitariste, joueur de banjo, chanteur, mais surtout storyteller, un raconteur d’histoires improbables particulièrement doué pour vous embarquer dans une virée surréaliste, à la frontière du réel et du fantasmagorique, au coeur d’un univers ou se télescope nombre de références datant de la première moitié du siècle dernier. En l’écoutant, on imagine un vieux black sur son porche au pied des plantations, un marin irlandais édenté et alcoolique dans un bouge de Macao, ou un camelot capable de vous vendre n’importe quoi au milieu d’une foire aux manèges..

Le seul parallèle qui me vient à l’esprit, pendant tout le concert, c’est le Tav Falvo des 80’s, période Panther Burns sur New Rose: ces deux artistes partagent le même amour des racines et des multiples variantes régionales de ce qu’on appelle aujourd’hui l’Americana, mais sans le décalage et la distanciation arty de Falco. Stoneking joue ce qu’il aime et chante se qu’il ressent, sans aucune mise en abîme, malgré l’étonnant écart spacio-temporel entre sa musique et l’époque dans laquelle il a émergé. En trio minimaliste, ça fonctionnait du feu de dieu ce mercredi soir à Lessines, et le public (beaucoup de fans flamands, néerlandais et allemands avaient spécialement fait le déplacement) est reparti manifestement ravi.

Une belle conclusion pour ce dixième anniversaire du festival le plus kewl de la région..

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08 mai 2019

Roots & Roses #10, retour sur un début de festival intense!

Il y a une semaine on était au Roots & Roses Festival de Lessines, dixième du nom; un petit retour sur les combos et les performances qui nous on le plus marqué.

Dc Voy @ Roots & Roses #10

Les combos belges étaient bien sûr à l’honneur pour le démarrage du fest, et on a bien aimé le hard rock’n’roll très 70’s de Dc Voy, from La Louvière – c’était carré, solide et l’enthousiasme du chanteur faisait plaisir à voir. J’étais curieux de découvrir l’assemblage The Goon Mat, one-man-band blues-slinger tendance crue et rentre-dedans, plus Lord Benardo, derviche souffleur et harmoniciste façon haricot sauteur (alias Mathias Dalle et Fabian Bennardo des Boogie Beasts) et je n’ai pas été déçu.. Belle claque à l’heure de l’apéro, primitive blues brutal à souhait, invitant à céder un jour de fête aux plaisirs divins de la bonne chère, des produits alcoolisés à base de houblon de qualité, et de la fornication librement consentie (mais entre barbus uniquement).. Bref, un bon shot de roots revisités avec énergie, amour et humour, qu’on peut aussi savourer via l’album que le duo a sorti récemment, le bien-nommé Take Off Your Clothes, qui réjouira sûrement tout bon fan du catalogue Fat Possum.

The Goon Mat & Lord Benardo @ Roots & Roses #10 2019

On se sent vraiment bien à la fin du set des deux zèbres, les batteries rechargées et le sourire aux lèvres, d’autant plus qu’on sait qu’on va dans quelques minutes se retrouver face à l’autre scène, pour un autre duo attendu, The Courettes! Un duo braziliano-danois, vrai couple à la scène comme à la ville, Flavia et Martin Couri ont déjà deux albums à leur actif et une très bonne réputation en live, qu’on ne demande qu’à vérifier. Au programme, garage punk biberonné à toute les bonnes références, Sonics en tête (hé, leurs deux albums s’intitulent Here Are The Courettes et We Are The Courettes..) mais avec un petit plus côté compos (minimalistes mais soignées): une bonne couche de pop sixties venant arrondir les angles et jouer le jeu de la séduction immédiate, plaisir simple du titre qui vous procure le frisson adéquat en deux minutes trente chrono, en vous faisant hocher de la tête, taper du pied et shaker du tailfeather sans arrière-pensées. That’s what I like!

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Martin assure dans le rôle de l’ours mal léché mais débonnaire derrière ses fûts, et Flavia resplendit au centre de l’attention de tout le public, pimpante et sexy comme tout dans sa petite - et vintage, comme sa guitare - robe de saison (c’était le printemps la semaine dernière à Lessines), et manifestement maîtresse du jeu, entre blagues polyglottes et poses fun-séductrices. You got me, impossible de résister au charme et à la fraîcheur du duo, qui a assuré comme une bête jusqu’au final avec leur «seul titre lent, une ballade pour les amoureux», Strawberry Boy, conclu par un vigoureux roulage de pelle en direct, sous les applaudissements chaleureux du public. Hmmmm, The Courettes, quand vous reviendrez dans le coin, dans l’intimité d’un petit club ou d’une petite salle, I’ll be there!

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Pas le temps de souffler, il est 13h50 et le set des Sadies commence à fond de train sous l’autre chapiteau. Je ne sais pas quelle mouche a piqué les canadiens, mais leurs cinq ou six premiers titres (essentiellement les pistes de leur dernier album en date, l’excellent Northern Passages) sont enchaînés à un rythme de loco en folie! Rien de problématique en soi, c’est juste surprenant, et le contraste entre la brutalité de ce début de set et le look du quatuor, notamment celui de Dallas Good, impeccable dans son costard de représentant de commerce texan vendeur de bibles et d’armes à feu, me met en joie.

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Un univers bien particulier que celui de The Sadies, créant un paysage mental très singulier, mélange de rock’n’roll high-energy, de country fantasmatique et d’Americana hantée, avec au final une musique inclassable quoique très référencée, et c’est là justement le titre de gloire ce ce combo de Toronto: avoir su mixer toutes leurs influences et leurs fantasmes, avec savoir-faire et inspiration, jusqu’à se tailler un son, une image et un rock’n’roll totalement unique et inimitable. Sur scène et sur albums ça donne, depuis bientôt un quart de siècle, un mélange envoûtant de cavalcades psyché-rock toutes guitares dehors et d’instrumentaux westerns épiques et Ennio-Morriconesques, avec ce qu’il faut de ballades déchirantes et de mid-tempos contemplatifs pour changer de braquet et se laisser le temps de savourer l’ensemble à sa juste valeur. Ce gig m’a fait décollé et il m’a fallu quelques minutes à la fin de leur prestation pour retoucher terre..

The Sadies @ Roots & Roses #10

(to be continued...)