Tonic Tuesday: The Who, Call Me Lightning
Call Me Lightning, The Who en 1968 et en single.. un de mes titres favoris du groupe, en boucle pour la journée! Enjoy.
Call Me Lightning, The Who en 1968 et en single.. un de mes titres favoris du groupe, en boucle pour la journée! Enjoy.
Sorti officiellement il y a trois jours, le huitième et dernier album en date de Pokey LaFarge, Rock Bottom Rhapsody, nous aidera à nous consoler de l'annulation le premier mai prochain du Roots & Roses 2020, où le groupe du Saint-Louisianais était à nouveau programmé cette année. Partie remise, n'en doutons pas! En entendant, Fuck me up and enjoy it..
1966, Orlando, FLoride. Un parfait exemple du groupe qui fut "big in his own backyard" mais qui ne réussit jamais à atteindre les charts nationaux, We The People a quand même marqué les esprits, via un paquet de bons titres dont cet iconique My Brother, The Man, percutant garage punker de deux minutes et des poussières, addictif en diable et d'ailleurs repris décennies après décennies par moult garage bands autour de la planète.
Mais ce qui distinguait ce combo de leurs milliers de contemporains, c'était la capacité du couple de têtes pensantes/compositeurs Wayne Proctor/Tommy Talton à pondre des originaux - aussi bien des r'n'b rockers sauvages que des pistes nettement plus pop voire proto-psych - tout à fait à la hauteur de ce dont les meilleurs British bands étaient capables à la même époque. Une oreille à l'excellente compil' sortie par Sundazed Rds il y a quelques années, et à des titres comme You Burn Me Up And Down ou Mirror Of Your Mind suffit à convaincre!
Un single en 1966, un nom intriguant, Just Too Much, un garage rock assez atmosphérique, c'est à peu près tout ce qui reste de ce mystérieux combo de Los Angeles aujourd'hui.. Ce Come Back, face-B de She Gives Me Time (exhumé sur le volume 8 de Back From The Grave il y un bail), n'a bien sûr rien à voir avec le titre des Beatles, mais mérite cependant toute notre attention! Enjoy the Mood.
On ne remerciera jamais assez les anglais d'avoir inventé la Northern Soul.. Sans eux, sans tous ces dee-jays curieux et "inventeurs" - au sens premier et archéologique du terme - de ces incroyables singles de rhythm'n'blues et de early soul music dénichés au fin fond des caves et des entrepôts oubliés de centaines de record-stores et de studios d'enregistements américains, sans tous ces danseurs et danseuses british qui se ruaient dans les clubs du nord de l'Angleterre pour se lâcher sur les dancefloors, on n'auraient jamais eu l'occasion de découvrir et redécouvrir encore et encore ces fabuleuses pistes injustement oubliées. Un exemple supplémentaire avec cette pépite signée Little Ann Bridgeforth, native de Chicago émigrée dans le Michigan qui ne connu aucun succès à l'époque, mais qui fini par traverser la Marre, un an avant son décès en 2003, pour enfin jouer devant un public de fans et de connaisseurs.
Lean Lanky Daddy fait partie de ces pistes désormais incontournables qui ont définitivement trouvé refuge sur le Net, et qui ravissent quotidiennement les accros au Sound of Black America.. Merci les Britons, merci Ace / Kent Records!
Merci les Britons, merci Ace / Kent Records!
Chanteur de gospel originaire de Los Angeles, Frankie C. Springs fit quelques incursions dans le rhythm'n'blues et la soul et collabora notamment avec Billy Preston. Ce chouette single fut le seul qu'il enregistra, en 1965, sous le nom de Frankie Karl And The Chevrons. Hold on and enjoy the Kewl.
Frankie Karl And The Chevrons - You Should'o Held On
1966. Nous sommes dans le Michigan, Macomb County, à Saint Clair Shores, en banlieue de Detroit. Une bande de gamins se choisit comme nom - comme des dizaines d'autres à travers le continent nord américain - The Illusions, sort ce killer 45trs Wait Till The Summer b/w City Of People, et disparaît dans les limbes. Aujourd'hui, il reste cette petite bombacita garage punk pur jus, un stomper de première avec des lyrics kewlissimes!
"When i walk the streets, the people stare and laugh at me, they put me down - Hey Hey Hey!
I just act serene and tell them don't you mess with me don't put me down - Hey Hey Hey!
If they want to laugh and stare, go ahead 'cause I don't care!.."
Killer, j'vous dis..
From Nowhere (Andover, dans le Hampshire, en fait) un album qui démarre avec une bombe, Wild Thing, killer proto-punker qui tétanisera droits dans leurs boots générations après générations de rock'n'rollers aux quatre coins de la planète.. puis une chanson pour chat(te) toute mimine, The Kitty Kat Song, histoire de séduire les minettes, et vlan, une nouvelle baffe dans la gueule en guise de piste n°3 avec ce Ride Your Pony, vigoureuse cover - écrite par Naomi Neville - du génial Lee Dorsey.. On est en 1966, et c'est comme ça que commence le second album des Troggs, seminal combo britannique monté au début des sixties par Reg Presley et Ronnie Bond, qui trône désormais au panthéon du rock sauvage et des ses rejetons les plus turbulents, garage et punk en tête. Enjoy the Joyride.
