La Ford Motor Company était bien représentée sur le meeting, avec la floppée habituelles de Mustangs dont quelques très belles '65/'66, mais on croisait aussi d'autres très cool modèles arborant le patronyme d'Henry ou estampillés Lincoln et Mercury. La Galaxie 500 cabrio de '65 avait l'air d'origine mais comportait quelques subtiles petites modifs cosmétiques bien sympas. A quelques mètres de là, deux Torinos (une '70 - la verte - et une '73) prenaient le soleil, tout comme cette magnifique Mercury Cougar rouge pétant posée pas loin de l'entrée. Quatre caisses pas si courantes que ça, et dans des états qui laissent rêveur. Et ça fait du bien de tomber sur une Gran Torino rouge sans les sempiternelles et gonflantes bandes latérales à la Starsky & Hutch..
Ce convertible Lincoln Continental était particulièrement imposant, même en baby blue - et le club Mustang local avait eu la bonne idée d'exposer au milieu de ses pony cars ce beau petit Ford Transit européen en resto strictement d'origine.. Un chouette petit van qui redevient intéressant en vieillissant, je trouve..
En 1963, le haut de gamme pour les Chevrolets, c'est l'Impala, et la Bel Air n'est plus qu'une full-size moyenne gamme disponible en seulement deux carrosseries avec montants, en quatre portes et deux portes. C'est ce dernier modèle que le proprio de cette belle bowtie a décidé de modifier en mild-custom bien kool, s'inspirant du mouvement lowrider pour le travail de peinture ultra-poussé et du bellflower style pour les petits détails de finition. Même sans être posée par terre, elle a de la gueule la big chevy!
Même traitement "bellflower" bien vu pour cette Oldsmobile F85 de '67: le déchromage partiel, le paintjob flammes-et-scallops typique, la calandre modifiée, les flancs blancs fins sur jantes cinq branches et les pipes chromées derrière les passages de roues arrières transforment ce beau coupé intermediate des late-sixties en chouette boulevard cruiser.
Un p'tit tour en Belgique un dimanche après-midi, c'est toujours une bonne idée! Car outre la possibilité de s'envoyer une bière particulièrement goûteuse en dégustant des frites dans un cornet hi-tech avec une fricadelle psychédélique garantie 100% sans viande naturelle, on est sûr de tomber, à l'instar de ce cinquième Summer Meeting du V8 Brothers Car Club, sur un meeting de caisses américaines bien cool!
Ben ouais, la Belgique, c'est aussi l"autre pays du V8: de Mars à Octobre et de Liège à Ostende, on trouve facilement chaque weekend au moins une concentre digne d'intérêt avec un paquet d'américaines des bonnes décennies (des 50's aux 70's) dans un état généralement remarquable et avec un pedigree souvent excitant. Muscle-cars, fifties classiques, pickups vintage poséparterre ou pas, plus une bonne poignée de VWs Air-Cooled et d'engins inclassables mais bien fun, et une organisation au cordeau, avec concerts et tout le bastringue. Proportionnellement peu de caisses modifiées en profondeur et de hot-rods, peut-être, mais les exemplaires présents sont toujours de haut niveau et valent qu'on s'y attarde.
Petit aperçu de suite, avant une sélection par genre et modèle dans les jours qui viennent! Enjoy.
The Groupies s'est formé dans le Lower East Side au début des sixties et est vite devenu l'un des garage bands les plus en vue de NYC, avec une solide réputation en live due autant à la régularité de leurs prestations dans les nighclubs new yorkais qu'à l'originalité de leur approche du blues et de r'n'r. Trop original pour le grand public, en fait, et le groupe ne durera pas, malgré le soutien actif de pointures comme Ahmet Ertegun. Leur single de 1966 paru sur Atco, par contre, est devenu un cult-classic depuis les 80's - et la reprise par les Cramps - de ce monstrueux et glaçant Primitive. Un youtubeur a eu la bonne idée il y a quelques années d'en faire la bande-son d'un mashup ultra-chaud, puisque basé sur une vidéo d'époque d'une performance particulièrement lascive et caliente de la grande Blaze Starr. Salivez.
La tournée européenne de Daddy Long Legs les a amené par deux fois dans la région, la semaine dernière à Saint André-lez-Lille pour une soirée Les Nuits de l'Alligator hébergée par l'Aéronef, et hier soir à Diksmuide au 4AD, de l'autre côté de la frontière. Deux perfs en premières parties, tout d'abord du Londonien Jim Jones et de son nouveau combo The Righteous Mind à Lille, puis ce vendredi de The Id!ots, quartet basé à Gand et dernier projet en date de deux vétérans (ex-Ugly Papas) des scènes locales.
Le concert de Lille était franchement pas mal: beaucoup de monde, de curieux surtout, venus profiter de l'occasion (concert gratuit) pour découvrir des groupes inconnus du grand public et accessoirement plonger pendant une soirée dans cet étrange (aux yeux des plus jeunes) et à moitié oublié courant musical de quarant-(cinquant)-enaires called Rock'n'Roll. Une bonne ambiance, donc, mais sans les grains de folie individuels et le lâcher-prise collectif qui font les grandes bacchanales rock'n'roll.
