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Real Kewl Trash (Redux)
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21 avril 2026

The Glyders @ Lovers & Lollypops, Porto, hier soir!

On est arrivé un peu en retard au concert des Glyders, hier soir, un peu à cause de l'absence d'infos sur le déroulé de la soirée organisée par le label Lovers & Lollypops, un peu aussi parce qu'on s'est laissé envoûter par le charme des ruelles et des recoins de cette cette fabuleuse belle déglinguée qu'est Porto. L'ouverture des portes du lieu improbable qui sert de Q.G. au label portuan étant fixée à 18h45, on s'était dit qu'on pouvait arriver tranquillou un peu plus tard.. Mais une fois accueilli par l'une des organisatrices du gig, on apprend que celui a commencé à 19h10, qu'il est sold-out, mais que comme certaines réservations n'ont pas été honorées, ont peut entrer quand même.. Ouf, on descend donc en cave et, pour ma part, même en ayant raté le premier quart d'heure, j'accroche derechef au rock'n'roll psyché-fuzz du trio de Chicago, bien lancé dans son trip vaporeux et lysergique, mais hi-énergique quand même. Alors certes, sur scène c'est peu spectaculaire voire un peu statique, Josh (chant, guitare), Eliza (hypno-bass) et Joe (drums) sont concentrés sur leur voyage intérieur et leur langage corporel en est réduit au minimum, mais musicalement ça fonctionne super bien, en mode planant let it (super) glyde, pour peu qu'on adhère à la démarche, avec ce soir de large extraits de leur second album, Forever, paru en novembre 2025.

Une heure plus tard, on remonte à la surface et on retrouve la dolce vita portugaise, après quelques minutes de papotage avec la serveuse du bar qui me branche sur les disquaires locaux et avec les trois membres de la triplette, plutôt contents de leur tournée européenne, qui passera ensuite par Paris, puis début mai par la Belgique et l'AllemagneKewl soirée!!

 

The Glyders - Stone Shadow

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16 mai 2026

Thee Saturday Morning Jumpstart Track - 52 Girls (The B-52's)

On est en 1978, sur la plage, et elles sont toutes là : Effie, Madge, Mabel et Biddie, Tina, Louise et Hazel et Mavis, Wanda, Janet et Ronnie et même Reba-o-o-o, et bien sûr Kate et Cindy! Crystal et Candy sont aussi de la party, tout comme Mercedes et Joan, Betty, Brenda, Suzie, Anita, Phoebe et Jaaaaaaaaaa.. Jackie-o.. These are the girls of the Uuuuuu.S.A., et c'est la B-side du tout premier single des B-52's, Rock Lobster. Et moi j'aime bien danser avec toutes ces chouettes nanas. Pas vous?

 

The B-52's - 52 Girls

 

8 juin 2026

Thee Monday Morning Messaround - Ian Kay, Hop On Baby Girl

Un bout de plage, une basse et un tout nouveau titre, Hop On Baby Girl - il ne nous en faut pas plus pour retomber, via cette toute récente vidéo, sous le charme du rock'n'roll de Ian Kay, ce qui en soit n'est pas très difficile tant on adore ce que fait ce garçon! Notamment depuis son remarquable premier long-jeu, Walk That Road Again, paru il y a déjà trois ans mais qui continue de bonifier en vieillissant, sans jamais engendrer ne serait-ce que le début d'une envie de skipper un titre - et ça, en soit, c'est assez rare de nos jours; Une real kewl capsule de pop garage sixties vintage et classieuse avec lyrics bilingues anglais-français, et hop, on réactive aussi sec l'addiction! Well done, young lad!

 

3 juillet 2026

The Schizophonics au 4AD à Diksmuide le vendredi 03 juillet 2026 !!!

Public clairsemé et plus curieux qu'autre chose devant la scène du 4AD ce soir, mais ça n'a surtout pas empêché Pat, Lety et Sarah de démarrer en wheeling dès la première seconde de leur set, feedback and groove débordant des amplis, lancer de pied de micro et solo compulsif de guitare à une main maîtrisés d'une manière assez impressionnante par le champion triathlète toutes catégories confondues du ping-pong quadri-dimensionnel scène/parterre, mister Patrick "j'ai des ressorts dans les talons et une colonne vertébrale plus souple que celle d'un chat" Beer!!! Un paquet de nouveaux morceaux, dont le tout récent single Dirt Dog, plus d'autres extraits du nouvel album à paraître d'ici la fin de l'année, plus les déjà-classiques dance rock'n'roll numbers du trio (People In The Sky,..) et surtout un show aussi acrobatique qu'ébouriffant alimenté par une passion sincère et manifeste pour le rock'n'roll dans tout ce qu'il a de plus flamboyant, jusqu'au-boutiste, libérateur, back-to-basics et hautement thérapeutique.. Imparable!

Le match-retour est d'hors et déjà annoncé sur la scène Bang Bang du Sjock Festival #50, le dimanche 12 juillet prochain, à l'heure du petit-déjeuner/Ier apéro (13h30). Les pompiers ont été prévenus.

