28 mars 2016

This Week's Music Video - Jeffrey Lewis & Los Bolts

Le Lower East Side encore, mais avec l'AntiFolk-Rocker Jeffrey Lewis et son chouette clip sur Back to Manhattan, issu de son septième album sur Rough Trade, Manhattan, paru en 2015. Et en plus il sera en concert à Lille avec son groupe le 9 Mai à La Péniche! Kool..

Jeffrey Lewis - "Back To Manhattan"

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05 mars 2016

Daddy Long Legs + The Idiots, 4AD, Diksmuide, hier soir

La tournée européenne de Daddy Long Legs les a amené par deux fois dans la région, la semaine dernière à Saint André-lez-Lille pour une soirée Les Nuits de l'Alligator hébergée par l'Aéronef, et hier soir à Diksmuide au 4AD, de l'autre côté de la frontière. Deux perfs en premières parties, tout d'abord du Londonien Jim Jones et de son nouveau combo The Righteous Mind à Lille, puis ce vendredi de The Id!ots, quartet basé à Gand et dernier projet en date de deux vétérans (ex-Ugly Papas) des scènes locales.

 

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Le concert de Lille était franchement pas mal: beaucoup de monde, de curieux surtout, venus profiter de l'occasion (concert gratuit) pour découvrir des groupes inconnus du grand public et accessoirement plonger pendant une soirée dans cet étrange (aux yeux des plus jeunes) et à moitié oublié courant musical de quarant-(cinquant)-enaires called Rock'n'Roll. Une bonne ambiance, donc, mais sans les grains de folie individuels et le lâcher-prise collectif qui font les grandes bacchanales rock'n'roll.

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Je ne suis pas vraiment fan de la Jim Jones Revue, mais j'étais tout de même curieux de découvrir le nouveau projet de l'ex-Thee Hypnotics, bien titillé par un excellent single paru il y a peu. Sur scène le gospel voodoo rock'n'roll incantatoire des British sonne plutôt bien, avec des compos qui, dans l'ensemble, tiennent la route. Le problème, c'est plutôt le chant, Jones étant quand même assez limité à ce niveau-là. Ça passait (plus ou moins) à l'époque de la Revue et de son garage-punk à la Bunker Hill/Little Richard sous amphét', ça le fait moins sur des plages plus lentes et atmosphériques. Résultat, des baisses de régimes gênantes par moment et un feeling pas toujours au top, mais aussi des good vibes sur certains titres comme sur l'ultime morceau du (court) rappel.

 

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«Good Vibes», par contre, ça colle parfaitement au généreux punk-blues jouissif et débridé des trois New Yorkais (from Brooklyn, Baby!) de Daddy Long legs! C'est peu de dire qu'on était impatient de recroiser la route de ces trois-là depuis le gig qui nous avait tant plu à Roots & Roses l'année dernière, et leur set d'une cinquantaine de minutes à St. André a au moins comblé cette fringale-là, à défaut de nous coller au plafond. Pas la faute du groupe, le trio trouvant vite sont rythme de croisière après quelques ajustements, juste l'inévitable décalage entre un gang qui fonctionne tout à l'énergie et un public certes attentif et bienveillant mais peu démonstratif. Bonne ambiance et bon feeling, donc, mais rien de commun avec le gig de ce vendredi en Belgique..

