12 mai 2019

Roots & Roses #10, seconde partie

La suite du compte-rendu du Roots & Roses Festival de Lessines, le premier mai dernier.

Après quelques minutes je finis par rejoindre la terre ferme, donc, et ça tombe bien, l’atterrissage se fait en douceur pile-poil en face de l’impressionnant alignement de stands de bouffe qui fait face aux deux chapiteaux. 14H40, mon estomac me joue le Rumble de Link Wray en version acoustique, et la demoiselle au stand mauricien me fait signe de venir goûter l’une des spécialités concoctées sur place par l’un des cinquante cuisiniers présents, qui ont la lourde tâche de satisfaire les envies et les appétits des festivaliers. Je goûte, j’acquiesce et je passe commande sans hésiter!

Faut dire que l’organisation se décarcasse pour proposer un cattering de haute qualité, tout en bio et locavore, mais aussi un voyage pour les papilles: cambodgienne, japonaise, indienne, italienne, mexicaine, espagnole et même belge (si,si), la cuisine sur le site est à la hauteur, et le rapport prix/quantité/qualité assez imbattable pour ce genre d’évènements. Je savoure jusqu’au dernier grain de riz mon carry de boeuf à la coriandre fraîche, et lorsque ma meilleure moitié revient avec un dessert homemade (chausson aux pommes et moelleux au chocolat) je ne me fais pas prier pour taper dans son assiette.. merde, quand je serais trop sourd et trop vieux pour les groupes en live, je reviendrai juste au Roots & Roses pour casser la croûte et discuter gastronomie!

The Devil Makes Three - Black Irish (with War Pigs intro)

Well, j’en suis pas encore là, et The Devil Makes Three monte sur scène – très attendu par leurs fans venus nombreux, le trio (plus un batteur) venu de Californie se la joue low-key au niveau look et prestation scénique: pas d’esbroufe, pas de défilé de mode, juste une impressionnante sélection de compos de très grande qualité qui se mêlent sans heurts aux classiques revisités et aux traditionnels issus de ce puits sans fond qu’est la musique populaire américaine traditionnelle (bénis soient John et Alan Lomax). Au programme, le folk, le bluegrass, la musique des Appalaches, dans une réinterprétation à la fois respectueuse et moderne (on est pas au musée, après tout) et donc une bonne partie de leur répertoire le plus récent, tiré de Chains Are Broken (leur dernier album studio sorti l’année dernière) notamment, mais aussi leurs propres déjà-standards (Black Irish) et morceaux fétiches tels St. James Infirmary Blues ou.. War Pigs. Un super gig qui donne envie, lui aussi, de les revoir vite sur scène.

The Devil Makes Three - Pray For Rain

On jette une oreille au nouveau groupe de Jon Spencer, et comme-c’est-l’heure-de-l’apéro on va déguster une Trompeuse en profitant du doux soleil et de l’ambiance conviviale, cool et décontractée du R&R, en attendant Kitty, Daisy, Lewis et C.W. Certains font la siesta, d’autres discutent ou alignent consciencieusement les cadavres de Moinette 75 cl, les gamins s’éclatent à courir dans tous les sens, et un charmant monsieur nous vantent, exactement comme l’année dernière, les mérites de la coopérative laitière bio/circuit court qui tient le stand de white rootsian à trois mètres de notre table. And I feel good.

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20h.. Kitty, Daisy & Lewis! En voilà un combo roots qui vaut le détour! D’une part, parce que la fratrie (oui je sais ça sonne bizarre, vu qu’il n’y a qu’un frère pour deux sœurs) a depuis longtemps passé le cap du «sympathique-mais-annecdotique» combo de reprises surfant sur la mode du vintage (un malentendu, dans leur cas), après avoir intrigué par leur jeunesse, leur polyvalence instrumentale, et leur riche histoire familiale; et d’autre part, parce que leur relativement récent virage vers un truc un plus pop est une réussite totale – suffit d’écouter leur dernier vinyle, Superscope, pour s’en convaincre, une impression confirmée sur scène, malgré les ruptures de rythme inhérentes au multi-instrumentisme du trio. Ce qui pour une fois ne m’a absolument pas gêné, pas plus que le côté enfants très sages et bons élèves appliqués des trois rejetons du clan Durham – au contraire, ce côté laidback et sans aucune prétention ajoute au charme du combo, et on patiente sans problème pendant quelques instants quand chacun change de poste. Un autre super set, donc, avec bien sûr les grands moments attendus, du passage sur scène de leur parrain de coeur, le trompettiste jamaïcain Eddie «Tan Tan» Thornton, à leur incontournable reprise du Going Up The Country de Canned Heat.