 

The Schizophonics - Dirt Dog

28 juillet 2021

Roots & Roses Summer Edition 2021 - Thee Garage Punk Contingent

Il y avait de quoi satisfaire de nombreux goûts en matière de rock'n'roll ce weekend à Lessines, et côté riffs primitifs, snarls vindicatifs et sixties/sex-teaze beats, les garagistes présents ont eu largement de quoi se faire plaisir. The Courettes et Fifty Foot Combo samedi, The Jackets et PowerSolo dimanche, tous ces combos ont fait le show - c'était un poil plus difficile pour les Courettes et les Jackets, qui devaient assurer à l'heure, piégeuse, de la sieste digestive quoique déjà bien alcoolisée (15h15), mais les deux female-fronted combos s'en sont sortis avec les honneurs, le duo Flavia & Martin Couri jouant sans excès la carte du couple cutie pie en plein trip Sonics meet The Wall Of Sound, les trois helvètes de The Jackets assurant grave avec leur garage sounds ultra-tight et efficace, entre références 60's classiques et dureté punk héritée des meilleurs revivalistes des 80's - le personnage incarné par Jackie Brutsche, théatral et imprévisible, ajoutant une bonne dose de fun dans la perf du trio. C'était forcément plus facile pour les quasi-locaux de Fifty Foot Combo en tête d'affiche samedi soir - leurs fans étaient venus nombreux pour retrouver le surfabilly monoblock tout-à-donf' des gantois. Et PowerSolo a également ravi ses aficionados sans forcer, dimanche en fin d'après-midi, avec son mélange bien particulier de garage foutraque primal, de monomanie libidineuse et de n'importe-nawak toujours juste à la limite du pénible - ce qui engendre quelques longeurs et baisses de régime malvenues, parfois, mais le trio emporte in fine le morceau malgré tout..

On continue dans quelques jours avec un post plus roots & Americana et un autre orienté 70's-revisited toutes guitares hurlantes dehors...

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22 juillet 2016

V8 Brothers' Summer Meeting #5 - Mopar Or No Car!

Côté Chrysler Corp. le quota de caisses à fort pouvoir d'attraction et haut niveau de téstostérone était aussi très élevé: Plymouth Fury III '66 et Road Runner seconde génération '71/'74, Dodge Coronet 500 '66 et '69 440 Six Pack, Dodge Charger third gen. 440 Magnum, Chrysler 300 non-letter series 1969,.. Lovely.

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8 novembre 2015

Roubaix Vintage Weekender '15 - Samedi 7 Novembre 2015

J'adore La Condition Publique, le lieu en tant que tel, il se dégage une atmosphère très particulière de ce monumental bâtiment au cœur de Roubaix avec sa fameuse rue centrale couverte de 140 mètres.. Quel meilleur endroit pour accueillir le Roubaix Vintage Weekender? Aucun! Et les nombreux visiteurs et curieux qui ont investi celui-ci ne s'y sont d'ailleurs pas trompés. Il y avait foule ce weekend, et des tas de cool choses à voir: stands de fringues, de vinyles, de mobilier et de babioles en tous genres, petromobilia et foodtrucks vintage, un chouette Art Show et bien sûr les concerts, dont on reparlera dans quelques jours!

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10 septembre 2024

Tonic Tuesday - The Paint Fumes, Crime Of Love

Une toute nouvelle piste signée The Paint Fumes et un nouveau single, Crime of Love (b/w le Try Me de James Brown pour le 45trs paru il y a quelques jours sur Slovenly), c'est ce que vient de balancer sur la toile le combo de Charlotte, Caroline du Nord, qui confirme tout le bien qu'on pouvait penser de lui, notamment depuis le virage power pop poursuivi avec Real Romancer en 2023. Une nouvelle tournée serait la bienvenue, on croise les doigts et en entendant on enjoy.

 

The Paint Fumes - Crime Of Love

29 octobre 2024

R.I.P. Teri Garr

Actrice aux rôles marquants, dans des films réalisés par des auteurs aussi différents que Scorsese, Mel Brooks, Spielberg ou Sydney Pollack (dans Young Frankenstein, Rencontres du Troisième Type, After Hours, Tootsie,..), elle avait cependant commencée comme go-go danseuse derrière Elvis (dans six de ses films) et sur les plateaux de shows télé.

Rest In Power, Teri Garr.

 

6 juillet 2026

Thee Monday Morning Messaround - Lisa LeBlanc, Whole Lotta Talkin'

Wow! Times flies.. la dernière fois qu'on a causé de Lisa sur ce blog c'était il y a plus de dix ans (ici et ici) et c'est vrai que j'ai depuis un peu perdu la trace de la LeBlanc - my fault entirely. Pur plaisir donc de la retrouver alive and swingin' avec ce Whole Lotta Talkin', tout nouveau titre posté il y a quelques jours à peine et preuve s'il en fallait que la miss n'a rien perdu de son humour et de sa niaque, même sans chiac (puisque la chanson est entièrement en anglais). Sais pas trop si cette piste annonce un futur nouvel album, mais en attendant, je prends, je pousse les meubles, je la ferme et je danse (not in slow motion) to the sweet sweet sounds of Lisa LeBlanc!!

 

 

Lisa LeBlanc, Whole Lotta Talkin'

 

30 octobre 2022

A Double, Double Shot Of My Baby's Love - Hang On Sloopy (McCoys vs. Wailers vs. Remains vs. Vibrations)

Parmi toutes les versions du number one hit classic Hang On Sloopy, ces quatre-là sont sûrement mes favorites: l'original (en tout cas la version considérée comme tel), signée par The McCoys en 1965, le 'prototype' - de facto la toute première version du morceau écrit en 1964 par le fameux duo de songwriters Bert Berns et Wes Farrell - of Twist & Shout, Everybody Needs Somebody To Love, Baby Let Me Take You Home fame, ah ben oui quand même.. - sous le titre My Girl Snoopy, pour The Vibrations, prolifique combo Soul/DooWop/R&B de Los Angeles. Et puis la version ralentie et superkewl des impeccables Wailers, nos vénérés garage punk progenitors de Tacoma, WA, et enfin, la version brutale et brute de décoffrage des fantastiques Remains, le fier et inoxidable combo de Boston, Mass. Enchaînez les quatre et regardez votre meilleure moitié commencer à shake dat booty.. Le dimanche commence bien, non?