 Daddy Long Legs - Skinny Woman

Arrivée pile-poil à 21h à Diksmuide, le temps de se faufiler jusqu'au bar dans un 4AD plein à craquer de grands chauves à barbes de vikings portant T-shirts à l'effigie de The Idiots – manifestement le gros du public est venu pour la tête d'affiche – et Daddy Long Legs et ses deux compères lancent la machine à danser le blues avec un premier titre et un son euh.. bizarre. Problème de jack défectueux, pas grave, Murat Akturk tripatouille une minute le jack en question pendant que le Daddy bonimente et annonce la couleur dominante de la soirée : da Blues, my man! Ouais mais faut s'entendre sur les termes mon pote, pas le blues pachydermique et soporifique de bedonnants profs de guitare à queue de cheval, non, buddy, le Blues, quoi! Hargneux comme le dentier de ma grand-mère attaquant un croûton vieux de 15 jours, le genre de blues teigneux qui garde un œil lubrique sur le cul de la femme blanche et l'autre sur le goutte-à-goutte de l'alcool de contrebande qui drippe à la lueur de la lune.. Sonny Boy Williamson est convoqué avec son Skinny Woman, Death Train Blues fait monter la pression dans la chaudière, Akturk et Josh Styles, le métronome humain au fracassant maracas, quittent un instant la scène pour laisser Daddy Long Legs, ce «Big Bad Ginger Motherfucker from St. Louis, Missouri», régler seul son compte au Bourgeois Blues de Leadbelly.. Fuck Yeah! semble être la réponse collective du public, qui démarre au quart de tour, ça gigote sévère au premiers rangs, ça stompe et ça hulule son approbation dans toute la salle, et le concert reste sur orbite jusqu'au rappel unique arraché sans trop de difficulté par un public aux anges. Ce soir, ils l'on gardé pour la fin, ce Motorcycle Madness orgiaque et pétaradant, refrain repris à tue-tête et poignée dans le coin! Hoo Yeah, Ton-up! Ton-up! - that's what I like..

 

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Larges sourires comblés et ruée généralisée vers le coin du merchandising, ça a manifestement séduit le public, mais ce dernier attend surtout The Idiots, les locaux de l'étape à la apparemment déjà solide réputation. Nous, on connaît pas, tant mieux, c'est l'occasion de découvrir le quartet gantois mené par Dick Descamps. Un premier titre un peu shoegaze, mais dès le second morceau le combo commence à pulser velu, et au final nous sert sur un plateau un dirty pospunk hardcore rock'n'roll méchamment puissant (mais pas bourrin) et capable de finesse et d'humour. Mention spéciale au guitariste Wouter Spaens, juvénile zébulon à l'impressionnante capacité de rebond et au jeu de guitare sec et précis.

 The Idiots live at 4AD, Diksmuide

Super soirée, en résumé, de celles qui restent gravées dans les mémoires pour toutes les bonnes raisons, sans hype et sans frime, à la belge, quoi! Daddy Long legs est déjà retourné aux U.S.A. quand vous lirez ces lignes, et The Idiots jouent encore un peu partout en Flandres jusqu'en avril. Dans tous les cas, catch these bands live as soon as you can if you need a healthy fuckin' great shot of rock'n'roll! Well done, guys!!!

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25 février 2016

Daddy Long Legs + Jim Jones & The Righteous Mind - Lille, hier soir

Quelques pix lo-fi de Daddy Long Legs en attendant le compte-rendu du concert de ce mercredi en première partie de Jim Jones & The Righteous Mind à Saint-André-Lez-Lille, et surtout en attendant le retour des trois blues preachers from Brooklyn, New York, et leur rock'n'roll primitif et tribal la semaine prochaine au 4AD à Diksmuide!

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Et une vidéo du rappel de Jim Jones & The Righteous Mind! Enjoy.

 

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08 février 2016

This Week's Music Video - Pat Capocci

Une découverte sur scène pour nous au Sjock #40 en Juiilet dernier, l'excellent Pat Capocci accompagné par son contrebassiste et par Marlene Perez from The Rhythm Shakers. Kewl rockab' rock'n'roll from Down Under en version bare to the bones.. Enjoy.

Pat Capocci featuring Marlene Perez - Firefly

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24 janvier 2016

Detroit Boom Boom, Gare Saint Sauveur, Lille, Dimanche 17 Janvier 2016 - John Sinclair on stage

En attendant le compte-rendu..soon. Enjoy

John Sinclair at Detroit Boom Boom, Lille Jan17, 2016

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18 janvier 2016

Detroit Boom Boom, Gare Saint Sauveur, Lille, ce weekend

Detroit Boom Boom a tenu ses promesses: un feeling homemade / bon enfant / sans prétention (merci Yvan et Reason2B) pour ce weekend entièrement gratuit en guise de clôture fun de Lille 3000, avec des concerts spécifiquement orientés, dans l'esprit ou à la lettre, tribute to Detroit, une perf émouvante de la légende John Sinclair, une bon film pour saisir l'ambiance urbaine si particulière de la Motor City, et des Dee Jays qui ont assurés sévères  au rayon good vibes.

