Et donc en remontant vers la gallerie du magasine Polka je passe devant la concession Harley juste après Chez Janou (plus de 80 Pastis différents à tester!), et en jetant un coup d'oeil dans l'arrière-cour je vois un truc rouge qui dépasse.. Un joli petit bobber / chopper dans son jus, dépouillé, peinture un peu passée et quelques pocs mais une bonne bouille et un bon feeling, de la selle mono craquelée aux garde-boues raccourcis, en passant par la feuille d'or sur le peanut tank, le sissy bar (très) homemade et le cadre d'origine autour du gros Speed Twin. Plus le petit détail qui tue et qui me fait toujours tripper: ici, le petit sticker American Indian Movement ("Remember Wounded Knee"!) collé sur le réservoIr d'huile.. Un import récent, je suppose, au vu des registration stickers encore présents sur la plaque d'immatriculation californienne. Love it.
Une nouvelle rétrospective William Klein à la galerie parisienne du magasine Polka, pour célébrer le 90ème anniversaire du bonhomme? Je suis preneur, c'est toujours un kiff énorme de pouvoir observer en détail les clichés du "plus français des photographes américains". Et en plus on s'est fait un petit plaisir avec le bouquin auto-produit et numéroté de David Nissen, Deep Night, consacré au clichés de nuit réalisés par ce photographe qui travaille aussi dans le cinéma (il est directeur de la photographie) et qui a un truc pour capter les atmosphères nocturnes.
Exposition William + Klein, galerie Polka, Paris, jusqu'au 36 mai 2018.
Hey! Hey! Hey! C'est mardi matin, fait beau, on bosse pas aujourd'hui, time to dance comme un malade autour de la table du petit déj' sur fond de mighty HOODOO GURUS!!!! Yeah, mate, le meilleur groupe de rock'n'roll du monde de tous les temps dans ma rue depuis 35 ans!!!! Un extrait de In Blue Cave, leur septième album, paru en 1996, avec ce Son-of-a-Gun, chanson à thème classique - le loser qui bute un gars et qui une fois en taule n'en peut plus de ressasser sa propre bêtise - revitalisé ici par l'humour et les traits d'esprit de ce grand songwriter qu'est Dave Faulkner. Une plage qui me fair danser le Do The Kamikaze Pilot à chaque écoute. Enjoy.
Quatre punkettes relookées pinup 3.0 et un titre bien addictif façon Joan Jett / Runaways meet Rancid pour commencer cette semaine de boulot raccourcie, avec le temps qu'il fait on va à la plage, se la jouer Beach Party With Guitars? Yeahup, motherfuckers! Civet a sorti une poignée d'albums et de EPs entre 2000 et 2011 et ce Son of a bitch, paroles stupides, refrain accrocheur et pop sucrée sous la badassitude, est parfait pour une soirée décervelée on the beach. Enjoy.
J'étais en train de casser la croûte à l'ombre au milieu de la belle pelouse qui faisait office de parking à côté du meeting quand une belle brochette de muscle-cars a fait son apparition, dont cette splendite Dodge Charger Road/Track de 1969, teinte verte métallisée éclatante sous le soleil printanier contrastant joliment avec le toit vinyle et le capot racing noir mat surmonté d'un énorme scoop, suggérant, tout comme les sigles R/T dispersés aux endroits stratégiques (et même sans les emblématiques Bumble-Bee stripes autour de la malle arrière), la présence au minimum d'un big block 440 Magnum de 375 chevaux.
Impossible quand on croise "en vrai" un pareil engin de ne pas penser instantanément à tous ces films et séries TV qui nous on fait vibrer quand on était môme, de Bullitt à Dirty Mary, Crazy Larry en passant par The Dukes of Hazzard et sa fameuse General Lee..
Première surprise en arrivant sur le site du festival cette année: le nombre de tentes et de stands a notablement augmenté, et en plus des incontournables vendeurs de fringues, bijoux et vinyles on peut aller goûter et se renseigner sur les productions locavores, bio et autres, et entamer l’apéro en toute bonne conscience à coups de bière locale ou de shots de White Rootsian, version lessinoise, équitable et ad hoc du White Russian cher au Big Lebowski!
