Après un bon double shot de Jesse Dayton hier, on reste ce mardi matin au Texas avec The Explosives! Avec un nom pareil, ce trio power pop aurait dû faire davantage de bruit (oui, je sais, c'est facile..), mais ce combo pilier de la scène d'Austin au début des 80's est resté remarquablement discret en dehors des city/state limits, malgré un album et une poignée de singles tout à fait digne d'intérêt dans les années '80. Par contre, on les connaît peut-être davantage comme l'excellent backing band du regretté Roky Erickson, avec qui les trois membres du groupe ont régulièrement travaillé sur scène. Témoin l'excellent lp live Halloween (1979-1981) sorti en double vinyle chez Norton Rds en 2008 - après une première parution CD, l'année précédente, sur Steady Boy Records, label monté par Freddie Steady Krc et initialement destiné à rééditer de manière satisfaisante le matériel enregistré par lui même en solo ou avec ses deux autres compères du trio originel, Cam King et Waller Collie. Allez hop, on s'éclate d'abord avec les Explosives tous seuls, et ensuite avec le Bloody Hammer de Roky avec les mêmes, au Whisky A Go Go, Los Angeles, en 1981. Et après, eh ben je vais au boulot..
Et effectivement le "ponyphile" avait de quoi se régaler, avec pas mal de 'Stangs dignes d'intérêt dispersées un peu partout dans le centre-ville de Béthune. Quant à moi je me suis arrêté en particulier sur ce très beau fastback 1968 à la teinte Tahoe Turquoise et aux bandes racing C-stripes noires so sixties, garé à proximité d'une autre '68 bien kewl aussi. Et merci au proprio du chouette coupé hardtop 1965-66 en livrée Shelby GT-350-H Hertz qui m'a proposé de jetter un oeil à l'intérieur de cette belle Mustang première génération, entre deux déluges et averses cataclysmiques!
Avant la Ford V8 1932, les hot-rodders s'attaquaient depuis bien longtemps déjà aux centaines de milliers de Ford T et de Ford A 4-cylindres d'occasion qui s'échangeaient contre une poignée de dollars sur tout le territoire américain. Avant même la popularisation du terme même de "hot-rod", des tas de gamins s'amusaient à désosser et dépouiller ces vieilles Fords de toute la ferraille pas indispensable pour aller, le plus vite possible, d'un point A à un point B, et inventaient de facto toute une culture automobile populaire et rock'n'roll, avec l'argot qui allait avec: gow jobs, souped-up jalopies, hot-rods, peu importe le terme exact, la culture du hot-rodding traditionnel est encore bien vivante dans ces multiples expressions et interprétations! Deux beaux exemples étaient présents à Béthune Rétro, deux caisses de Ford Model A 1930-1931 traitées early hot-rodding, avec leur hauteur encore 'normale' ou pas, et leur 4-bangers probablement d'origine mais optimisés à la place du V8 qu'on s'attend toujours à voir.. Sedan Delivery ou Tudor, les deux sont vraiment très kewl!!!
Symbol séminal du Hot-Rodding depuis quasiment les débuts du mouvement outre-atlantique il y a un siècle, la Ford 1932 représente à la fois le saint graal du hot-roddeur accro à la tôle vintage et le terrain de jeu favori du fabricator désireux de (se) tester sur cette base mythique. Avec ses ailes et tout son accastillage d'origine, ou fenderless, dépouillé et accessoirisé avec des pièces period-correct, traité traditionnel fifties ou sixties, ou street rod façon années '80/'90, sorties des usines de Dearborn ou d'Asnières-Sur-Seine, ou repros fibre-de-verre/acier modernes, peinture qui pète ou back in black, les roadsters, coupés trois-portes et autres variantes de carrosserie du mythique modèle Ford B ou Model 18 V8 continuent à inspirer les dingues de cette année-modèle, comme on pouvait le constater place Foch, entre deux averses!