Je ne suis pas vraiment fan de la Jim Jones Revue, mais j'étais tout de même curieux de découvrir le nouveau projet de l'ex-Thee Hypnotics, bien titillé par un excellent single paru il y a peu. Sur scène le gospel voodoo rock'n'roll incantatoire des British sonne plutôt bien, avec des compos qui, dans l'ensemble, tiennent la route. Le problème, c'est plutôt le chant, Jones étant quand même assez limité à ce niveau-là. Ça passait (plus ou moins) à l'époque de la Revue et de son garage-punk à la Bunker Hill/Little Richard sous amphét', ça le fait moins sur des plages plus lentes et atmosphériques. Résultat, des baisses de régimes gênantes par moment et un feeling pas toujours au top, mais aussi des good vibes sur certains titres comme sur l'ultime morceau du (court) rappel.
«Good Vibes», par contre, ça colle parfaitement au généreux punk-blues jouissif et débridé des trois New Yorkais (from Brooklyn, Baby!) de Daddy Long legs! C'est peu de dire qu'on était impatient de recroiser la route de ces trois-là depuis le gig qui nous avait tant plu à Roots & Roses l'année dernière, et leur set d'une cinquantaine de minutes à St. André a au moins comblé cette fringale-là, à défaut de nous coller au plafond. Pas la faute du groupe, le trio trouvant vite sont rythme de croisière après quelques ajustements, juste l'inévitable décalage entre un gang qui fonctionne tout à l'énergie et un public certes attentif et bienveillant mais peu démonstratif. Bonne ambiance et bon feeling, donc, mais rien de commun avec le gig de ce vendredi en Belgique..
Daddy Long Legs - Skinny Woman
Arrivée pile-poil à 21h à Diksmuide, le temps de se faufiler jusqu'au bar dans un 4AD plein à craquer de grands chauves à barbes de vikings portant T-shirts à l'effigie de The Idiots – manifestement le gros du public est venu pour la tête d'affiche – et Daddy Long Legs et ses deux compères lancent la machine à danser le blues avec un premier titre et un son euh.. bizarre. Problème de jack défectueux, pas grave, Murat Akturk tripatouille une minute le jack en question pendant que le Daddy bonimente et annonce la couleur dominante de la soirée : da Blues, my man! Ouais mais faut s'entendre sur les termes mon pote, pas le blues pachydermique et soporifique de bedonnants profs de guitare à queue de cheval, non, buddy, le Blues, quoi! Hargneux comme le dentier de ma grand-mère attaquant un croûton vieux de 15 jours, le genre de blues teigneux qui garde un œil lubrique sur le cul de la femme blanche et l'autre sur le goutte-à-goutte de l'alcool de contrebande qui drippe à la lueur de la lune.. Sonny Boy Williamson est convoqué avec son Skinny Woman, Death Train Blues fait monter la pression dans la chaudière, Akturk et Josh Styles, le métronome humain au fracassant maracas, quittent un instant la scène pour laisser Daddy Long Legs, ce «Big Bad Ginger Motherfucker from St. Louis, Missouri», régler seul son compte au Bourgeois Blues de Leadbelly.. Fuck Yeah! semble être la réponse collective du public, qui démarre au quart de tour, ça gigote sévère au premiers rangs, ça stompe et ça hulule son approbation dans toute la salle, et le concert reste sur orbite jusqu'au rappel unique arraché sans trop de difficulté par un public aux anges. Ce soir, ils l'on gardé pour la fin, ce Motorcycle Madness orgiaque et pétaradant, refrain repris à tue-tête et poignée dans le coin! Hoo Yeah, Ton-up! Ton-up! - that's what I like..
Larges sourires comblés et ruée généralisée vers le coin du merchandising, ça a manifestement séduit le public, mais ce dernier attend surtout The Idiots, les locaux de l'étape à la apparemment déjà solide réputation. Nous, on connaît pas, tant mieux, c'est l'occasion de découvrir le quartet gantois mené par Dick Descamps. Un premier titre un peu shoegaze, mais dès le second morceau le combo commence à pulser velu, et au final nous sert sur un plateau un dirty pospunk hardcore rock'n'roll méchamment puissant (mais pas bourrin) et capable de finesse et d'humour. Mention spéciale au guitariste Wouter Spaens, juvénile zébulon à l'impressionnante capacité de rebond et au jeu de guitare sec et précis.
The Idiots live at 4AD, Diksmuide
Super soirée, en résumé, de celles qui restent gravées dans les mémoires pour toutes les bonnes raisons, sans hype et sans frime, à la belge, quoi! Daddy Long legs est déjà retourné aux U.S.A. quand vous lirez ces lignes, et The Idiots jouent encore un peu partout en Flandres jusqu'en avril. Dans tous les cas, catch these bands live as soon as you can if you need a healthy fuckin' great shot of rock'n'roll! Well done, guys!!!