The McCoys - Hang On Sloopy

The Remains - Hang On Sloopy

The Wailers - Hang On Sloopy

The Vibrations - My Girl Sloopy

Bonus Track et anecdote sympa: en 1975, Rick Derringer, qui avait fondé The McCoys treize ans plus tôt à Union City, Indiana, avec son frangin Randy, alors qu'ils n'étaient encore que des teenagers, réenregistre une version encore plus chaloupée (instrumentalisation caribéenne et influence reggae) du hit de son adolescence pour son deuxième album solo Spring Fever. Une vidéo promo est tournée, avec une mise en scène simplissime: le groupe joue sur une plateforme au milieu de la rue (un décors standard, en fait) et une jeune femme, en short, débardeur et casquette, s'approche et danse, jusqu'au moment ou Rick l'interpelle, via les lyrics, l'invitant à libérer (Sloopy, Let Your Hair Down, Girl, Let it hang out, girl) sa longue et blonde chevelure de California Girl. Puisque Sloopy est censée venir de la bad part of town, elle ne porte ni maquillage ni sous-tif, ce qui rend la performance improvisée de la jeune danseuse encore plus suggestive.. Une danseuse-née, de toute évidence, même si non-professionnelle: Lisa Leonard Dalton a été contactée pour apparaître en tant que 'Sloopy' dans cette vidéo après avoir été remarquée pour ses talents naturels de danseuse au Gazzarri's, un nightclub du Sunset Strip de West Hollywood (notamment connu comme ayant été le club de L.A. qui a révélé les Doors et Van Halen, mais ça c'est une autre histoire) ou, ado, elle allait danser tous les weekends, jusqu'à gagner un soir le titre de Miss Gazzarri Dancer of 74, une perf lui garantissant une petite renommée très locale et éphémère..

Les années passent, Derringer continue sa carrière, et la vidéo, jamais vue aux States, tombe dans l'oubli, jusqu'à l'avénement de YouTube et la mise en ligne de ce fameux clip, bizarrement dubbé avec la version de Hang On.. de 1965. Mais malgré le décalage évident du playback, la vidéo cartonne et devient virale, nombreux étant les fans et curieux tombant sous le charme de cette fantastique gogo danseuse, si sexy et naturellement douée. D'antant plus que tout le monde ignore l'identité de la belle blonde - qui, après avoir été payée 200 dollars pour une journée de boulot, est repartie vivre sa vie d'étudiante, d'épouse puis de mère tout ce qu'il y a de plus mainstream - jusqu'à un jour de Noël 2013 (!), quand la principale intéressée se découvre, pour la première fois (elle n'avait jamais eu l'occasion de voir la vidéo finie), grâce à ce montage certes bancal mais devenu culte.

Ce n'est que l'année dernière que Lisa s'est décidée à faire taire les rumeurs et fausses infos qui pullulaient sur son compte et sur cette étonnante histoire en publiant sur YouTube (ici) sa propre version des faits, corroborée par divers témoignages et preuves irréfutables, devenant ainsi la seule et unique "Sloopy Girl" pour l'éternité..

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La vidéo qui a tout  déclenché (malgré l'erreur d'orthographe et le dubbing foireux..). Enjoy!

 

4 septembre 2022

Béthune Rétro 2022 - Pick your Harley!

En quelques photos, deux des trois bécanes - et deux des trois moteurs - qui ont tant contribué à la légende Harley Davidson dans l'immédiate après-guerre. Au delà du succès de la marque auprès des particuliers et des différents services (forces de police, ..) de nombreux pays, les V-Twins Flathead de 750cc et Panhead de 1000 - puis 1200cc - qui motorisent ces deux beautés ont servi de bases - avec le mythique moteur Knucklehead - à un nombre incalculable de bobbers, puis de choppers, de la fin des forties jusqu'aux années 70 et au delà. La "laté"  bicolore est vraiment magnifique, mais j'ai totalement craqué sur cette splendide Hydra Glide 1949, complètement period-correct et soigneusement détaillée - le genre de bécane qui a un charme fou et qui, même si j'adore les customisations classiques et transformations en choppers (old-school, de préférence) façon Easy Rider, mérite de plus en plus d'être restaurée aux petits oignons. What a bike!

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17 juin 2022

McCoy Speed Shop's Open Garage #6 - Vous aimez les Chevy pickups?

Les aficionados de pickups Chevrolet vintages avec de quoi se réjouir ce weekend, avec un paquet de vieux Chevy trucks (ainsi que leurs proches cousins GMC) de tous les millésimes, traités à toutes les sauces possibles, de la restauration à l'origine au look shop-truck promotionnel - état comme neuf, ou avec une patine plus ou moins authentique, option rouille d'époque ou pas - sans oublier les versions hot-roddées toujours bien kewl. Un gros paquet d'Advance-Design 1947-55, un Task Force de '56, quelques C-10 et C-20 des sixties, et ce très beau C-10 Scottsdale (la finition intermédiaire entre le Cheyenne et le Silverado) de 1977, un chouette Square-Body troisième génération (1973-91) à benne courte, joliment street-machinisé, chaque détail accentuant le côté grosse brique sur roues de ce magnifique jouet pour adulte.

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3 octobre 2021

Béthune Rétro 2021 - Bullet Bird vs. Flair Bird, Flight plan cleared, Proceed to Thunderbird!

Ils y allaient franco dans la métaphore aéronautique, les publicistes de chez Ford, au milieu des sixties! Et quand on détaille la silhouette de cette belle T-Bird 1965, on comprend très vite qu'ils avaient visé juste: même à l'arrêt le gros coupé semble filer comme un missile intercontinental - ou plutôt comme un jet privé, car après tout, la Flair Bird appartient, comme toute les autres Thunderbirds, au segment "personal luxury car", et n'a jamais prétendu être une pure sportive, malgré son gros V8 de 390 cubic inches pour 300 chevaux. Quant à la Bullet Bird 1962 déjà croisée plusieurs fois à Béthune, c'est un plaisir toujours renouvellé que de pouvoir à nouveau tourner autour de ce magnifique coupé deux-tons Chalfonte Blue/Corinthian White dans un état exceptionnel!