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Bon, j’ai faim, assiette cambodgienne ce coup-ci, après un petit tour côté Black Box Revelation, et un premier bilan de cette dixième édition du festival se dessine. Du bon, voire du très bon rock’n’roll sauvage et festif pour se lâcher et libérer les endorphines – et une excellente immersion dans les racines Americana, savourée sans modération, et qui donne furieusement envie d’aller cruiser cet été sur la Blue Ridge Parkway.. Et C.W Stoneking qui est annoncé sur la scène Roots pour le dernier gig de la journée.

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Christopher William Stoneking, l’homme qui sonne à lui tout seul comme un carton de 78-tours de blues, de jazz et de ragtime retrouvé sous une bonne couche de poussière dans le grenier d’un juke-joint paumé au bout d’un chemin sans nom quelque part entre Chicago et La Nouvelle Orléans..

Australien d’origine américaine, Stoneking a connu le succès dès son premier album solo en 2006, et depuis, poursuit son bonhomme de chemin à son rythme singulier: seulement deux autres lps depuis, le dernier, Gon’ Boogaloo, datant de 2014. Guitariste, joueur de banjo, chanteur, mais surtout storyteller, un raconteur d’histoires improbables particulièrement doué pour vous embarquer dans une virée surréaliste, à la frontière du réel et du fantasmagorique, au coeur d’un univers ou se télescope nombre de références datant de la première moitié du siècle dernier. En l’écoutant, on imagine un vieux black sur son porche au pied des plantations, un marin irlandais édenté et alcoolique dans un bouge de Macao, ou un camelot capable de vous vendre n’importe quoi au milieu d’une foire aux manèges..

Le seul parallèle qui me vient à l’esprit, pendant tout le concert, c’est le Tav Falvo des 80’s, période Panther Burns sur New Rose: ces deux artistes partagent le même amour des racines et des multiples variantes régionales de ce qu’on appelle aujourd’hui l’Americana, mais sans le décalage et la distanciation arty de Falco. Stoneking joue ce qu’il aime et chante se qu’il ressent, sans aucune mise en abîme, malgré l’étonnant écart spacio-temporel entre sa musique et l’époque dans laquelle il a émergé. En trio minimaliste, ça fonctionnait du feu de dieu ce mercredi soir à Lessines, et le public (beaucoup de fans flamands, néerlandais et allemands avaient spécialement fait le déplacement) est reparti manifestement ravi.

Une belle conclusion pour ce dixième anniversaire du festival le plus kewl de la région..

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08 mai 2019

Roots & Roses #10, retour sur un début de festival intense!

Il y a une semaine on était au Roots & Roses Festival de Lessines, dixième du nom; un petit retour sur les combos et les performances qui nous on le plus marqué.

Dc Voy @ Roots & Roses #10

Les combos belges étaient bien sûr à l’honneur pour le démarrage du fest, et on a bien aimé le hard rock’n’roll très 70’s de Dc Voy, from La Louvière – c’était carré, solide et l’enthousiasme du chanteur faisait plaisir à voir. J’étais curieux de découvrir l’assemblage The Goon Mat, one-man-band blues-slinger tendance crue et rentre-dedans, plus Lord Benardo, derviche souffleur et harmoniciste façon haricot sauteur (alias Mathias Dalle et Fabian Bennardo des Boogie Beasts) et je n’ai pas été déçu.. Belle claque à l’heure de l’apéro, primitive blues brutal à souhait, invitant à céder un jour de fête aux plaisirs divins de la bonne chère, des produits alcoolisés à base de houblon de qualité, et de la fornication librement consentie (mais entre barbus uniquement).. Bref, un bon shot de roots revisités avec énergie, amour et humour, qu’on peut aussi savourer via l’album que le duo a sorti récemment, le bien-nommé Take Off Your Clothes, qui réjouira sûrement tout bon fan du catalogue Fat Possum.