A la fin de la semaine, Detroit Boom Boom! Un weekend à Saint Sauveur pour clore Lille 3000 Renaissance avec un hommage appuyé à Deeeetroit : du Finger Poppin Time avec les DJs qui vont bien, un paquet de combos, locaux ou non, venus célébrer le(s) Motown Sound(s), un invité prestigieux, John Sinclair, pour se connecter à l'esprit frondeur de la Motor City (and to the Power ofRob Tyner, Fred "Sonic" Smith & Michael Davis) et un film, 8-Mile, pour mettre un doigt sur la réalité de la ligne de démarcation raciale de la ville, sur fond de rap hardcore.
Hank Ballard & The Midnighters
Et en ce qui nous concerne, une dernière salve de classiques incontournables! Avec les Stooges, of course, mais aussi l'inventeur du Twist, le regretté Hank Ballard, ses Midnighters et son coquin Work With Me Annie, plus le hit de Martha Reeves et de ses Vandellas, filmé à Dearborn, en 65, sur la chaîne de montage des premières Fords Mustangs! Enjoy.
Martha Reeves & The Vandellas - Nowhere To Run (1965)
The Stooges - I wanna be your dog (1965)
Hank Ballard & The Midnighters - Work With Me Annie
Au moins dix ans qu'on avait pas mis les pieds à Gierle pour ce dont on se souvenait comme un petit «grand» festival: un truc à taille humaine, bien organisé et ultra-spécialisé, avec un angle d'attaque clair et cohérent: le rock'n'roll décliné sous ses formes les plus virulentes et remuantes, de quoi se dérouiller les anches et le pelvis et se démonter la tête sans retenue. En 2015 la recette n'a pas bougé d'un iota – rockabilly, country, garage, punk, hardcore and co. - mais le fest a pris de l'ampleur avec trois scènes au lieu de deux, et donc fatalement des gigs se déroulant parfois en simultané; pas grave, on pouvait facilement et rapidement circuler du site principal (tent et main stage) à la petite scène «newcomers» située à l'entrée, et donc naviguer entre découvertes et noms (un peu) plus connus ou attendus, et se garantir un healthy shot of r'n'r, sans faire le poireau dans des files interminables et sans rater grand'chose.
Jai Malano with Nico Duportal & His Rhythm Dudes - You Better Dig It
Et comme on s'en doutait, c'est au rayon «découvertes et confirmations» qu'on s'est pris les plus grosses claques! Jai Malano, jeune rhythm'n'blues lady texane associée à Nico Duportal et ses Rhythm Dudes, a enflammé le chapiteau jusqu'au bout de leur ultime rappel - une cool cover de You Better Dig It - en milieu de dimanche après-midi, avec un mix de 40's Swing, de raw blues et de savage R'n'B digne des plus grandes (l'album Rocket Girl, sorti tout récemment sur Rhythm Bomb Rds et résultat d'une collaboration fructueuse entre la miss et Nico et son gang, est une perle qui vaut le détour). La veille à peu près à la même heure, Jake Calypso & His Red Hot avait aussi mis le feu à cette même scène, avec son rockabilly puriste et furibarjo à la Charlie Feathers / Hasil Adkins, et surtout ses superbes compos top-shelf quality qui font toute la différence! Le public ne s'y est pas trompé d'ailleurs, ne laissant finalement partir le gang pas-de-calaisien qu'après une longue ovation méritée.
Pat Capocci - Slave For The Beat
Rayon rockab' traditionnel, une autre révélation: Pat Capocci, jeune chanteur enthousiaste et Guitar Great estampillé Aussiebilly, avait fait le déplacement depuis sa New South Wales natale pour administrer une saine dose de swinging rockabilly sans esbrouffe mais encore une fois avec une collection de compos personnelles d'une rare qualité. Normal, quand on connaît la difficulté à sortir du lot en Australie, une fois terminé le tour du pays dans un sens puis dans l'autre - faut assurer si on veut durer.. Le déjà-vétéran et son trio ont manifestement marqué le public, qui ne les a laissé repartir qu'après plusieurs rappels et un Slave For The Beat mémorable!
D'autres flashes et bons souvenirs en vrac: PowerSolo et son garage-rock mutant et déjantoïde, en version curieusement apaisée (?), une impression probablement due à l'heure de passage, au saut du lit (13h) et après avoir enquillé les 14 heures de concerts non-stop de la veille.. Annita & The Starbombers, leur country swing bien foutu en arrivant sur le site samedi.. Lisa & The Lips, un groove d'enfer et un backing-band ibérique de la muerte, Imelda May, super-pro, super-hot et super tout cours.. and of course thee already legendary Southern Culture On The Skids!!! Le Hilbilly White Trash Rock'n'Roll ultra-référencé du trio de Chapel Hill, North Carolina, était certes desservi par un son pas au top (une constante sur le main stage, malheureusement – la voix de Mary Huff quasi-inaudible sur House of Bamboo et Funnel of Love.. Dommage!), mais l'humour et la modestie de ce combo qui n'a plus rien à prouver, et le fun qui suinte de leurs titres, de leur univers, et de leurs histoires de ploucs trailer trash de série Z a finalement emporté le morceau, jusqu'à l'ultime lancer de la dernière cuisse de fried chicken dans le public!
