Osaka Monaurail à l'Aéronef, Lille, hier soir.
Très bon concert d'Osaka Monaurail au club de l'Aéro ce samedi, dans le cadre d'une soirée Soul Time Party concoctée par la crême des dee-jays lillois créneau Classic Funk & Vintage Rhythm'n'Blues. Les huit japonais d'O.M. ont balancé un gig à haut degré de koolitude même si pas toujours aussi millimétré qu'on aurait aimé: quelques flottements dans le show et un call-and-response entre Ryo Nakata et son band un peu bancal par moments ont parfois fait retomber le soufflé, mais heureusement le groove reprenait vite le dessus, Funk garanti d'époque jusqu'au bout des instruments period-correct, costards sur mesure pour un tribute permanent à Jaaaaaaaaaaaames Brown et à ses coreligionnaires Ray, Isaac, Rufus, Sam & Dave et les autres!
Côté show, le combo assure, Nakata en tête - quand il se glisse derrière son clavier on dirait un Yakusa qui aurait avalé Stevie Wonder jeune, tout cru - mais c'est surtout l'impeccable section de cuivres, mené par le sax tenor Shimon Mukai, qui assure le spectacle et le Big Bad Sound sur la longueur! Quant à la setlist, elle fait bien sûr la part belle au J.B's songbook, mais les originaux des Tokyoïtes tiennent la route sans problème; mention spéciale au groovy-à-mort (She's a) Fruit Basket, Brownien en diable, tiré de leur dernier album, Riptide, sorti cet été. "Move your ass and your head will follow", comme disait l'autre, et ça c'est encore vérifié lors de cette soirée Soul Time Party. DJs Brother Jam, Joe Tex & Caroll, excellente initiative, play it again Sam, rebelote quand vous voulez!
Little X Monkeys + Scott H.Biram au C.C.René Magritte, Lessines, hier soir.
Back to Lessines quelques mois après le Roots & Roses édition 2014, et quasiment au même endroit, puisque le centre culturel se trouve à un jet de canette à peine du terrain dévolu au festival. On avait tellement aimé les 'Monkeys en Mai dernier qu'on était retourné les voir aux Fêtes de Gand cet été, et l'occasion se présentait à nouveau, avec cette première partie, de se remettre une bonne dose de first-choice Americana / Bluegrass dans les esgourdes. Et comme d'hab, on s'est retrouvé frustré - 45 minutes de gig, c'est beaucoup trop COURT! Marjorie, François et le reste du groupe ont assuré comme des bêtes, avec leurs déjà classiques et quelques pistes de leur tout nouveau CD et premier véritable long-jeu, Mystic River, belle collection d'originaux (My Louisiana est un hit dans mon salon!) fleurant bon leur amour immodéré de la culture musicale américaine la plus roots. Bon, on leur donne encore quelques mois pour étoffer leur répertoire et nous faire la totale sur une heure et demie..
Scott H.Biram, from Austin, Texas, a déjà un paquet d'albums à son actif, et une vie encore plus remplie. En général, j'ai un problème avec la plupart des one-man-bands actuels aussi bien sur disque qu'en concert - trop d'esbrouffe, trop peu de souffle et d'inspiration derrière le gimmick. Mais Scott a du vécu, du true grit, de l'épaisseur et ce qu'il faut de talent et de grande gueule (facile, c'est un Texan), pour assurer son country-punk-blues biberonné au off-brand whiskey, au vin rouge et à la bière, et pour tenir la route sur la longueur d'un set en tête d'affiche. Quand Scott se lache au micro et à la six-cordes, ça racle, ça snarle, ça éructe et ça avoue sa passion pour Woody Guthrie et Muddie Waters entre deux folkblues déchirants d'honnêteté et trois rock'n'rollers hargneux comme un rattler en pleine mue coincé sous la benne du pickup truck..
Assis face au public et planqué derrière casquette et barbe de trucker, Scott a donc aligné une floppée de titres de son tout récent et très bon Nothing but Blood, plus ses quelques standards persos et autres anecdotes bien salées, concluant avec sa version de I see the light une bien cool soirée roots 'n'roll de plus in Lessines!
Béthune Rétro 2014 Reboot - Trois Deuce Roadsters à tomber..
Béthune Rétro 2014 - Buick Skylark 70's
Béthune Rétro 2014 Again - Un belle Ford Fairlane 1958 hardtop Sedan
Béthune Rétro 2014, la suite - For Chevy Lovers Only..
Jolie petite Triumph
50th Anniversary of the Ford Mustang, Esplanade, Lille - Ford Mustang Rock'n'Roll
Le Top Five de mes Mustang Songs Favorites!
Impossible de ne pas associer la première Pony Car de l'histoire et le rock'n'roll, la surf music et le rhythm'n'blues du même vintage, et j'ai encore en tête le glouglou caverneux des V8s au ralenti à l'Esplanade de Lille il y a quelques jours, tout autant que le riff fou furieux du Boss Hoss des Sonics l'autre soir à Lessines, donc, c'est partie pour la playlist «Ford Mustang Rock'n'Roll» de la semaine !