The Goon Mat & Lord Benardo @ Roots & Roses #10 2019

On se sent vraiment bien à la fin du set des deux zèbres, les batteries rechargées et le sourire aux lèvres, d’autant plus qu’on sait qu’on va dans quelques minutes se retrouver face à l’autre scène, pour un autre duo attendu, The Courettes! Un duo braziliano-danois, vrai couple à la scène comme à la ville, Flavia et Martin Couri ont déjà deux albums à leur actif et une très bonne réputation en live, qu’on ne demande qu’à vérifier. Au programme, garage punk biberonné à toute les bonnes références, Sonics en tête (hé, leurs deux albums s’intitulent Here Are The Courettes et We Are The Courettes..) mais avec un petit plus côté compos (minimalistes mais soignées): une bonne couche de pop sixties venant arrondir les angles et jouer le jeu de la séduction immédiate, plaisir simple du titre qui vous procure le frisson adéquat en deux minutes trente chrono, en vous faisant hocher de la tête, taper du pied et shaker du tailfeather sans arrière-pensées. That’s what I like!

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Martin assure dans le rôle de l’ours mal léché mais débonnaire derrière ses fûts, et Flavia resplendit au centre de l’attention de tout le public, pimpante et sexy comme tout dans sa petite - et vintage, comme sa guitare - robe de saison (c’était le printemps la semaine dernière à Lessines), et manifestement maîtresse du jeu, entre blagues polyglottes et poses fun-séductrices. You got me, impossible de résister au charme et à la fraîcheur du duo, qui a assuré comme une bête jusqu’au final avec leur «seul titre lent, une ballade pour les amoureux», Strawberry Boy, conclu par un vigoureux roulage de pelle en direct, sous les applaudissements chaleureux du public. Hmmmm, The Courettes, quand vous reviendrez dans le coin, dans l’intimité d’un petit club ou d’une petite salle, I’ll be there!

The Courettes @ Roots & Roses #10

Pas le temps de souffler, il est 13h50 et le set des Sadies commence à fond de train sous l’autre chapiteau. Je ne sais pas quelle mouche a piqué les canadiens, mais leurs cinq ou six premiers titres (essentiellement les pistes de leur dernier album en date, l’excellent Northern Passages) sont enchaînés à un rythme de loco en folie! Rien de problématique en soi, c’est juste surprenant, et le contraste entre la brutalité de ce début de set et le look du quatuor, notamment celui de Dallas Good, impeccable dans son costard de représentant de commerce texan vendeur de bibles et d’armes à feu, me met en joie.

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Un univers bien particulier que celui de The Sadies, créant un paysage mental très singulier, mélange de rock’n’roll high-energy, de country fantasmatique et d’Americana hantée, avec au final une musique inclassable quoique très référencée, et c’est là justement le titre de gloire ce ce combo de Toronto: avoir su mixer toutes leurs influences et leurs fantasmes, avec savoir-faire et inspiration, jusqu’à se tailler un son, une image et un rock’n’roll totalement unique et inimitable. Sur scène et sur albums ça donne, depuis bientôt un quart de siècle, un mélange envoûtant de cavalcades psyché-rock toutes guitares dehors et d’instrumentaux westerns épiques et Ennio-Morriconesques, avec ce qu’il faut de ballades déchirantes et de mid-tempos contemplatifs pour changer de braquet et se laisser le temps de savourer l’ensemble à sa juste valeur. Ce gig m’a fait décollé et il m’a fallu quelques minutes à la fin de leur prestation pour retoucher terre..

The Sadies @ Roots & Roses #10

(to be continued...)

 

 

 

02 mai 2019

Roots & Roses #10, bel anniversaire!