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11 septembre 2017

Béthune Rétro 2017 - Chevrolet C.O.E. Flatbed Truck

Un "COE", c'est un "Cab Over Engine" autrement dit un camion avec cabine avancée au dessus du moteur, par opposition à la conception traditionnelle des trucks standards ou la cabine est positionnée derrière le moteur, sur le chassis. Appliqué, de 1947 à 1954, à l'Advanced Design des cabines d'utilitaires Chevrolet communes aux pickups et aux trucks de la marque, ce principe, d'abord pragmatique - il fallait pouvoir faire circuler des camions légers à chassis plus courts dans les rues des centres-villes -  a engendré ce drôle d'engin, déjà complètement disproportionné d'origine, et qui avec sa fausse patine et son traitement kustom poséparterre, arbore maintenant un look cartonnesque de pickup souffrant d'aérophagie, encore renforcé par le décallage visuelle entre l'énorme cabine rondouillarde et la plateforme arrière juste agrémentée de quelques planches latérales. Rigolo et décalé, le genre de caisses qu'on aimerait croiser plus souvent sur nos départementales!

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2 septembre 2015

Béthune Rétro 2015 - Une poignée de kool Chevy Pickups des bonnes années

C'est bien pratique un pickup, on peut tout mettre dans la benne, y compris une paire de pinups ou un chop Shovelhead old-school! En plus, avec une patine mêlant peinture passée et cuite au soleil, bare metal et rouille superficielle, on a vite un engin à forte personnalité, que ce soit en version stock comme l'Apache '60/'63 longbed Fleetside garé derrière la mairie, ou en version kustom carrrosserie-qui-a-vécu sur chassis et trains roulants ultra-modifiés, comme ce méchant 3100 Stepside de 1952 poséparterre et truffé de détails bien funs. C'est l'un des projets d'une bande de belges dingues de chevy pickups et panel vans des 50's et 60's, connue aux alentours de Gand sous le nom de Cobblestone Customs. Leur website promet de be belles réalisations dans un futur proche..

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IMGP8242"Toi, le photographe, si t'approches encore j'te bouffe.."

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24 avril 2015

Tournai 2015 - Best of the Rest, part 2

Yehup, décidément, il y avait du beau matériel ce dimanche après-midi à Tournai, que ce soit dans la contre-allée desservant le site, sur le site lui-même ou sur l'espace camping  / parking visiteurs. En prime, un chouette concert de Country Cooking, généreux combo belge qui réussit à faire le grand écart entre 50's rockab' flamboyant et 70's southern boogie rock'n'roll, sans que ça fasse bizarre - en fait ça le fait tout court, même à 16h sous chapiteau, de Jerry Lee à "Sweet Home Alabama" - YEAH! bien vu les gars!! Et un grand bravo à l'American Tournai Club pour ce rendez-vous incontournable!

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IMGP7278Chevy Impala Coupe 1962, une de mes full-sizes favorites quelque soit le traitement, en méchante street-machine, en lowrider, en bellflower style ou farpaitement d'origine comme celle-ci, je suis preneur! Et ci-dessous, une belle Lincoln Continental mid-sixties, une Ariane 4 qui prouve qu'on peut faire un mild-custom classe et sympa sur base française avec très peu de modifs et juste du bon goût, une ultrarare Hudson Hornet impeccable jusqu'au bout du continental kit, et une Ford Sedan mid-fifties elle aussi mild-customisée avec goût, avec une super idée de calandre homemade à base de louvers chromés! Excellent!!

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29 mars 2025

Thee Saturday Morning Jumpstart Track - L'Amour à Trois (Stereo Total)

Beau programme pour un début de weekend, non? Perso, je suis partant, caresses à quatre mains, plus deux paires de fesses et deux paires de seins, des sourires, des chatouilles, du rire et des papouilles, Stereo Total en fond sonore, Yéyé Existentialiste et Carte Postale de Montréal, je suis mesdames ma fois très satisfait de l'état dans lequel nous laisserons ces oreillers.

 

R.I.P. Françoise Cactus.

 

Stereo Total - L'Amour à Trois

2 mai 2015

ROOTS & ROSES 2015 - Superbe Journée!

Tout d'abord, avant le compte-rendu, CHEERS à tous les bénévoles et les VIP travailleurs qui ont fait de ce 1er Mai another wonderful rockin'day straight out of Wallifornia !!! 

 

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Arrivée à 10h30, on fait un petit tour des installations et on tombe en arrêt devant celle de l'Ecole de Promotion Sociale de Lessines et leurs rigolotes sculptures en métal et récup formant îlot-point-de-rendez-vous-détente entre les deux chapiteaux et la bodega. Une singulière idée qui va se révéler payante, le public s'appropriant très naturellement cet espace tout au long de la journée, bien aidé par un soleil radieux et cette inestimable qualité belge, la coolissimitude! Le temps d'échanger quelques mots avec les gars de l'E.P.S.L, la balance de The Glücks se précise et après quelques déboires techniques ce jeune duo de garage-punks à poils longs originaire d'Ostende démarre son set vrombissant et lance officiellement les festivités du 6éme Roots & Roses Festival, Ladies & Gents, c'est parti pour 12 heures de rock'n'soul, blues & bluegrass et plus si affinités!

The Glücks, donc, manifestement le jeune couple est tombé dans la même marmite Cramps-Gories low-fi trash tribal et minimaliste qu'une floppée de combos des 90's-00's, et ont fantasmé leur primitive rock'n'roll en usant quelques vinyles des Fireworks, Oblivians, et autres Digger & The Pussycats. A onze heure du matin, c'est brutal mais ça fait du bien! Alek, jeune chien tout fou, screamer en chef et guitariste à la tignasse retournée à l'état sauvage assure le spectacle côté droit de la scène, mais c'est surtout Tina qui focalise l'attention derrière les fûts avec ses faux airs de Miriam Linna, chemisier coordonné à son drumkit (la classe!) et un chant plus convainquant.

