Buick Electra 225 1969
Un dimanche à Béthune...Rétro 2013 - part 1, the Beetle Selection
Bon, pour sortir ce weekend, on a hésité entre Béthune, Kit Carson County, Colorado, U.S. of A, et Béthune, Pas-de-Calais, France. Faisait beau et chaud (34°) dans le Colorado, mais c'était un peu loin.. Et Béthune Rétro, même sous "averses orageuses", c'est toujours potentiellement kool. Peu de caisses (vraiment) intéressantes par rapport à il y a quelques années, mais j'ai quand même craqué sur quelques belles classiques, à commencer par cette belle brochette de Cox pre-70s droppées à mort, avec galerie et jantes tôles à baby-moons...
Et pour terminer, ma préférée - je suis tombé en arrêt place Lamartine devant ce splendide exemplaire importé des Pay-Bas il y a un an: intérieur complet et moteur impeccable, jolis accessoires, droppage qui tue, baby-moons sur jantes tôles élargies, train avant rétréci, et une teinte discrète mais classe..
Son jeune et heureux proprio rêve quant à lui d'un combi late-50's! Tiens, ça m'a rappelé une autre Beetle vintage, shootée sur le parking-lot du mall de Page, AZ - En version stock, mais avec l'accastillage US typique.. Jolie aussi, celle-ci!
Béthune Rétro 2013 - La première sortie officielle de la fabuleuse Deuche Working Tool!
Un travail titanesque sur une base française aussi évidente que facilement "ratable", pour un résultat qui allie bon goût, références subtiles et maîtrise parfaite des codes de la Kustom Kulture! C'est la fantastique 2CV "Working Tool" de Mika des Asphalt Burners, un classique projet de daily driver qui a dérapé vers le full custom job avec au final un leadsled qu'on imaginerait autant descendre et remonter Main Street on saturday nite que sur la ligne de départ de Bonneville pour un speed trial sur le lac salé.. Un travail de dingue d'autant plus impressionnant que réalisé à 200% dans l'esprit homemade / do-it-yourself fidèle au début du hot-rodding, façon "backyard engineering", comme on peut s'en rendre compte en suivant dans le détail la construction du monstre depuis plus d'un an sur le forum de Hot-Rod.be ici et ici.
Une Cadillac, un coupé..
Devant la mairie de Dunkerque et en attendant les jeunes mariés, une sculpturale Caddy 1955, two-tone blanc sur jaune pâle, V8 331.c.i. / 250 ch. - l'un des 33300 Coupe de Ville produit par Cadillac cette année-là ! Sexy à mort avec tous ses gizmos (dont l'Autronic Eye visible à travers le pare-brise, en bas à droite), ses whitewalls larges, son continental kit démesuré version roue de secours visible, et ses fenders skirts d'origine...
J'aime ce genre de rencontres impromptues le matin en allant faire mon marché..
Tiens, du coup ça m'a donné envie de playlister mes 5 chansons favorites thématisées "Cadillac" en rentrant..:
1/ Johnny Cash - "One Piece At A Time"
(Le top du top et l'humour du Man in Black..)
"Well, I left Kentucky back in '49
An' went to Detroit workin' on a 'sembly line
The first year they had me puttin' wheels on cadillacs.."
2/ The Stray Cats - "Look At That Cadillac"
(Souvenir d'ado)
"Rolling down the avenue, I'm gonna get me a cadillac too
If it's the last thing I do"
3/ Vince Taylor & His Playboys - "Brand New Cadillac"
(Souvenir de kid)
"Well my baby drove off in a brand new cadillac.."
4/ Southern Culture On The Skids - "Voodoo Cadillac"
(Indispensable country-fried white trash pour rire)
"I got 8 slappin' pistons right here under my hood"
5/ The Didgits - "Gold Eldorado"
(motorpunk avant l'heure; il y a une chanson-hommage à Evel Knievel sur l'album,
dont la pochette se résume en outre à un splendide emblème Super Bee en gros plan!)
"Just doin' it in my gold Eldorado, Waxin' it down and a shinin' for you,
Big bad gold Eldorado, My long Eldorado gonna make you feel good"
Un Container Van et une Triton, please!