Hier c'était le dixième anniversaire du Roots & Roses Festival, à Lessines, à quelques dizaines de minutes de Lille ou de Bruxelles, et on y allait avec autant d'enthousiasme et de curiosité que les années précédentes. C'est là la grande réussite de ce "petit" festival à taille humaine, indépendant à tous les sens du terme, et concocté avec amour par une petite équipe de passionnés épaulés par plus de 400 bénévoles: donner l'envie, édition après édition, de retourner à ce rendez-vous du premier mai quel que soit la programmation, au delà de l'effet d'appel des noms connus en tête d'affiche, avec la certitude qu'on va tomber sur le groupe ou l'artiste dont on a - ou pas - peut-être déjà vaguement entendu parlé mais qui va à coup sûr nous scotcher sur place et nous coller un big fucking grin d'une oreille à l'autre.

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Et cette édition n'a pas déçu! Des claques monumentales et d'excellents moments plus intimistes, on en a eu pour notre Premier Mai, du topnotch folkrock de The Devil Makes Three au country-punk-psyché-western des Sadies en passant par le garage punk ludique et débridé des Courettes, le blues powerhouse testostéroné très fun de The Goon Mat & Lord Benardo, ou le calypso jungle blues décalé de C.W. Stoneking. Le line-up du Roots & Roses a tenu ses promesses, et on est rentré de ces treize heures de marathon roots & rock'n'roll rincés mais ravis.What else could you wish for?!

Bon, j'ai un peu honte de poster mes pov' photos toutes pourrites (promis, un jour j'apprendrai à faire des photos de concerts) mais c'est juste en attendant de compiler quelques adresses de photographes qui ont couvert le festival et ont sûrement dû faire des clichés d'une autre teneur "artistique"! Enjoy quand même.

C.W. Stoneking -The Zombie

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Sadies 1

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29 avril 2019

This Week's Music Video, Spécial ROOTS & ROSES 10ème EDITION - Black Box Revelation, High On A Wire

Dans quelques heures démarrera la dixième édition du Roots & Roses Festival, ce chouette festival belge orienté Americana, Blues et Rock'n'Roll qu'on suit ici depuis maintenant quelques années. Un festival qui évolue et s'épanouit sans heurts, mais dont l'état d'esprit demeure le même: la qualité plutôt que la quantité, que ce soit côté organisation, bouffe (homemade et locavore) ou programmation, mêlant grosses pointures, jeunes pousses à découvrir et révélations récente.

R&RF10 2019

Black Box Revelation en était une, de révélation, il y dix ans, lorsque le duo flamand se retrouvait à l'affiche de la première mouture du Roots & Roses en 2009, et il semblait donc naturel à Fred Maréchal, le head honcho du festival, de les programmer à nouveau cette année histoire de marquer le coup et de célébrer à la fois l'anniversaire de l'événement annuel Lessinois et le retour en force de ce combo fer de lance de la scène belge et solide référence en Europe. Une ch'tite piqûre de rappel avec leur High On A Wire, daté de 2009 justement, en attendant de prendre la route direction Lessines le Ier mai prochain!

The Black Box Revelation - High On A Wire

Roots & Roses #10 2019

22 avril 2019

This Week's Music Video, Spécial ROOTS & ROSES 10ème EDITION - The Goon Mat & Lord Benardo, Roots and Roses

From Liège with leur primitive punk blues et un album produit par Jim Diamond, sorti sur Voodoo Rhythm Rds et sobrement intitulé Take Off Your Clothes, voici The Goon Mat et Lord Benardo, le duo belge chargé cette année de reprendre à sa hot sauce l'hymne officiel du festival Roots & Roses! Enjoy it en attendant de pouvoir se désaper et danser nu sous le soleil du fest le plus hot de Belgique (le staff du festival commande toujours une journée chaude et ensoleillée à la météo pour le premier mai, so, no probs).