Green Mustang – The Breadmakers
Pretty-Things-like Rhythm'n'Booze Rock'n'Roll de haute tenue par un classieux combo d'Australiens (Melbourne) amateurs de films noirs classiques, de belles carrosseries et de British Beat racé et stylé. Clin d'oeil à Wilson Pickett et aux bands des 60's tout autant qu'hommage à la sexy petite 'Stang, ce titre me fait toujours autant sauter au plafond aujourd'hui que l'année de la sortie (1996) de Cool!, double album vinyle autoproduit, auto-pressé et auto-gondolé courtesy of Corduroy Records & Detective Agency, sur lequel il ouvrait la face «D», juste avant «Don't need no doctor» et «Jet Black Cadillac»..
«Everybody loves my car.. and they love me too,
And you know why, Honey ?
'cause it's a grooooover.. it's a bit of a mover, too, ..Oow !
...Rev it up ! Rev it up !!!»
Mustang Sally – Sir Mack Rice / Wilson Pickett
Autant l'original que sa version soulsister survitaminée et accélérée par Wilson « the Wicked » Pickett ! Un monument de R'n'B groovy à souhait et possiblement chargé en double-sens coquins. La version contemporaine et blue-eyed soul par les Young Rascals, beaucoup plus lente with keyboards, fonctionne aussi très bien à certaines heures de la nuit (blanche)..
«I bought you a brand new mustang 'bout nineteen sixty five
Now you come around signifying a woman, you don't wanna let me ride.»
Move Out Little Mustang – The Rally-Packs
Juin 1964. A peine quelques semaines que les premières Mustangs sortent des usines de la FoMoCo que P.F. Sloan et Steve Barri, prolifiques songwriters pour une foultitude de groupes de la côte ouest, entre autres - dont le fameux duo surf pop Jan & Dean – s'inventent un nom de groupe sybillin le temps de pondre ce single à la gloire de la petite Ford. L'archétype de la récupération pop mainstream de la surf music craze de l'époque, et une petite perle qui revient souvent sur ma platine depuis que j'ai mis la main il y a quelques années sur cette fabuleuse compil' qu'est Surf'n'Tunes! - Original Rare '60s Surf/Rod Classics, Volume 4 dans la fameuse quoique qu'inégale série des compilations Pebbles.
«When I finally caught up to her I heard her say,
"I dig your Mustang honey, you going my way?"
Well she'll race no more, now I guarantee,
Cause from here on in, she rides with me.»
Hopped-Up Mustang – Arlen Sanders & the Pacifics
1964 toujours, un one-shot pour ce 45 tours qui vaut de l'or aujourd'hui. Basiquement, un instrumental surf bien swinguant sur lequel Arlen Sanders pose ses vocaux parlés – rappés - à la gloire de sa 'Stang gonflée, avec moult détails techniques et jargon hot-rod period-correct. L'histoire est classique, un type se paye une sportive flambant neuve «purrin' like a kitten», la transforme en street-machine débordante de horsepower, fait le zouave sur la route et se retrouve poursuivi par un hélico de police avant de finir au poste pour la nuit, because son paternel refuse de payer sa caution.. Addictif comme c'est pas permis, avec bruits de moteurs et crissements de pneus en prime!
«A Ford Mustang, modified to set the pace,
Man I can hardly wait to to get out on a race!»
Mustang Ford – Marc Bolan
La version T-Rex, folk acoustique dépouillée de 1966 est excellente, mais je préfère de loin celle de 81 - overdubbée et glam-rockisée post-mortem - sur You Scare Me to Death !, l'album posthume sorti quatre ans après la mort de Bolan sur le siège passager de la Mini GT conduite par sa girlfriend Gloria Jones, of «Tainted Love» fame. Et les lyrics sont faciles à chanter sous la douche pour un français:
«My my my my my my my my
my my my Mustang Ford!»
Bonus Track :
Boss Hoss - The Sonics
Hors-sujet, je sais, la chanson date de 1965 et la première Boss 302 est sortie des chaînes de Dearborn en 1969, mais le parallèle est trop tentant, surtout que les cinq angry teens ont dû, à l'époque, en voir circuler, cruiser - et participer au Grand-Prix-des-Feux-Rouges-du-Samedi-Soir - des caisses hot-roddées et des proto-muscle-cars, dans leur banlieue de Tacoma, dont sûrement dès 65 un nombre non-négligeable de 289 hi-perf et autre Shelby Cobras.. et les lyrics collent pile-poil de toute façon:
«Everybody is so jealous at me
One look and you can see
With this car I just can’t lose..»




























































