S.C.O.T.S. with dancers on stage! - Camel Walk + 8-piece Box
Un super anniversaire donc que cette quarantième édition du Sjock Festival, même si quelques combos nous ont laissé de marbre, voire nous ont franchement déçu: les Fleshtones semblent avoir définitivement perdu le sens du timing (a shame) et les Hives sont devenu une pâle caricature d'eux-mêmes; Howlin' Pelle Almqvist a un talent certain de stand-up comedian mais devrait arrêter de s'écouter parler quand il est sur scène avec ses collègues – c'est chiant, c'est pénible et ça tue le gig – s'il veut absolument que le public réagissent tel qu'il l'espère, c'est à lui et à son gang de balancer la purée non-stop jusqu'à ce que le public en question demande grâce, putain! Là franchement, le blah blah blah, ça devient lourd, et c'est dommage quand on se rappelle ce que les suédois étaient capable de faire on stage il y a encore quelques années..
Après avoir passé un peu de temps dans les allées du Vintage Market, un p'tit tour par la salle qui accueillait les trois gigs annoncés ce soir, avec en guise de mise en jambes, Les Kitschenette's, from Bretagne/Paris with un amour certain pour la pop yéyé 60's française de qualité et les reprises / adaptations en français des standards garage et British Beat de la même époque. Amusant et ultra-référencé, mais un poil trop «français» pour moi, justement.
Je m'éclipse donc après quelques morceaux pour mieux revenir au pied de la scène lorsque les Dustaphonics commencent leur set. Dommage pour The Monsters le même soir à l'Aéronef, mais j'étais vraiment curieux de découvrir ce que ce combo basé à Londres mais à l'ADN franco-italiano-londonien (avec saupoudrage de gènes scottish via l'harmoniciste sur certains titres) était capable de produire sur scène, bien titillé par deux bons albums et une chouette brochette d'affriolantes vidéos faisant toujours la part belle aux sex vixens, strippers, go-go danseuses et autres party girls des golden years..
21 heures, la température monte (un peu) et ça démarre sec avec deux/trois garage-rockers bien velus, et paf, première surprise, le quartet balance aussi tôt sa première grosse cartouche groovy, l'imparable Rockin' Boogaloo, le titre-phare de leur deuxième album, Big Smoke London Town (Dirty Water Rds, 2014), une parfaite perle de pur rhythm'n'booze rock'n'roll, un smash-hit dans ma salle de bain depuis des mois (ça marche aussi du feu de dieu quand j'essuie la vaisselle), uno, dos, tres, quatro, pas besoin de docteur ni de French touch c'est le genre de piste qui vous requinque en moins de deux, Pa Pa Oom Mow Mow , Surfin’ Bird and Buttshakers, c'est bon, j'ai décollé et je ne suis pas près de redescendre – that's my thing, ce rock'n'roll zébré de kewl références à tous ces héros et héroines, Link Wray et Da Ramones, Gabba Gabba Hey Bo Diddley, le black R'n'R des fifties, la Soul et le R'n'B des sixties – FUCK YEAH, give it to me Baby!!!
Bon, pas besoin de vous faire un dessin, they got me.. la complicité entre Hayley Red et Yvan Serrano–Fontova, respectivement superhot-chanteuse et guitariste-tête-pensante du combo, est évidente, et, bien épaulé par une section rythmique carrée à souhait, le duo n'a aucun mal à maintenir le show dans la stratosphère.. Les hits s'enchaînent, Party Girl, Big Smoke London Town, (Leur Dirty Water à eux, belle dédicace à «leur» ville), Tura Faster Pussycat, vibrant hommage à la number one badass gurl Tura Satana (of Russ Meyer's Faster Pussycat Kill! Kill! fame) jusqu'à la cool reprise d'un standard r'n'b de Sugar Pie DeSanto (cf. la video ci-dessous) et au final Don't Let The Devil Drive Your Car.. Bien joué, Lady and Gents, The Message a été reçu cinq sur cinq, revenez quand vous voulez!
Witch for a Night - The Dustaphonics at Roubaix Vintage Weekender 2015 (bon, mon vieux caméscope a fait des siennes, l'image photo & vidéo est pas top, mais le son est bon! / So my old camcorder doesn't work as well as it used to, but the sound is pretty good, I think - Enjoy)
Un classique pop des late-70's et un magnifique exemple de sublimation Buddy Holly-esque d'une simple esquisse de chanson, transmise par un songwriter en pleine ascension à un fin artisan, aussi modeste qu'inspiré.. La version de Girls Talk par Dave Edmunds en 1979 (en single et en ouverture de son cinquième lp, Repeat When Necessary, juste avant le culte hotrod-classic Crawling From The Wreckage) - avec la complicité de son brother-in-arm, Nick Lowe, jamais très loin - demeure une pure merveille de power pop et rivalise en kewlitude absolue avec les versions de l'auteur, finalement enregistrées par Elvis Costello à partir de 1980. La vidéo d'époque, sur un rooftop de midtown Manhattan, avec Rockpile au complet derrière le Gallois (Nick Lowe, basse, Terry Williams, batterie, et Billy Bremner, guitare) n'a rien perdu de son charme! Enjoy.