Commencer le weekend en douceur mais avec kewlitude, avec Greazee pt.1 & 2, un early instrumental de Billy Preston (1963 sur son premier lp, 16-Yr. Old Soul, re-publié en '68 en single avec la pt.2 en face-B)..
Billy Preston, c'était l'homme derrière le clavier du piano, du Hammond B3 ou du Fender Rhodes, sur les enregistrements de quasiment tout le monde, des 60's à sa mort en 2006. Ray Charles, les Beatles, Little Richard, les Stones, Sly & The Family Stone, Eric Burdon, Aretha Franklin et une floppée d'autres ont fait appel à lui et à ses doigts magiques, mais Preston a aussi eu une prolifique carrière solo. Enjoy the Groove.
Pas facile de (re)trouver aujourd'hui des infos fiables sur ce très discret combo de Sacramento, qui avait sorti cet excellent premier lp, intitulé Free Energy, en 2004 sur ALive Rds. Même le site Discogs.com demeure très évasif (et incomplet) sur le sujet, c'est vous dire.. Mais, bon, le combo à géométrie variable - aujourd'hui on appelerai ça un collectif - de Mike Diaz, le guitariste et tête pensante du groupe avait déjà à l'époque une capacité auto-promotionnelle inversement proportionnelle à son talent; ce qui explique sûrement pourquoi les compos et albums de The Red Tyger Church sont relativement difficiles à traquer.. Et c'est bien dommage, car le très personnel high-energy psyché-folk--garage Stonien seventies du combo, “Like Ike and Tina Turner backed up by Blue Cheer or something,” disait Diaz, mérite encore le détour presque vingt ans plus tard. Enjoy the Free Energy of Angie Vampyre..
The Red Tyger Church - Free Energy
The Red Tyger Church - Angie Vampyre
Des fois faut pas aller chercher bien loin pour trouver la piste qui va vous mettre en joie et vous accompagner toute la journée ou toute la semaine.. Si je vous dis Teenage Kicks, The Undertones, 1978.. Yep, ça marche à tout les coups! On a beau connaître le titre par coeur, la fraîcheur et le peps de cet incontournable classique power pop punk, hymne non-officiel de Derry, Ireland, vous harponne les esgourdes à chaque écoute. Kick out!
The Undertones - Teenage Kicks
Bon, cherchez plus, j'ai trouvé le remède miracle.
The 'Gurus, live en 1997 pendant leur tournée d'adieu - et le reste du triple-CD Director's Cut (Le live Bite The Bullet, la compil' de passages radio Doppelgänger et celle de raretés et outtakes Bubble & Squeak) vous soignera tout aussi efficacement..
Have a nice weekend y'all.
The Hoodoo Gurus - Doctor Rock
il y a un mois j'avais déjà posté deux titres des Wailers, deux instrumentaux bien saignants, mais là, en réécoutant leur second album, le live de 1961 paru sur Etiquette - le label qu'ils venaient eux-mêmes de créer - et intitulé The Fabulous Wailers At The Castle, j'ai recraqué sur cette fantasmabuleuse cover du I Idolize You de Ike & Tina Turner, et en particulier sur la voix de Gail Harris, la jeune chanteuse de quinze ans qui, avec Rockin' Robin' Roberts (of Louie Louie fame), fournissait les vocaux sur la plupart des titres chantés du groupe. Gail Harris n'a pas vraiment fait carrière par la suite, mais sa performance sur cet album lui vaudrait sans problème une place de choix dans un hypothétique hall of fame du Pacific Northwest Sound!
The Fabulous Wailers feat. Little Gail Harris - I Idolize You
Th' Losin' Streaks! Ils ont un nom bien punk ("Les Spirales de la Défaite") et qui claque bien, ils viennent de Sacramento, Californie, ils avaient sorti un premier album (Sounds of Violence) et un ep (Beg, Steal or Borrow) tout à fait dignes d'intérêt en 2004 et 2005, puis plus rien jusqu'en 2018 et ce second lp chez Slovenly Rds, l'excellent This Band Will Self-Destruct in T-Minus. Aujourd'hui, lls balancent toujours un garage punk rock'n'roll de haute volée, quelque part entre - s'il faut absolument aller chercher des figures tutélaires - la réjouissante brutalité des Miracle Workers et le sens du riff qui tue des Nomads. C'est vous dire si c'est bon.. And last but not least, la good news c'est qu'ils passent par chez nous, à Courtrai, le 11 mai prochain! Fuck Yeah, ça va rebondir sévère contre les murs du Pit's..
Th' Losin' Streaks - Too Late