Dead Bronco
Mais faut assurer en termes de tempo, et arrivé presque à la fin du set de Yak, jeune trio anglais garunge et turbulent (mais classe, fallait oser balancer sa guitare dans le public et laisser le soin à un spectateur d’exécuter le solo du dernier morceau..), on a juste le temps de se précipiter au pied de la scène Roots pour découvrir Dead Bronco en live. Ce gang de Bilbao mené par le floridien Matt Horan annonce un mix à priori détonant à base de swamp country punk goguenard et de hardcore sanguin, qu’ils ont d’ailleurs rebaptisé Americana Sludge, et effectivement ça démarre fort, ça saute dans tous les sens et ça mouille le maillot (enfin façon de parler, le combo se retrouve torse nu - beaux tatouages - au bout de deux morceaux..), mais j’ai du mal à accrocher: pas assez de titres vraiment saillants et un léger problème de timing à cette heure encore matinale empêchent le gig de décoller vraiment, et au bout de quelques morceaux je préfère aller casser la croûte après un petit détour par la scène Roses ou le monolithe Fifty Foot Combo commence son set à fond de train.
Fait beau, le soleil brille, les nuages ne font que passer et je me dis pendant qu’on s’installe face à nos assiettes que ce festival a définitivement un truc particulier: une espèce de feelgood vibe indéfinissable mais bien réelle qui se reflète sur les visages ouverts et réjouis autour de moi et dans les attitudes anti-bullshit des festivaliers, une ambiance bon enfant, voire familiale, qui fait autant partie de l’ADN du festival que le concept «formes modernes de folk, blues, rock’n’roll, garage» qui lui sert d’étendard.
Bon, cépatouça mais faut pas trop tarder à regagner le chapiteau Roots, si on veut profiter du gig de J.D. Wilkes, de retour au R&R avec ses Legendary Shack Shakers en backing band, avant la très attendue brochette Darts / Left Lane Cruiser, dans la foulée. Mais first things first, un passage par le stand de La Trompeuse s’impose! Gouleyante et bien équilibrée la 33cl. se laisse déguster sur la longueur et s’avère un digestif tout à fait adéquat pour accompagner J.D.Wilkes et son retour aux racines Americana, un virage souhaité si on en croit ses interviews récents. Et ma fois, ça marche encore mieux que LSS tout court, à quatre sur le stage avec drumkit minimal, contrebasse slappée et guitare rockab’ / slide très en avant, plus le J.D. qui se lâche en version bateleur de foire tout en grimaces et gesticulations pour un show ultra énergique et entraînant. C’est très bon, tout ça!
Le gig à peine terminé je me faufile jusqu’au pied de l’autre scène, damned, la fosse photographes est bondée – on se demande pourquoi (grin..) - oh yes, The Darts, Baby! La température est montée d’un coup, et je ne parle pas de la météo locale, hein! Faut dire que les quatre Fléchettes jouent à fond la carte rock’n’roll gurls ultra-sexuées, look d’enfer et poses félines, et y prennent manifestement plaisir en plus! Mais attention, ladies and gents, on est plus près de Tura Satana dans Faster Pussycat, Kill, Kill! que de l’inepte, inoffensive et stupide final girl d’un quelconque slasher movie, ces filles-là vous briseraient en quatre à la moindre esquisse d’un geste déplacé. Ceci-dit, c’est pas le genre de la maison, ici, on peut être libidineux mais on en est pas moins classieux, pas de wolf-whistles mais un intérêt poli pour un garage-punk honnête mais pas renversant non plus. Le quatuor s’en sort mieux sur les mid-tempos venimeux à la Fuzztones de la grande époque que sur les garage-punkers plus basiques, à cause, encore une fois d’un manque de titres suffisamment marquants pour susciter un réel enthousiasme.
Un poil déçu, donc, mais je leur donne quand même des points pour la patate et l’attitude en me disant qu’avec un peu de boulot sur les compos le groupe pourrait aisément se hisser au niveau des Love Me Nots, le groupe originel de la chanteuse-claviériste Nicole Laurenne.
Left Lane Cruiser en ligne de mire, maintenant, en plein milieu d’après-midi, les matchs de catch vont bon train entre les trois tentes, et le festival bat son plein. Bon, je ne répéterai pas tout le bien que je pense du duo de Fort Wayne, Indiana – ah ben si, tiens, c’est fait – et je me contenterai de préciser que même sous chapiteau, à l’heure de la sieste, ces deux types déchirent!!! C’est tight, c’est puissant, et la voix de Joe Evans est tellement râpeuse qu’elle pourrait dézinguer un gruyère entier à plus de trois mètres… Good Golly...
Douze heures intenses et une journée bien remplie.. ça y est, la neuvième édition du Roots & Roses a vécu, et nombreux sont ceux et celles qui ont déjà noté sur leurs tablettes la date de la prochaine édition (le mercredi 1er mai 2019), qui marquera également le premier gros anniversaire (10 ans!) de ce désormais incontournable festival rock'n'roll belge.