Furieusement speed et agressive, cette super cover du classique hommage des Ramones à la plage de Rockaway Beach, située dans le Queens (là où est né Joey) et l'un des hang-outs favoris de Dee Dee, redonne une seconde jeunesse à la piste 2, face A du troisième album des brothers, Rocket To Russia. Enregistrée comme le reste du lp en août 1977 et illustrant parfaitement le net penchant du quatuor pour le surf vocal à la Beach Boys, Jan & Dean and co., l'original avait à l"époque atteint un honorable soixante-sixième rang au Billboard Top 100 - le meilleur score "commercial" des Ramones avec un single - et est devenu depuis un modèle pop-punk absolu - joyeuse insouciance et énergie à revendre - pour des tonnes de combos, décennies après décennies.
The Sahara Hotnights font partie du lot, le punk et la power pop des 70's sont bien présents dans leur ADN depuis la création du groupe en 1992 et rien d'étonnant donc à ce que les quatre suédoises reprennent nos héros, aux côtés, entre autres, de Wayne Kramer et des Nomads, sur le tribute The Songs Ramones The Same, sorti par White Jazz Records en 2002. Enjoy.
Phew.. Je sonnais peut-être un chouia circonspect lundi dernier, mais la prestation des Darts il y a quelques heures à Kortrijk a balayé toutes mes réticences - quel putain de great set les quatre amazones nous ont offert ce soir! C'était tight, chaud bouillant, sexy en diable(sse), ultra-sauvage et GARAGE PUNK à donf'!! Honnêtement, c'était la première fois que je les voyais aussi efficaces et mordantes, avec une alchimie parfaite entre chaque membre du groupe, section rythmique carrée à souhait et complicité manifeste entre Nicole, la badass patronne, lead-singer, organ-dominatrix et runneuse du show, et Lou, la suave guitariste des Wave Chargers - le groupe de surf parisien qu'on adore aussi ici - embauchée pour assurer la majeure partie des gigs de cette longue tournée européenne.
Comme en témoigne les superbes photos de Pascal Rbt qui illustrent ce post, on a eu droit à l'un de ces concerts mémorables, du genre de ceux qui se terminent avec douches à la bière, tessons de bouteilles partout, sueur qui dégouline des murs, dirty dancing & fire down below, et surtout, surtout, un flot de good vibes qui réaligne les karmas de tous les happy few présents pile poil pour le reste du weekend. Well done ladies, on se revoit fin septembre à Bruxelles ou à Paris?
Photo ci dessus, et toutes les photos ci-dessous courtesy of Pascal Rbt Photographies (Thanks mate!)
Comme pas mal de gens, j'ai découvert Laurie Wright via YT grâce à son fameux West End Lover en mode busker survolté il y a environ un an, et ce soir pour son premier passage en France le jeune anglais n'a pas déçu! Super gig d'un rock'n'roll faisant le pont entre pub rock, Brit pop et power pop, sans temps morts, et avec, déjà, outre le susnommé killer track West End Lover, un bon paquet de (graines de) hits, susceptibles d'affoler les charts dès que son premier album, Get On The End Of It!, verra le jour (Un crowdfunding est en cours pour financer le projet).. En tous cas, moi je suis repartant pour un tour par chez nous, et idéalement, dans la cave du Poche cette fois-ci!
C'était d'ailleurs le programmateur de la fameuse cave/salle de concert béthunoise qui programmait cette soirée 'hors les murs', dans un endroit charmant, le parc du Jardin Publique de la ville, avec comme insolite (pour un concert r'n'r) et très photogénique scène le kiosque 'Fin XIXe siècle' - réplique de celui de la pépinière de Nancy - situé au fond du parc. Ambiance picnic, familiale et détendue, verdure rafraîchissante et température idéale, street food de qualité et bières locales - tout ce qu'on pouvait souhaiter pour passer une soirée kewl et entamer le weekend en mode "Fuck Brexit!", discussions entre potes ou chill-out sur la pelouse. Ce qu'on a continué à faire d'ailleurs sur fond de Tankus The Henge, autre groupe briton distillant un très bon et fédérateur mélange de funk et de fanfare r'n'b, bien fun et dansant. Definitely the kind of Friday I had on my mind!
I've (already) got (next) Saturday nite on my mind.. Outre l'excellent P.M. Warson et sa vintage soul fougueuse classieuse, on aura, si on se donne la peine de faire le trajet jusqu'à Saint-Quentin, l'opportunité samedi soir prochain de se prendre une bonne claque garage punk rock'n'roll et rien d'autre avec l'un des combos qui ont fait - dans le genre - le plus couler d'encre ces derniers mois, et pas juste parce que l'âge moyen du quatuor vendéen est inversement proportionnel à celui de leurs références revendiquées - du garage punk U.S. des sixties au early pub-rock British. The Dynamite Shakers ont bloqué leur compteur sur quelques années clés et sur les fondamentaux qui en ont résulté, et n'ont absolument pas ressenti un instant le besoin de 'moderniser' ceux-ci.. Tant mieux, c'est mine de rien très très frais par les temps qui courent, ou le moindre nouveau gang qui émerge se sent obligé de coller l'étiquette néo-machin ou post-truc sur son son.