Tout ce joyeux bordel sonique se termine comme il se doit, avec le toujours réjouissant exercice dit du «plongeon dans la batterie», parfaitement réussi par Alek, qui obtient du coup un 10/10 pour le style et pour l'enthousiasme, et l'ovation d'un public déjà assez nombreux. Au plaisir de vous revoir en première partie (tiens, justement) des Gories au 4AD à Diksmuide le 17 Mai prochain!

Côté Roots, on enchaîne aussi sec avec The Boogie Beasts, from Liège/Limbourg and Oxford, Mississippi, pour l'inspiration. On est donc en plein blues, baby, et ça démarre fort avec leur reprise du Spread Your Love du Black Rebel Motorcycle Club, en version nettement plus bluesy que l'original. Le reste est à l'avenant, avec un harmoniciste qui mouille la chemise et tout et tout, mais j'ai quand même un peu de mal à rentrer dans le gig; la faute à l'heure encore trop matinale ou à des compos un poil en dessous de ce que le quatuor vise, à savoir une version boogie-rock'n'roots du son et du catalogue Fat Possum, R.L.Burnside en tête. Hmm hmm, je leur redonnerai bien une chance quand même, à l'occasion..

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Louis Barabbas & the Bedlam Six

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Un peu la même impression juste après avec Louis Barabbas & the Bedlam Six et leur gypsy folk rock'n'jump, du mal à accrocher à leur setlist même si sur scène on apprécie les performances acrobatiques du Louis en question. On va donc tester les bières du jour en commençant par la Roots, blonde légère plutôt pas mal (mais je préférais la Roses de l'année dernière), puis la Trompeuse (une locale «spéciale blonde» assez amère) et l'incontournable Moinette, toujours aussi gouleyante! Un petit détour par la scène Roots pour jeter une oreille à la perf des Hackensaw Boys, bluegrass et folksongs de bonne facture, et on va ensuite casser la croûte au Mexique et à l'Île Maurice : tortillas et (holy) guacamolee homemade, tacos au je-sais-plus-quoi mais-c'était-super-bon, et Carry de boeuf riz et coriandre.. Yummy yummy..

 

 SANY0218Des épices et des sucres lents pour la suite des hostilités, donc, et arrive le premier set que j'attendais vraiment avec impatience: Daddy Long Legs débarque à Lessines straight from N.Y.C. pour débuter sa tournée euro-britannique, fort d'une excellente réputation en live et prêt à démontrer par l'exemple que le blues, c'est autre chose qu'une inoffensive et soporifique marotte de quinquagénaires fans d'Eric Clapton. Qui a dit «laidback»?! fuck it, motherfuckers, le blues, c'est SALE, c'est de la ferveur, du sexe, du rhythm et ça fait gicler la testostérone, l'adrénaline et tous les bons fluides corporels qui vous font vous sentir VIVANTS, malgré les mauvais tours que la vie vous joue, because, bien sûr, life is a bitch and then you die.

«WOW, quel putain de fucking good show!» me dis-je en plein milieu de Motorcycle Madness, hommage à la bécane issu de leur album Blood from a Stone qui a dû devenir illico le nouvel hymne de tous les bikers et motards présents ce jour à Lessines. Le power trio au look impeccablement classieux ne lâche jamais la poignée de gaz, assénant coup sur coup la majorité des titres de B.F.A.S. plus une poignée d'inédits de leur tout nouveau Daddy Long Legs Rides Tonight (à paraître sur Norton Rds ces jours-ci!) - Flesh Eating Cocaine Blues, Snake Juice, Death Train Blues, Long John's Jump, Castin' My Spell, du Bo Diddley Beat hargneux, du chain gang blues vorace à la Howlin'Wolf / John Lee Hooker et du real rock'n'roll à la Flamin' Groovies, Dictators and co., voire même du gospel incantatoire et possédé fleurant bon les backwoods du Delta, le tout avec la fougue qui sied à un gang de garagistes de Brooklyn!

Y'a pas à tortiller, c'est la révélation live du festival et la confirmation de ce qu'on soupçonnait depuis quelques mois: ces trois-là - Daddy Long Legs, rouquin flamboyant et harpman extraordinaire, Josh Styles, drummer chapeauté pourfendeur de maracas, et Murat Akturk, énigmatique et impassible guitariste - sont grands, et les acclamations d'un public conquis les accompagnent lorsqu'ils quittent le stage Roses.

 

 

 

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On se remet du choc sur fond de Rory Block en papotant sous le beau soleil du Hainaut, patientant jusqu'au set des Computers, jeune combo British ultralooké plutôt prometteur sur albums et aux vidéos alléchantes sur le net; ça commence un peu bancal, okey dokey, laissons leurs le temps de se mettre en place, Screamin' Al Kershaw, le frontman, ne sait pas par quel bout prendre sa guitare et semble avoir du mal à coordonner sa gestuelle et son pied de micro, et... au bout d'un quart d'heure,.. «grosse déception», c'est la seule impression qui persiste, on jette l'éponge et on retourne sous le Wallifornia Sun. Pourtant j'aimais vraiment beaucoup leur prometteur premier album, et leur dernier long-jeu, Love Triangles, Hate Squares, était pas mal dans le genre «tentative de grand écart entre les deux Elvis» (Costello & le King), mais là, franchement, ça l'a pas fait du tout..

Encore ce putain de travers British, comme si le look, la frime et l'esbroufe pouvaient à eux seuls faire office de show.. c'est bien beau d'avoir une Rickenbacker autour du coup en braillant qu'on est le meilleur groupe du monde, mais de temps en temps faudrait peut-être en jouer, de la guitare, non? M'énerve..