De beaux moments et des montées d'adrénaline sévères mardi dernier, donc, avec en particulier les chouettes prestations de Left Lane Cruiser, J.D. Wilkes & The Legendary Shack Shakers, Tjens Matic, la dinguerie totale de King Khan & The Shrines et des Black Lips, et en conclusion l'ultime gig du jour, à la fois très émouvant et gorgé d'électricité, des Blasters.
Le temps de finir de me remettre les idées en place entre deux séances au festival Seriesmania à Lille et je peaufine un compte-rendu plus détaillé, mais en attendant, quelques clichés un peu pourris des groupes en action (Chuis vraiment pas doué pour les photos de concert..). Par contre il y avait un paquet de bons photographes sur le site et on trouve déjà de quoi se régaler via le facebook du festival, ou directement sur les sites des photographes eux-mêmes (notamment ceux de Rootsville et de Moomer, mais il y en a d'autres qui arrivent!)
Dans 24 heures ce sera le lancement officiel à Lessines du Roots & Roses Festival, neuvième du nom! Le line-up détaillé de ce mardi premier mai:
Les belges à l'honneur pour ce countdown, en commencant par l'insubmersible Arno Hintjens avec le projet Tjens matic, à savoir la revisite la plus rock'n'roll/ blues/punk du parcours du chanteur ostendais avec ce combo culte qu'est encore aujourd'hui TC Matic. Puis les vétérans punksurfeurs de Fifty Foot Combo, sortis de leur retraite pour leur seul gig de 2018 par le staff de Roots & Roses, et enfin le rockab' rafraîchissant de Crystal & Runnin' Wild, combo père-fille qui prouve une fois de plus que la Belgique est l'autre pays du roots rock'n'roll transgénérationnel - la Wallifornie, quoi!
Il y avait bien sûr des rods estampillés blue oval à Tournai le 22 avril dernier, mais j'ai passé plus de temps à détailler ces deux beaux hot rods à la saveur très fifties. Le premier est un magnifique coupé 5-fenêtres Chevrolet 1932, déjà croisé à Béthune Rétro l'été dernier, et le second un étonnant pickup Citroën C4 1929, propulsé par un Chevy 262 c.i. issu d'une Monza, et fruit d'un travail de longue haleine réalisé sur cinq ans par Steel Kustom Workshop, un one-man atelier de la région lilloise. Truffé de détails intéressants et d'astuces maison, cet engin démontre qu'on peut faire des choses vraiment kools avec une base française (même moche d'origine), de la récup', de l'ouverture d'esprit et de la détermination à revendre. Chapeau!
Enfin "jumpstart" en douceur, hein, mais je suis certain que ce titre va vous avoir à l'usure, sur le weekend! Normal, ce Love Charms, second single issu de l'unique album (1959) de la teenpop singueuse Diane Maxwell, est suffisamment ensorcelant et chaloupé pour se loger durablement entre les esgourdes..
Roots & Roses #9 approche, encore quatre jours et il sera temps de grimper sur votre monture favorite et de la pointer en direction de Lessines! Trois groupes dans le countdown d'aujourd'hui. Tout d'abord, Guadalupe Plata, trio ibère en provenance d'Andalousie mais semble-t-il délibérément coincé dans une dimension parallèle ou se téléscopent références locales et blues-rock sulfureux, revisités film soundtracks à la David Lynch en espanol. C'est parfois très addictif sur disque (4 albums à ce jour), parfois déroutant aussi, et j'attends de voir sur scène pour me faire une opinion définitive.
Guadalupe Plata - Qué He Sacado Con Quererte (aka Violeta Parra)
Ensuite, un shot promis d'Americana en V.O. cette fois-ci, avec le retour de J.D. Wilkes et de ses Legendary Shack Shakers en backing-band.. pas juste "The Legendary Shack Shakers", donc, et la nuance est de taille: pas de cowpunkabilly débridé cette année, mais plutôt un retour souhaité aux sources et donc un gig nettement plus roots à priori - prometteur.
J.D. Wilkes - Willow Garden (Suitcase Sessions)
Et bien sûr le plaisir de recroiser Left Lane Cruiser et leur Hillgrass Bluebilly punk'n'roll, parfaitement dans son environment au Roots & Roses. Ils nous avaient laissé sur le cul il y a quelques mois à l'Aéronef.. Une p'tite piqûre de rappel? Sure, mate, click on da pix below!