Un premier album - avec rien moins que le grand Jim Diamond derrière les manettes - vient d'être mis en boîte, et en attendant de pouvoir découvrir la galette, on se régale déjà d'avance en pensant au weekend qui arrive.. Vivement samedi!
2022, The Big Quit n'en finit plus de prendre de l'ampleur, et évidemment le grand Bob avait soixante ans d'avance.. Son Maggie's Farm, enregistré début 1965, fut vite repris par de nombreux artistes, la version la plus notable étant probablement signée Solomon Burke (une B-side inédite de son Tonight's The Night, 1965 toujours) une version sortie quasiment en même temps que le single de Dylan, groovy à souhait mais dont les racines blues électrisées - et le mordant originel - sont bien perceptibles sous la soyeuse bonhomie du chant du géant de Philadelphie. Rien à voir avec la version de Linda Gayle, jeune chanteuse dont je ne sais pas grand chose mais qui enregistra quelques chouettes reprises hi-energy (Goodnight Irene, Twist & Shout,..) entre 1965 et 1971 (regroupées bien plus tard en un lp, Columbia Singles) - sa cover à elle déborde de rage proto-punk - une pissed off punk Dolly Parton, comme j'ai pu le lire sur le blog Boogie Woogie Flu - et ne dépare pas au milieu d'une mixtape de garage rockers furieux et contestataires de la bonne époque! Enjoy.
Paru l'année dernière sur Wick Rds, la division rock'n'roll de Daptone Records (après deux productions aussi homemade que confidentielles), voici le premier single solo de Billy Schalda Jr., a.k.a. Billy Swivs, ci-devant activiste notoire au sein de plusieurs combos de Brooklyn, New York et de Detroit, ou il habite maintenant - il a officié ou officie encore derrière feu-Charles Bradley, avec The Realistics, The Raconteurs, The Budos Band (dont je causai il y a quelques semaines ici), ou avec son papa et ses frangins dans The Sha La Das, entre autres. Au programme, tout ce qu'on aime dès qu'on parle garage, pop, et rock'nroll tunes susceptibles de vous accompagner jusqu'à (au minimum) la fin de la journée, voire de la semaine, et plus si affinité! On attend une éventuelle suite avec gourmandise..
La quête absolue pour les amateurs de Tri-Five, quand ils pensent 'break' (ou 'station wagon' en V.O.), c'est bien sûr le Nomad, l'interprétation américaine du sport wagon / break de chasse européen, plus proche du coupé two-door Bel-Air que de la bonne grosse familiale habituelle. Mais un Handyman, même en finition de base One-Fifty comme ce magnifique modèle de 1957, c'es déjà hyper-kewl! Une belle américaine pour trimballer tout son matos et cruiser avec classe absolument partout (les dimensions des '57 sont encore très raisonnables), surtout propulsée par un 327 cubic inches de 300 chevaux, plus récent que le 283 d'origine, c'est le pied, non?
Posé sur la pelouse du Musée de la Vie Quotidienne 1939-1945, à quelques mètres de la monumentale statue de Guillaume le Conquérant et de l'église Trinité, refuge des civils pendant la terrible bataille de la Poche de Falaise, à quelques pas également du château du plus célèbre des Ducs de Normandie et du Roi d'Angleterre dont le règne a changé la langue anglaise pour toujours, ce char Sherman reconstitué à partir de morceaux d'épaves trop abîmés pour être clairement identifiés (Seul le châssis a pu être attribué avec certitude à un M4A1 de la Deuxième Division Blindée du Général Leclerc) est devenu une oeuvre commémorative du 7 au 9 mai 2019 entre les mains de l'artiste lillois Jef Aérosol, qui a pochoirisé en plusieurs étapes - à partir de clichés historiques et iconiques - les visages de dizaines de victimes, civiles et militaires, des guerres du vingtième siècle. Quand on s'approche du tank, l'effet est saisissant. Le contraste entre la brutalité sans équivoque de cette machine de guerre - à la fois outil des libérateurs, engin de mort mécanisée, et cercueil - et la multiplicité des émotions que l'on peut lire sur les visages des enfants, des adultes et des soldats figés pour l'éternité engendre une puissante réaction émotionnelle et une empathie immédiate.
Aujourd'hui, jour du 78ème anniversaire du D-Day, cette oeuvre de street art singulière résonne tout particulièrement, alors qu'une autre guerre, tout aussi absurde et abjecte, voulue et provoquée par un autre petit dictateur aussi minable que paranoïaque, se poursuit à quelques heures de notre pays.