Une heure plus tard, on a zappé Hell's Kitchen pour cause de siesta post-patisseries y café, mais par contre, pas question de rater le début du set de Romano Nervoso! Une claque qu'on s'était prise ici même, il y a trois ans, en découvrant ce fils illégitime de Rocco Siffredi et de la Cicciolina, son glam punk rock'n'roll sexuellement transmissible dopé à l'alcool, aux clopes, à la bière et aux spaghetti, et toute la communauté italienne - ou pas - de Lessines et d'ailleurs l'attendait de pied ferme, le Giacomo! Et imperial il apparu, après avoir «terminé la partie de belote» en backstage (c'est un nom de code belge pour un truc sexuel, ça, non?), élégamment vêtu de son trademark pantalon pailleté moule-bite, canette en main, plastic sunglasses et clope au bec, et wham bam thank you Ma'am, c'est reparti pour une heure de pur jouissif hardrockin' punk'n'roll salace, cradingue et masturbatoire à souhait, complètement unpolitically correct et définitivement GRANDIOSE..

Il nous a tout fait, bien sûr, jusqu'à la ballade au milieu du public (ravi), micro en main, histoire d'aller dire bonjour à tout le monde et de tester sa technique de drague in vivo, et comme son backing-band est, en outre, redoutablement efficace, R.N. a effectivement confirmé tout le bien qu'on pensait de l'amitié Italiano-Wallone, à coup de Mangia Spaghetti, Psicotico Blues, Straight out of Wallifornia, plus leur version du Roots & Roses de Fred & the Healers, plus une monstrueuse reprise du Nice Boys (Don't Play Rock'n'Roll) de Rose Tattoo, peu de temps avant de conclure sur une autre cover, le Maria (Aline) de Christophe, en guise de coït final.

Ouf.

19h.

The EXCITEMENTS, dans 15 minutes, sur l'autre scène..

Heureusement, il nous reste une peu de jus (oups, ..sorry) quand nos barcelonais favoris déploient leur vintage rhythm'n'soul revue afin de préparer le public à l'arrivée de la Koko-Jean. On avait un peu discuté avec le guitariste Adrià Gual, à Lens, en janvier dernier, et on avait mentionné à quel point on avait été déçu de ne pas les voir sur la scène du R&R'14 l'année dernière. Déception partagée semblait-il, et il nous avait promis que cette fois-ci ce serait la bonne.. Quel pied donc de les voir investir le stage Roots et balancer sur la «grande» scène du R&R le même groove que dans la minuscule salle lensoise!!! Alors bien sûr c'était moins intime mais musicalement c'était tout aussi bandant et jubilatoire, et là au moins miss Davis avait tout l'espace nécessaire pour swinguer des hips et danser d'un bout à l'autre du stage au sound de son band, entre deux furieux feulements de féline et trois fausses colères de angry woman qui remet son mec – et l'ensemble de la gent masculine - à sa juste place..

Good Golly que ce groupe est bon, et comme j'aimerais avoir l'occasion un de ces jours de les voir jouer à domicile, quelque part in downtown Barcelona..

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Début de soirée, et c'était déjà l'apothéose en ce qui nous concernait, and of course le Garunge ultrabrutal et légendaire de Mudhoney et le Denver Sound hypno-voodoo-fantasmagorique de Wovenhand ont cloturé en beauté cette belle édition d'un déjà fameux festival. Roots & Roses, Rock'n'Roll, Rhythm'n'Soul, même pas besoin de noter la date de la prochaine édition, c'est déjà imprimé en rouge dans nos neurones!

 P.S. :  Daphné from the Faster Pussycat radio show on Radio PFM a interviewé des festivaliers, nouveaux venus ou participants de longue date, et leurs a demandé quelles étaient leurs impressions concernant cette édition 2015. Listen to the show here.

30 novembre 2022

A Double Shot (Of My Baby's Love) -The Goo Goo Muck (Ronnie Cook & The Gaylads vs. The Cramps)

Il y a presque quarante ans, ma vie basculait définitivement dans ce puits sans fond qu'est le rock'n'roll - tendance sauvage, allumé, hors-limite, débridé, psycho-sexuel et lycanthrope - grâce aux premiers lps des Cramps et de quelques autres, et, bien accompagné par Lux & Ivy je plongeais vite les oreilles les premières dans les fantastiques poubelles du rockabilly, du garage punk et du rhythm'n'booze des origines avec un plaisir jouissif jamais démenti depuis. Le couple infernal m'a fait réaliser à quel point ces genres musicaux étaient d'une richesse insoupçonnable, et que les frissons les plus extrêmes venaient le plus souvent de la marge, de cette twilight zone du rock'n'roll, tragiquement méconnue et terriblement sous-estimée..

L & I 4 EVER

Aujourd'hui nombreux sont celles et ceux qui, passés comme moi de l'autre côté du miroir (posé sur la porte verte), gardent jalousement ce trésor rien que pour eux, et je comprends les réactions agacées des fans hardcore des Cramps façe à l'avalanche de commentaires plus ou moins justes, inspirés ou à côté de la plaque suscités par les partages, sur les réseaux sociaux, de cette fameuse scène tirée de Woe What A Night, l'épisode 4, saison 1, de la sympathique série pour ados pilotée par Tim Burton qu'est Wednesday (le dernier gros succès/machine à buzz Netflix en date). Mais  je ne peux que me réjouir du fait que, peut-être, parmi ses zillions de teens qui craquent ces jours-ci sur la chorégraphie de Jenna Ortega possédée par le Goo Goo Muck, quelques-un(e)s, entendant l'appel du Wighat, auront la curiosité nécessaire et l'envie d'aller un cran au delà, intrigués et séduits par l'incommensurable puissance évocatrice, primitive et férale du chant prédateur de Lux, des riffs tranchants de Kid Congo et de Poison Ivy, et du drumbeat monomaniaque de Nick.