Quelques clichés basse qualité et trois vidéos (CharleneSheetah et Les Weissmuller, Lena & the Mack Daddys reprenant Marvin Gaye, yeah!) en attendant un compte-rendu plus fouillé mais tout aussi subjectif! Enjoy.

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Charlene at Detroit Boom Boom

Sheetah et Les Weissmuller - l'homme de la situation

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Lena & The Mack Daddys rendent hommage à Marvin (et à Gladys, et à Smokey, et à tout Tamla Motown!) avec leur version de I heard it through the grapevine

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11 novembre 2015

The Dustaphonics, Roubaix Vintage Weekender, Samedi 7 Novembre 2015

Après avoir passé un peu de temps dans les allées du Vintage Market, un p'tit tour par la salle qui accueillait les trois gigs annoncés ce soir, avec en guise de mise en jambes, Les Kitschenette's, from Bretagne/Paris with un amour certain pour la pop yéyé 60's française de qualité et les reprises / adaptations en français des standards garage et British Beat de la même époque. Amusant et ultra-référencé, mais un poil trop «français» pour moi, justement.

Je m'éclipse donc après quelques morceaux pour mieux revenir au pied de la scène lorsque les Dustaphonics commencent leur set. Dommage pour The Monsters le même soir à l'Aéronef, mais j'étais vraiment curieux de découvrir ce que ce combo basé à Londres mais à l'ADN franco-italiano-londonien (avec saupoudrage de gènes scottish via l'harmoniciste sur certains titres) était capable de produire sur scène, bien titillé par deux bons albums et une chouette brochette d'affriolantes vidéos faisant toujours la part belle aux sex vixens, strippers, go-go danseuses et autres party girls des golden years..

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21 heures, la température monte (un peu) et ça démarre sec avec deux/trois garage-rockers bien velus, et paf, première surprise, le quartet balance aussi tôt sa première grosse cartouche groovy, l'imparable Rockin' Boogaloo, le titre-phare de leur deuxième album, Big Smoke London Town (Dirty Water Rds, 2014), une parfaite perle de pur rhythm'n'booze rock'n'roll, un smash-hit dans ma salle de bain depuis des mois (ça marche aussi du feu de dieu quand j'essuie la vaisselle), uno, dos, tres, quatro, pas besoin de docteur ni de French touch c'est le genre de piste qui vous requinque en moins de deux, Pa Pa Oom Mow Mow , Surfin’ Bird and Buttshakers, c'est bon, j'ai décollé et je ne suis pas près de redescendre – that's my thing, ce rock'n'roll zébré de kewl références à tous ces héros et héroines, Link Wray et Da Ramones, Gabba Gabba Hey Bo Diddley, le black R'n'R des fifties, la Soul et le R'n'B des sixties – FUCK YEAH, give it to me Baby!!!

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Bon, pas besoin de vous faire un dessin, they got me.. la complicité entre Hayley Red et Yvan Serrano–Fontova, respectivement superhot-chanteuse et guitariste-tête-pensante du combo, est évidente, et, bien épaulé par une section rythmique carrée à souhait, le duo n'a aucun mal à maintenir le show dans la stratosphère.. Les hits s'enchaînent, Party Girl, Big Smoke London Town, (Leur Dirty Water à eux, belle dédicace à «leur» ville), Tura Faster Pussycat, vibrant hommage à la number one badass gurl Tura Satana (of Russ Meyer's Faster Pussycat Kill! Kill! fame) jusqu'à la cool reprise d'un standard r'n'b de Sugar Pie DeSanto (cf. la video ci-dessous) et au final Don't Let The Devil Drive Your Car.. Bien joué, Lady and Gents, The Message a été reçu cinq sur cinq, revenez quand vous voulez!