Quelques photos prises le dimanche 29 mai dernier:
Une bouille inimitable! Des rondeurs de la cabine à celles des ailes encadrant la benne stepside, affublée de son impeccable roue de secours, ce magnifique Ford F-100 de 1956 a attiré tous les regards, du début de matinée à la tombée de la nuit, en jouant sur la combinaison toujours gagnante des jantes steelies rouges - avec cerclages chromés et enjos Ford d'époque - enrobées de pneus à flancs blancs, contrastant joliment avec cette belle et profonde peinture noire, cauchemar des photographes mais régal pour les yeux.
Dans le genre 'Trop c'est jamais assez', difficile de faire plus fort qu'une Cad' des fifties! Démesure totale, rondeurs épanouies, bain de chrome massif, couleur à croquer (Pacific Coral, dans le catalogue de l'époque), et bien sûr l'accessoire qui tue, ce fameux Continental Kit, maousse prolongement du pare-chocs arrière qui sert d'écrin à la roue de secours extérieure et qui rallonge encore plus la carrosserie de ce fabuleux cabriolet! Cette magnifique Series 62 Convertible 1955 attirait tous les regards samedi dernier, et la détailler sous tous les angles fut un privilège rare!
Super bilan pour notre première visite à l'Open Garage du préparateur de hot-rods et d'américaines de Mézidon-Canon, au coeur de l'arrière-pays normand, en ce milieu de weekend. Beaucoup de monde et de véhicules, un plateau varié et des caisses de tous types, stock ou customisées, et une météo tip top! Quelques photos ce soir en guise de mise en bouche, et j'enchaîne dans les jours et les semaines qui viennent les posts plus spécifiques sur les engins qui m'ont le plus marqué. Enjoy!
Super soirée, donc, ce mercredi soir à Béthune au Poche, une salle que j'adore, magnifique cave voûtée idéale pour les 'petits' concerts rock'n'roll - et en matière de musique qui vous remue les tripes et twister the night away, on a été servi!
Après une mise en jambe musclée avec les régionaux de l'étape (Grand Crû) et une première pinte avec les potes, je me suis pris une grosse décharge high-energy punk-instro avec la surf music survitaminée - mais pure vintage 1959-63 jusqu'au bout des franges de la robe de leur (super(be) gogo danseuse - des parisiens de The Wave Chargers (dont j'étais persuadé qu'ils étaient de la région Nord/PdC, allez savoir pourquoi!). Bon feeling, des compos qui n’ont pas à rougir de la comparaison avec les inévitables références incontournables (Dick Dale, Surfaris, Challengers and co.), et pour éviter de sombrer dans le piège de la pure démonstration technique chiante sur la longueur, du go go dancing de haute volée et quelques fratrockers chantés, dont l’iconique Surfin’ Bird des Trashmen en conclusion du set. Bonne nouvelle, le quatuor-plus-une-go-go-goddess revient en ville en Août pour Béthune Rétro 2022!
A peine le temps de se rafraîchir le gosier que nos r'n'r lovebirds favoris du moment, The fabulousCourettes, Baby!, s’installent pour une rapide balance - après 14 heures de route depuis le Danemark – et hop! (the Twig), c’est reparti pour le rollercoaster garage punk sixties pop Spectorien qu’on connaît bien maintenant, Flavia toujours aussi maîtresse du jeu, charmeuse, charmante, qui mène son public par le bout du nez exactement là ou elle veut qu’il prenne son pied, et Martin, pilier rythmique faussement grognon mais redoutablement efficace derrière son drumkit. Une vivifiante prestation à base de hits tirés de leur dernier lp en date, Back To Mono, sans oublier les déjà-classiques pistes issues de leurs albums précédents, mais surtout un plaisir évident d’être sur scène et une joie communicative qui ont manifestement séduit le public. D’ailleurs, je connais quelques aficionados qui ont déjà leur tickets pour demain soir à Saint Quentin..
(photos prises au smartphone agité, sorry pour la qualité!)
Ah ben en voilà un programme alléchant pour ce weekend, non? Tits and Champagne, Sophia et Jayne en ligne de mire, via cette fameuse série de clichés pris par les photographes Joe Shere et Delmar Watson lors d'un dîner au Romanoff's Restaurant, à Beverly Hills, le 12 avril 1957, et le sleazy rock'n'roll des (Hollywood) Joneses, hardcore héritiers des New York Dolls et autres trash rockers du même calibre. Un combo d'Anaheim, Californie, mené par un sacré numéro.. Jeff Drake, guitariste, chanteur, fondateur et seul membre permanent du groupe de 1981 à la fin des 90's - avec juste une coupure de quelques années aux frais de l'état pour braquage de banque! Tits & Champagne, c'est aussi le titre de ce E.P. 6-pistes de 1989, glam punk volontiers mélodique mais toujours hi-energy pour quatre originaux, plus une cover fidèle du Route 66 de Bobby Troup et une seconde, étonnante, du Cheatin' Heart de Hank Williams.. Cheers, enjoy the eye candy, and the earworm!
Louis Tillet en 1984 et 87, avec les second et troisième singles de son groupe, The Wet Taxis, et deux putain de great tounes! Le garage classic C'mon, tout d'abord, sur Hot Records, repris aux Atlantics (dont on avait déjà causé ici), et ensuite leur original Sailor's Dream produit par - qui d'autre - Rob Younger lui même, et paru sur le label indé australien des 80's, Citatel Records. Que du bonheur..