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Et, qui sait? Peut-être qu'une infime poignée de cette minorité de jeunes et curieux aventuriers poussera le bouchon toujours plus loin, découvrant jours après nuits les fantasmabuleux joyaux noirs - stay sick, turn blue - enregistrés décennies après décennies par certains de leurs prédécesseurs, tel Ronnie Cook & The Gaylads, responsables en 1962 du Goo Goo Muck originel, repris et transfiguré par nos héros éternels sur Psychedelic Jungle, leur second album, en 1981..

Yep, quoi qu'on en dise, le  Rock'n'Roll est peut-être bel et bien mort, mais son cadavre vibre, oh ma soeur, encore et encore.

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The Cramps - The Goo Goo Muck

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Ronnie Cook & The Gaylads - The Goo Goo Muck

Wednesday, Episode 4, Saison 1 - Wednesday Addams dancing to the Cramps

Lux & Ivy going at it

 

3 juillet 2022

V8 Brothers Village #10, Hooglede-Gits, 02 juillet 2022 - Ford vs. Chevy, Who cares? Full-Size Customs are Kewl!

Beau duo ayant fait le déplacement depuis l'Allemagne que cette paire de full-sizes des early-sixties, qui plus est traitées de manière bien distincte mais toujours 'spot-on': le longiligne mais très dynamique profile de la station wagon Parkwood 1961 de chez Chevrolet (la finition intermédiaire cette année-là pour la marque populaire de la GM) est sublimé par une approche Bellflower Style bien typée - propre et net comme un lowrider mais avec toute la badassitude de la kustom car traditionnelle. Posée par terre grâce à ses airbags, le gros break familial prend tout de suite, avec sa sublime peinture perso et quelques détails bien choisis, des allures irrésistibles de surf wagon idéal, capable de transporter avec classe une grosse demi-douzaine de personnes pour un cruising sans fin up and down mainstreet! Quant à la Ford Galaxie 500 1962, le traitement façon stock car/drag racing (voire PanAmericana) à base de stickers divers et variés, de gros pneus sur jantes tout aussi larges et d'un lettrage latéral soigné permet de rouler à hauteur 'normale' tout en s'éloignant déjà pas mal du look 'restauration à l'origine', avec une voiture, au final, à forte personnalité. Bien vu, dans les deux cas!

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15 juin 2022

McCoy's Speed Shop Open Garage #6 - Impala 1959 ou 1060.. Difficile de choisir!

Une année seulement sépare ces deux coupés hardtop Chevy Impala – le haut-de-gamme chez Chevrolet à l’époque – mais, stylistiquement, autant la ‘59 résume encore la démesure enthousiaste et insouciante des 1950’s, jusque dans ses excès, autant la ‘60 annonce déjà l’épure et la modernité des sixties. Et pourtant, les similarités sont encore nombreuses entre les deux frangines, toutes les deux basées sur la même nouvelle plateforme B-body introduite en 1958: rondeurs toujours présentes mais lignes particulièrement fluides et tendues, accastillage ‘jet-age’ tout en chrome triomphant mais néanmoins déjà bien loin de la surenchère baroque de l’année 1958, et bien sûr cette intuition géniale – à contre-courant de tout le reste de la production automobile américaine de la fin de la décennie - des fameux ailerons horizontaux en ‘ailes de mouettes’, même si l’effet général sur l’arrière-train du coupé est fortement atténué par la mise au carré, sur la ‘60, des ailerons en question, et par la disparition des non-moins emblématiques feux arrières teardrop typiques de la '59, l’un des plus beaux designs de taillights de toutes les fifties!

J’ai un petit faible pour la ‘59, mais l’état, tant intérieur qu’extérieur, de ces deux très beaux coupés aux two-tone paintjobs éclatants sous le soleil normand faisait vraiment envie..

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6 février 2022

A Double Shot (Of My Baby's Love) - Lydia Lunch & Rowland S. Howard vs. Nancy Sinatra & Lee Hazlewood, Some Velvet Morning

Une nouvelle rubrique "flottante" -sans date de parution fixe - dans Real Kewl Trash - Redux! A Double Shot (Of My Baby's Love), c'est bien sûr le double plaisir sensuel et pénétrant de la mise back-to-back de l'original et de la reprise. Un classique - ou pas - issu de ce qui constitue le quotidien réel ou fantasmé de ce blog, et une cover plus ou moins fidèle, décalée, unorthodox, voire have-a-blas(t)phématoire - ça dépendra de mes humeurs!

On inaugure avec un double tap à plusieurs niveaux - auditif, eye candy et téléscopages multiples: le sublime Some Velvet Morning, magnifique titre deux-morceaux-en-un et fruit heureux de la prolifique et intense collaboration entre deux incontestables âmes-soeurs et icônes des sixties, Nancy Sinatra et Lee Hazlewood, et en parallèle la relecture tordue, swampy et horrifique au début des 80's de ce standard de 1968 par un couple de circonstance fait de deux activistes notoires, Rowland S. Howard, tragique figure de proue du Ozrock et bretteur en chef de The Birthday Party, et Lydia Lunch déesse organique du post-punk new yorkais, canal historique.

Et comme c'est l'hiver et qu'on a besoin de se réchauffer les yeux, deux kewl sexy pix de ces grandes dames du rock'n'roll que sont Lydia Lunch (tout en cuir, maîtresse oh oui oui oui hurt me badly) et Nancy Sinatra (pour une fois sans ses fameuses boots mais en version These Boobs Are Made For Dancin'), et en bonus du bonus, une photo tout aussi hot hot hot de Lydia et d'Exene (dont c'était d'ailleurs l'anniversaire il y a quelques jours - Happy Birthday Miss Cervenka!) qui n'a rien à voir avec le reste, mais on s'en fout, encore une fois c'est juste pour le plaisir des yeux; de quoi nous tenir éveillé et allumé tout au long de ces longues et sombres soirées hivernales.. Enjoy.