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Witch for a Night - The Dustaphonics at Roubaix Vintage Weekender 2015 (bon, mon vieux caméscope a fait des siennes, l'image photo & vidéo est pas top, mais le son est bon! / So my old camcorder doesn't work as well as it used to, but the sound is pretty good, I think - Enjoy)

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Le compte-rendu du gig des Bellfuries bientôt!

 

08 novembre 2015

Roubaix Vintage Weekender '15 - Samedi 7 Novembre 2015

J'adore La Condition Publique, le lieu en tant que tel, il se dégage une atmosphère très particulière de ce monumental bâtiment au cœur de Roubaix avec sa fameuse rue centrale couverte de 140 mètres.. Quel meilleur endroit pour accueillir le Roubaix Vintage Weekender? Aucun! Et les nombreux visiteurs et curieux qui ont investi celui-ci ne s'y sont d'ailleurs pas trompés. Il y avait foule ce weekend, et des tas de cool choses à voir: stands de fringues, de vinyles, de mobilier et de babioles en tous genres, petromobilia et foodtrucks vintage, un chouette Art Show et bien sûr les concerts, dont on reparlera dans quelques jours!

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28 octobre 2015

Left Lane Cruiser - Fournes-en-Weppes, Mardi 27 Octobre 2015

Après une première partie aussi sautillante qu'approximative et anecdotique signée Desert Pocket Mouse, Left Lane Cruiser entame son set avec une cover de Hound Dog Tailor et un original intitulé Mr. Johnson. Ok, on a pigé, le BLUES baby, mais du genre heavy-duty, punkified, noyé dans le moonshine et nourri au beans et au roadkill. Méchant, quoi, mordant et rentre-dedans! Fort de ses huit albums et onze années d'expérience, le power-trio de Fort Wayne, Indiana, sait y faire lorsqu'il s'agit d'extirper avec les dents et les griffes les clous rouillés du cercueil d'un rock'n'roll soit-disant mort depuis des lustres mais dont le cadavre remue encore pas mal, putain de zombie toujours léthal et grouillant de vie dans ses recoins les plus sombres et pourris!

Left Lane Cruiser - Heavy Honey

Sur scène les trois lascars sont un poil statiques, slide-guitar et skateboard guitar obligent, mais on s'en tape, suffit d'ouvrir son troisième œil et sa paire d'esgourdes à leur garage-blues fiévreux et les images affluent, la rouille et la terre grasse et noire, l'alcool clandestin distillé dans les collines et les backwoods du North Mississippi, Delivrance meets Justified, les pickup-trucks patinés aux moteurs gonflés, et les vieux black badass bluesmen au fond de leurs juke-joints. En particulier, ceux qui font et ont fait les beaux jours du désormais mythique label Fat Possum, réanimateur du Blues le plus cradingue et le plus agressif depuis deux décennies. Leur reprise de Junior Kimbrough me donne d'ailleurs encore des frissons, et les originaux sont largement à la hauteur, Skateboard Blues, bien sûr, Whitebread n'Beans, et une floppée d'autres.

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Fredrick "Joe" Evans IV, guitare et voix aussi rocailleuse qu'une route de montagne après le dégel, et son gang (Pete Dio aux fûts, Joe Bent à la basse et au Skiddley-Bow - la fameuse slide guitar bricolée à partir d'une planche de skate sur le principe du diddley bow) déroulent avec assurance et sérénité leur playlist de tracks à haute intensité sismique, s'interrompant juste le temps de demander if someone «has got some green?» (réponse affirmative de la part d'une accorte demoiselle qui fournit derechef un beau joint fraîchement roulé) et de remercier les quelques 150 personnes présentes d'un vigoureux «meurcy bow-coup». Belle décharge, donc, de rock'n'roll et d'American Primitivism comme on l'aime, jusqu'au final illustré par la deuxième vidéo de ce compte-rendu. Great Gig, Guys!

Left Lane Cruiser - All Damn Day

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