The Goon Mat & Lord Benardo - Roots & Roses

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15 avril 2019

This Week's Music Video, Spécial ROOTS & ROSES 10ème EDITION - The Devil Makes Three, Bad Idea + The Bullet

"You and me and the Devil makes three", une vieille expression anglaise invitant à la bringue, au mischief et plus si affinités, et l'origine du nom de ce groupe originaire de Santa Cruz, Californie. Un paquet d'albums déjà, depuis la création de DM3 autour du noyan originel Pete Bernhard (guitare), Lucia Turino (contrebasse) et Cooper McBean (guitare & banjo) en 2002, et une réputation flatteuse dans le milieu de l'Americana qu'on aura l'occasion de vérifier le premier mai prochain à Lessines puisqu'ils monteront à 15h20 sur la scène Roots du Roots & Roses Festival! That's pretty kool..

Deux extraits de leur discog en guise d'amuse-gueules et pour patienter, avec un extrait de leur tout dernier album en date, Chains are broken, paru il y a quelques mois, et un titre tiré de leur second album, daté de 2007.

The Devil Makes Three - Bad Idea

The Devil Makes Three - The Bullet

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08 avril 2019

This Week's Music Video, Spécial ROOTS & ROSES 10ème EDITION- Kitty, Daisy & Lewis, Black Van

La famille Durham incarne à elle toute seule, à la fois la passion toute britannique pour les roots de la musique populaire américaine, et l'assimilation naturelle de celle-ci dans la culture british. Les trois frères & soeurs, Lewis, Kitty et Daisy, donc, se sont forgés une solide réputation dans les circuits rockabilly, rhythm'n'blues et americana ces dernières années, puis ont fini par se détacher de leurs racines familiales avant d'explorer d'autres contrées plus pop et "modernes". Témoin leur dernier et quatrième album en date, Superscope, bien pourvu en popsongs addictives, référencées-mais-pas-trop.. A découvrir sur la scène du Roots & Roses Festival le 1er mai prochain à Lessines, le plus supermidable de tous les fests belges, pile-poil entre Lille et Bruxelles! Be there ou be ailleurs comme un con à te demander mais pourquoi oh my gawd pourquoi t'y est pas allé!

Kitty, Daisy & Lewis - Black Van

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01 avril 2019

This Week's Music Video - Grace Potter & The Nocturnals, Paris (Ooh La La)

Un avant-goût du printemps et d'un été torride? E tout cas une bonne tranche de 70's revisitées, versants hard-rockin' roots, folk & blues.. Grace Potter & The Nocturnals, au naturel, avec une version live très chargée en eye candy de leur Paris (Ooh la la), qui ouvre leur troisième album paru en 2010. Bien content que la petite soeur de Harry ait choisi d'empoigner le manche d'une Flying V plutôt qu'une bête baguette de magicien, non?

Grace Potter & The Nocturnals - Paris (Ooh La La)

Grace Potter And The Nocturnals - Paris (Ooh La La)

04 février 2019

This Week's Music Video - C.W. Stoneking, Zombie

Extrait de Gon' Boogaloo, son album paru en 2014, The Zombie est aussi un beau travail d'animation, dans cette vidéo promo. Le bluesman australien à la voix rocailleuse et au noeud papillon, autodidacte du banjo, de la guitare et du dobro, sera en tête d'affiche du Roots & Roses Festival le premier mai prochain. En bonus, le fameux The Love Me Or Die qui l'avait révélé il y a déjà quelques années.

C.W Stoneking - The Zombie

C.W. Stoneking  -The Love Me Or Die

05 novembre 2018

This Week's Music Video - The War & Treaty, Down to the River

Pour démarrer cette semaine, un duo mari et femme qui commence à faire parler de lui! Gospel, soul, folk, bluegrass & roots music et pas d'esbrouffe, juste quelques instruments et une production minimaliste, c'est The War & Treaty, étrange patronyme derrière lequel se cache le dernier projet en date de l'actrice et chanteuse américaine Tanya Blount et de son mari Michael Trotter. Un ep l'année dernière et un tout nouvel album, Healing Tide, paru il y a quelques semaines, et déjà quelques chouettes vidéos qui circulent sur YT, en attendant d'avoir l'occasion de les découvrir en live.. Enjoy.

The War and Treaty - Down To The River

The War and Treaty - Down To The River

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