These boobs are made for dancin'

 Above: Nancy - Below: Lydia

Lydia Lunch leather

Rowland S. Howard & Lydia Lunch - Some Velvet Morning

Below: Exene Cervenka & Lydia Lunch. Photo by David Arnoff (1981).

Exene Cervenka (X) + Lydia Lunch (1981) by David Arnoff

24 septembre 2021

Béthune Rétro 2021 - Dodge, Ford, Chevy.. des pickups pour toutes les envies

Toujours intéressant de voir les traitements choisis par les proprios de pickups fullsize des bonnes décennies, une fois importés ces Chevrolets Advance Design des 50's, ces C-10 des sixties, ces Fords F1 ou F-100 1952 et 1956, ou ce rare Dodge Li'l Red Express de 1978, un truck dans son jus qui fera sûrement tourner les têtes des amateurs de Mopar Muscle s'il est restauré un jour, avec son V8 High Performance de 360 cubic inches et de 225 chevaux, dérivé du Police Engine de la marque!

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15 août 2021

Retro Sur Mer 2021 - Late Sixties Kewl, Pack de trois

Pas grand chose de commun entre ces trois caisses, à part le fait qu'elles soient sorties des chaînes d'assemblage dans la seconde moitié des 60's.. Mais comment ne pas s'imaginer en train de traverser le grand Ouest américain, d'un parc national à l'autre, avec sa meilleur moitié, et toute la marmaille confortablement installée dans ce longiligne station wagon Plymouth Fury I 1967, ou cruiser up and down mainstreet USA dans ce beau coupé Chevy Impala 1966, ou provoquer la compétition au feu rouge avec cette méchantissime Oldsmobile H/O 455 1969, déjà croisée à Tournai il y a deux ans? Les américaines de cette fin de décennie avaient vraiment une sacrée gueule, chacunes dans leur genre..

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UPCOMING CONCERTS

Dimanche 26 juillet 2026
Deaf Devils + Public Toys
Excelsior Stam Cool Café, Jette-Bruxelles

Dimanche 26 juillet 2026
The Dan The D
BARtje Tverzet, Courtrai


Lundi 27 juillet 2026
Soledad Brothers
4AD, Diksmuide

Mardi 28 juillet 2026
Deaf Devils
La Bulle Café, Lille


Mercredi 05 août 2026
Gee Tee + Clamm
4AD, Diksmuide


Jeudi 20 août 2026
Matt Van T. & The Moaning Strings
La Faune, Mouscron


Samedi 22 août 2026
The Kids, Muck & The Mires, Molotovs, Les Rencards, MFC Chicken & more
Excelsior Rocks! Festival, Jette-Bruxelles


Dimanche 29 août 2026
Killer Kin + The Clubs
Pit’s, Courtrai


Samedi-Dimanche 29-30 août 2026
MFC Chicken, Courettes, Deke Dickerson, Lord Diabolik, Jake Calypso, Hoodoo-Tones, Ann Diaz & Yokata Brothers & many more
Béthune Rétro Festival, Béthune 


Samedi 12 septembre 2026
The Nucleons Project, Poncharello & more
SLB Fest, Saint-Laurent-Blangy

Samedi 12 septembre 2026
Continental Lovers + Stage Dicks
Excelsior Stan Cool Café, Jette-Bruxelles


Mardi 15 Septembre 2026
Gyasi 
Botanique, Bruxelles

Jeudi 01 octobre 2026
Little Barrie + The Surfragettes
Aéronef, Lille 

Lundi 05 octobre 2026
The Prize
Chaff, Bruxelles

Vendredi 23 octobre 2026
Hot Chickens
MacEwans III, Béthune

Samedi 24 octobre 2026
Hot Chickens
Hall 3, Tournai

Samedi 07 novembre 2026
Bleak Squad
Sonic City Festival, Courtrai


Dimanche 08 novembre 2026
The Del Fuegos
Het Depot, Louvain 


Mardi 10 novembre 2026
Howlin' Jaws
La Cave Aux Poètes, Roubaix 


Vendredi 20 novembre 2026
The Kids
De Casino, Sint-Niklaas


Samedi 21 novembre 2026
David Eugene Edwards, The Courettes, C.O.F.F.I.N., Munly & The Lupercalians, Tuesday Violence and more
Tough Enough Festival #3, Botanique, Bruxelles


Dimanche 22 novembre 2026
José Gonzàlez + Nathalie Bergman
Aéronef, Lille 
 

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Vanishing Point 2

Je ne suis pas un maniaque des listes et compilations, mais parfois, l'envie me prend d'un Top-5 musique, ciné ou autre, inspiré par le rock'n'roll et la car-culture qui sont mes principales obsessions. Si, fellow websurfer, tu déniches donc ici la pépite qui te met en joie ou l'info qui te manque, tant mieux ! Enjoy it, partage et fait tourner..

Sometimes I fancy creating a playlist about anything which has something to do with the rock'n'roll and car-culture I'm obsessed with. So, if you, fellow websurfer, come across the little nugget which makes your day or the piece of info you need, good for ya!

Ford Songs Times Five
- Un hommage en cinq titres à la marque à l'oval bleu!
A Motorcycle Songs Top-10 (with a few naughty gurls, too)
– 10 pistes dédiées à la bécane et à l'addiction motocycliste, plus quelques filles pas sages au guidon..
Road Movies des 70's / Highway Patrol Songs
– les 5 classiques incontournables d'un genre cinématographique américain par excellence
– 5 titres à la gloire - ou pas - du mythique patrouilleur de la route
Mustang Rock'n'Roll
– 5 cool chansons célébrant la Ford Mustang

Cadillac Songs
– Pas besoin d'explications..




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