Croisés ce matin à Plymouth (Devon, UK) un magnifique et rare Split Container Van ex-armée australienne, de 1964, fraîchement restauré et en cours de transformation intérieure en café-salon-de-thé ambulant. D'après son enthousiaste proprio, il n'y en a que deux de ce type en Grande Bretagne (1964 vintage et conduite à droite), dont l'un déjà tranformé en foodtruck il y a quelques années (the "Chilli Gone Barmy"!). Plus sur le second exemplaire ici et ici.

Un peu plus loin, en arrivant au Barbican, je tombe sur ce splendide Triton, le bitza favori des Rockers anglais des sixties, à savoir un classique moteur de Triumph dans un cadre de Norton, avec cette inimitable saveur de café-racer pur-jus. Le proprio visible derrière posait fièrement à côté de sa bécane.
Le Roots & Roses Festival de Lessines, Belgique, 1er Mai 2013
Quatrième année, quatrième édition pour ce grand « petit » festival belge avec tout ce que l'expression peut sous-entendre de positif et d'attrayant : un événement à taille humaine, loin des gigantesques barnums de l'été, qui ont toujours leur intérêt propre, certes, mais qui peuvent aussi lasser. Ici, à l'instar du Sjock Festival de Gierle, autre « petit » fest ultra-spécialisé bien kool, R&R est basé sur une idée simple, fédératrice mais ouverte : le Blues, est ses rejetons plus ou moins roots et/ou turbulents, 12 heures d'affilées, sur deux scènes en alternance, avec en bonus tout ce qu'on aime chez nos voisins belges dès qu'on parle de concert en plein air!
A savoir, une organisation aux petits oignons, efficace et sans parano, et une foultitude de bonnes idées toutes bêtes mais qui font la différence : bouffe bio / locale variée et de qualité, système de toilettes d'une rare efficacité, espace shopping bien vu, transats à disposition pour profiter de la prairie et du soleil entre deux gigs, un tout-sous-chapiteau en cas d'intempéries, et même un stand thé/café/pâtisseries maison pour les p'tits creux – mention spéciale à la version Lessinoise du Cheesecake – Yummy !
On avait testé l'année dernière lors de la troisième édition, alléché par une affiche pleine de promesses (Bob & Lisa, Jon Spencer Blues Explosion,...) et on avait gardé un excellent souvenir de cette première expérience, notamment le gig impeccable du toujours pétulant Barrence Whitfield et de ses Savages, et une découverte de taille, Romano Nervoso – un généreux combo local à découvrir absolument !
La découverte, c'est précisément l'accroche principale de R&R : au delà des têtes d'affiches susceptibles d'attirer les aficionados (The Godfathers, The Jim Jones Revue et The Stranglers cette année), l'objectif du festival est surtout de faire découvrir à un plus large public des groupes jusqu'ici malencontreusement et injustement restés sous les radars, et ce dans des styles ou sous-genres à priori peu porteurs : blues dans toutes ses acceptations, mais aussi bluegrass, hillbilly, Americana au sens large – le genre de trucs parfois considérés comme définitivement out (surtout dans notre bel hexagone) mais qui, si on est un minimum à l'écoute de l'air de temps, connaissent un revival dynamique et inspiré ces dernières années.
De fait, c'est moins la frange garage-punk rock'n'roll de la programmation qui nous a séduite cette année, que les combos portant haut les couleurs d'une Americana narquoise et déjantée... mais de toute manière ça fait déjà quelques années qu'on a pas entendu un vrai bon groupe garage, right ? Madé J, jeune trio local potentiellement prometteur, a certes payé ses dues à la sainte-trinité Sonics/Stooges/MC5, mais pêche encore par excès de sagesse; un set techniquement parfait, mais que tout cela est convenu et propret ! Allez, on espère pour eux que l'âge et l'alcool leur apporteront ce qu'il faut de vices, de sexe, de rage et de violence pour vraiment nous décoller la pulpe du fond..
Quant à Jim Jones et sa Revue, dire qu'on est pas ressorti enthousiasmé de leur perf tient de la litote – toujours le même problème avec 90 % des groupes British d'aujourd'hui : Look et pause impeccables et aucune chanson digne de ce nom !!! Autre petite déception avec l'annulation du set des suisses de The Hillbilly Moon Explosion, j'attendais avec impatience de me frotter en live à leur rockabilly à la fois roots et innovant. Too bad, et partie remise je l'espère.. on s'est consolé avec une verre de Roses, la kriek spécialement brassée pour le festival, et les pétillantes performances de Larry & his flask et de Urban Voodoo Machine, pile-poil ce dont on avait besoin pour se mettre en jambes à l'heure de l'apéro..