Chuck Berry en 1965.. le pionnier du rock'n'roll en est à son neuvième album, Fresh Berry's, sur Chess Records, et ça fait un moment qu'il s'est fait voler la vedette - tout comme les autres pionniers du rock'n'roll originel - par tous ces jeunes blanc-becs et british envahisseurs qui d'ailleurs le vénèrent mais sont surtout occupés à transformer ce fameux rock'n'roll primal en quelque chose de radicalement nouveau, en poussant le rhythm'n'blues dans ces derniers retranchements ou en y injectant pop et pyschédélisme naissant. Mais Chuck s'en fout et continue à creuser son sillon, en s'inspirant de ce qui fait le buzz et fait vibrer la jeunesse américaine cette année-là. Comme la Ford Mustang, tiens, qui est en train de révolutionner la manière dont ses compatriotes envisagent la coolitude automobile.. et hop, voilà une chanson qui s'écrit presque toute seule, la verve de Berry et sa capacité toujours intacte à créer une bulle narrative complète en moins de trois minutes faisant le reste! J'aime aussi beaucoup la version de 2013 des Refreshments, solide rockabilly combo suédois formé en 1989 qui est allé jusqu'à enregistrer son propre tribute à Chuck Berry, parce que, comme ils le disaient à l'époque via le seul original de l'album, "You can't beat a Chuck Berry song"! Amen, brother, amen..
Traités hot rod façon 50's ou 60's, ou street rod, voire resto rod à la manière des années '80, '90, full-fendered ou débarrassés de leurs ailes et/ou de leurs capots, avec peintures qui claquent, flamejobs, ou tôles à nu, propulsés par des small-block chevies ou des Y-blocks Ford, il y avait beaucoup de rods à Béthune Rétro cette année, et pas que des deuces! Fords Model A sedans deux-portes, roadster ou coupé 5-fenêtres, 3-window coupes 1933-34 choppés, et une très jolie et subtilement customisée Ford 1935 Sedan Delivery noire franchement magnifique.. Une petite sélection de quelques-uns des véhicules les plus marquants de ce samedi.
Dimanche 26 juillet 2026
Deaf Devils + Public Toys
Excelsior Stam Cool Café, Jette-Bruxelles
Dimanche 26 juillet 2026
The Dan The D
BARtje Tverzet, Courtrai
Lundi 27 juillet 2026
Soledad Brothers
4AD, Diksmuide
Mardi 28 juillet 2026
Deaf Devils
La Bulle Café, Lille
Mercredi 05 août 2026
Gee Tee + Clamm
4AD, Diksmuide
Jeudi 20 août 2026
Matt Van T. & The Moaning Strings
La Faune, Mouscron
Samedi 22 août 2026
The Kids, Muck & The Mires, Molotovs, Les Rencards, MFC Chicken & more
Excelsior Rocks! Festival, Jette-Bruxelles
Dimanche 29 août 2026
Killer Kin + The Clubs
Pit’s, Courtrai
Samedi-Dimanche 29-30 août 2026
MFC Chicken, Courettes, Deke Dickerson, Lord Diabolik, Jake Calypso, Hoodoo-Tones, Ann Diaz & Yokata Brothers & many more
Béthune Rétro Festival, Béthune
Samedi 12 septembre 2026
The Nucleons Project, Poncharello & more
SLB Fest, Saint-Laurent-Blangy
Samedi 12 septembre 2026
Continental Lovers + Stage Dicks
Excelsior Stan Cool Café, Jette-Bruxelles
Mardi 15 Septembre 2026
Gyasi
Botanique, Bruxelles
Jeudi 01 octobre 2026
Little Barrie + The Surfragettes
Aéronef, Lille
Lundi 05 octobre 2026
The Prize
Chaff, Bruxelles
Vendredi 23 octobre 2026
Hot Chickens
MacEwans III, Béthune
Samedi 24 octobre 2026
Hot Chickens
Hall 3, Tournai
Samedi 07 novembre 2026
Bleak Squad
Sonic City Festival, Courtrai
Dimanche 08 novembre 2026
The Del Fuegos
Het Depot, Louvain
Mardi 10 novembre 2026
Howlin' Jaws
La Cave Aux Poètes, Roubaix
Vendredi 20 novembre 2026
The Kids
De Casino, Sint-Niklaas
Samedi 21 novembre 2026
David Eugene Edwards, The Courettes, C.O.F.F.I.N., Munly & The Lupercalians, Tuesday Violence and more
Tough Enough Festival #3, Botanique, Bruxelles
Dimanche 22 novembre 2026
José Gonzàlez + Nathalie Bergman
Aéronef, Lille
Je ne suis pas un maniaque des listes et compilations, mais parfois, l'envie me prend d'un Top-5 musique, ciné ou autre, inspiré par le rock'n'roll et la car-culture qui sont mes principales obsessions. Si, fellow websurfer, tu déniches donc ici la pépite qui te met en joie ou l'info qui te manque, tant mieux ! Enjoy it, partage et fait tourner..
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