Plus larges, plus longues, plus grosses, plus lourdes.. Les stylistes de la Chrysler Corp se sont vraiment lâchés à la fin des sixties en adoptant ce fameux fuselage look ( les flans arrondis de la carrosserie évoquant le fuselage d'un jet) et en cédant au gigantisme décadent du début des 70's. Faut dire qu'avant 1973, les gros V8s du groupe avaient encore la cavalerie suffisante pour propulser ces monstres, à l'instar du 440 cu. in. (7,2 litres, 370 chevaux!) du coupé Plymouth Sport Fury 1969 rouge pétant posé devant l'entrée du chapiteau du meeting, ou du 440 TNT de 370 chevaux de ce magnifique coupé Chrysler 300 non-letter series de 1971.
Deux beaux exemplaires rares par ici, qui plus est traités peu ou prou de la même manière: carrosserie stock et jantes larges aftermarket, avec en plus pour le coupé Plymouth un rake prononcé rendant le porte-à-faux arrière encore plus impressionnant..
Prenez la caisse B-Body plus légère d'une Le Sabre d'entrée de gamme et droppez dans le compartiment moteur le gros V8 Nailhead 6,6 litres d'une Electra haut-de-gamme et vous obtenez une luxueuse bombinette "invincible", Invicta en latin de Detroit, un "hot rod pour banquier" encore bien ancré dans la fin des 50's avec ses chromes massifs et ses ailerons Delta parés au décollage. Ce beau coupé Buick 1960 m'a fait de l'oeil pendant tout l'après-midi.. Yummy.
Dimanche 26 juillet 2026
Deaf Devils + Public Toys
Excelsior Stam Cool Café, Jette-Bruxelles
Dimanche 26 juillet 2026
The Dan The D
BARtje Tverzet, Courtrai
Lundi 27 juillet 2026
Soledad Brothers
4AD, Diksmuide
Mardi 28 juillet 2026
Deaf Devils
La Bulle Café, Lille
Mercredi 05 août 2026
Gee Tee + Clamm
4AD, Diksmuide
Jeudi 20 août 2026
Matt Van T. & The Moaning Strings
La Faune, Mouscron
Samedi 22 août 2026
The Kids, Muck & The Mires, Molotovs, Les Rencards, MFC Chicken & more
Excelsior Rocks! Festival, Jette-Bruxelles
Dimanche 29 août 2026
Killer Kin + The Clubs
Pit’s, Courtrai
Samedi-Dimanche 29-30 août 2026
MFC Chicken, Courettes, Deke Dickerson, Lord Diabolik, Jake Calypso, Hoodoo-Tones, Ann Diaz & Yokata Brothers & many more
Béthune Rétro Festival, Béthune
Samedi 12 septembre 2026
The Nucleons Project, Poncharello & more
SLB Fest, Saint-Laurent-Blangy
Samedi 12 septembre 2026
Continental Lovers + Stage Dicks
Excelsior Stan Cool Café, Jette-Bruxelles
Mardi 15 Septembre 2026
Gyasi
Botanique, Bruxelles
Jeudi 01 octobre 2026
Little Barrie + The Surfragettes
Aéronef, Lille
Lundi 05 octobre 2026
The Prize
Chaff, Bruxelles
Vendredi 23 octobre 2026
Hot Chickens
MacEwans III, Béthune
Samedi 24 octobre 2026
Hot Chickens
Hall 3, Tournai
Samedi 07 novembre 2026
Bleak Squad
Sonic City Festival, Courtrai
Dimanche 08 novembre 2026
The Del Fuegos
Het Depot, Louvain
Mardi 10 novembre 2026
Howlin' Jaws
La Cave Aux Poètes, Roubaix
Vendredi 20 novembre 2026
The Kids
De Casino, Sint-Niklaas
Samedi 21 novembre 2026
David Eugene Edwards, The Courettes, C.O.F.F.I.N., Munly & The Lupercalians, Tuesday Violence and more
Tough Enough Festival #3, Botanique, Bruxelles
Dimanche 22 novembre 2026
José Gonzàlez + Nathalie Bergman
Aéronef, Lille
Je ne suis pas un maniaque des listes et compilations, mais parfois, l'envie me prend d'un Top-5 musique, ciné ou autre, inspiré par le rock'n'roll et la car-culture qui sont mes principales obsessions. Si, fellow websurfer, tu déniches donc ici la pépite qui te met en joie ou l'info qui te manque, tant mieux ! Enjoy it, partage et fait tourner..
Sometimes I fancy creating a playlist about anything which has something to do with the rock'n'roll and car-culture I'm obsessed with. So, if you, fellow websurfer, come across the little nugget which makes your day or the piece of info you need, good for ya!