Non, la vraie claque est venue de deux formations quasi-inconnues par chez nous. Slim Cessna's Auto Club, tout d'abord, from Denver, Colorado, mine de rien 20 ans d'existence et un paquet d'albums sous le collier, a envoûté le public avec son très étrange homebrew d' American Gothic gospel country rock habité et intriguant, archétype du Denver Sound depuis la séparation de 16 Horsepower. Le genre de truc improbable et inattendu qui mixe country, rock'n'roll et inspiration-imagerie gospel tendance Tent Revival (manquait plus que les serpents à sonnettes tenus à bout de bras). Et en plus, ça fonctionne ! Malgré les références incessantes à Jeezuss (potentiellement agaçantes pour les athées pratiquants et autres mécréants) et surtout grâce à l'incroyable charisme du duo de chanteurs-screamers-imprécateurs formé par Slim et son partner Jay Munly, le sextet a emporté l'adhésion et déclenché ovations et yeehaws à l'heure normalement dévolue à la siesta.
Autre formation hors-norme - on les croirait sortis d'un épisode de Justified et d'ailleurs ils déboulent tout droit des collines de l'Indiana.. - le Reverend Peyton's Big Damn Band, à savoir le Rev lui-même, barbe biblique et corpulence de trucker, Breezy, sa meilleure moitié, à la washboard, et Aaron “Cuz” Persinger aux drums, soit un power-trio donnant dans le hillbilly country delta blues revisité high energy ! Ça faisait aussi un moment que leur « Clap your Hands » nous faisait frapper des mains, stomper des pieds et hurler out loud à chaque écoute, et on attendait avec impatience de voir ce que ça pouvait donner sur scène.. Pas déçu, on a été ! Gouaille et sens inné du show, solides compos entre tradition et rafraîchissement du genre, quelques pauses entre deux titres le temps pour le Rev de nous raconter deux trois anecdotes sur sa collection de guitares amoureusement bricolées et sur sa passion pour Charlie Patton – Pas de doutes, le trio sait jouer avec son public et l' associer à son amour immodéré pour le blues des origines, et ses cousins folk, bluegrass and co.
Bilan très positif donc, pour ce festival hautement recommandable à tout point de vue. Pour peut que vous soyez un tant soit peu branché blues et dérivés pas trop sages, le R&R est dors et déjà un must à inscrire sur vos tablettes; facile, d'ailleurs, la date – le 1er mai - est toujours la même d'une année à l'autre !
Tournai Again - Pontiac Catalina red-on-red ragtop
Tournai toujours - Ford Thunderbird 1966 Landau
Produite entre 1964 et 1966 à 236613 exemplaires en coupés et en cabriolets, la T-Bird quatrième génération n'a plus rien d'une sportive (les versions musclées de la Mustang ont pris le relai de ce côté là), même avec son 390c.i. de 300 chevaux ou l'optionnel 428c.i. de 345 hps. Par contre elle demeure un coolissime highway cruiser et l'une des plus désirables personal luxury cars des sixties. Et en version cabrio, le top du top pour découvrir le grand ouest américain et ses déserts.. Demandez à Thelma, Louise, Sailor et Lula!
Tournai toujours - Delivery Good!
Occasion à saisir - Voiture de collection!
Chevelle 1968 4-door Sedan, (presque) complète, matching numbers, à emporter dans l'état.
A oui, un petit détail, la voiture est, euh.., "garée" sur le trottoir, sur Pa Thon Road, à Ayutthaya, Thaïlande...
Bon, plus sérieusement, cet abandon manifeste d'une caisse qui, de toute évidence, roulait encore il y a quelques mois est probablement dû aux abominables inondations qui ont dévasté la région l'année dernière. Une pensée pour les victimes..
















































































