J'apprécie de plus en plus les lignes et le look des Pontiacs des early fifties, en particulier les coupés cousins des Chevrolets Styleline des mêmes années: elles aussi toutes en rondeurs alléchantes et pourtant très dynamiques, les Pontiacs sont, contrairement aux modestes chevies, bien dotées en accessoires chromés et "trucs" stylistiques qui accrochent autant le regard que les rayons du soleil, même lorsqu'il perce fugitivement entre deux gros nuages menaçants, comme c'était le cas ce samedi à Béthune avec ce superbe coupé Chieftain DeLuxe Eight 1951 garé place du 73ème. Un modèle selon moi aussi sexy que le coupé Catalina hardtop du même millésime, avec outre les accessoires aftermaket typiques (casquette de pare-brise, bumper guards, phares directionnels façon appleton, etc.), les inévitables silver streaks et la mascotte tête d'indien, quelques discrètes touches custom histoire de se détacher un peu plus du lot, tel ces paupières de phares, ce discret pinstriping au bout du museau, ou ces enjoliveurs "spinner" de Dodge Lancer 1957 customisés. Love it!
Il y avait deux Fords Thunderbird sur la promenade ce samedi, resplendissantes dans leurs livrées d'origine malgré la fine couche de sable et les tâches dues aux embruns de la veille. L'occasion, tout d'abord, d'admirer les arrêtes saillantes, la teinte Moroccan Ivory et les lignes baroques de ce cabriolet deuxième génération (1958, '59, '60), surnommé Squarebird par les afficionados, un modèle de 1960 mais dont le look et le feeling hurlaient encore "1950's", tandis que le coupé Landau de 1965, quant à lui, se situait déjà stylistiquement à des années lumières de là, avec ses lignes nettement plus tendues et profilées - alors que quatre années à peine séparent les deux modèles.. cette kool Flair Bird(surnom donné aux T-Birds de la quatrième génération, de 1964 à1966) avec sa belle couleur Vintage Burgundy, m'a bien fait tripper pendant toute la journée!
Difficile au premier coup d'oeil de deviner quelle est la finition de départ (LeSabre, Invicta, Electra ou Electra 225?) derrière ce magnifique coupé hardtop Buick 1959 au sublime et subtile traitement mild-kustom "traditionnel" (déchromage partiel, scallops et peinture pailletée avec flammes et lace-painting, calandre à bullets, fender-skirts modifiées, pinstriping, etc..) - sans négliger l'aspect radical / "poséparterre" thanks to la suspension pneumatique moderne - mais ce qui est sûr c'est que cette belle grosse late-fifties, déjà bien extravagante d'origine avec ses fameux ailerons Delta wings et ses doubles phares inclinés, a littéralement aimanté tous les photographes, promeneurs et autres custom-addicts de passage sur la digue de Retro Sur Mer samedi dernier, sans compter les nombreuses pinups qui n'ont pas manquer de poser à côté du bestiau.. Chick magnet, indeed!
Detroit, 1965. Susan Quatrocchio, 15 ans, n'est pas encore devenue la Glam Rock QueenSuzi Quatro de l'autre côté de la Mare, mais avec ses frangines Arlene et Patti, et deux copines, les soeurs Ball (Nancy et Mary-Lou), elle fait déjà des ravages sur la toute nouvelle scène du Hideout, un club qui vient d'ouvrir (en mai 1964) à Harper Woods, l'une des banlieues Est de la Motor City - là même ou elle avait commencé à vendre des sodas derrière le comptoir quelques mois plus tôt.
The Pleasure Seekers - What A Way To Die
Les filles on choisi comme nom pour leur premier combo The Pleasure Seekers, emprunté au film de la 20th Century Fox sorti l'année précedente. Une comédie romantique typique de l'époque, qui s'avère surtout être un moyen pour capitaliser sur le succès naissant de l'explosive Ann-Margret (née Ann-Margret Olsson), chanteuse, danseuse et comédienne américaine d'origine suèdoise qui a déjà commencé à se faire un nom en tant que partenaire d'Elvis dans ses films (Viva Las Vegas, notamment) et qui vient aussi de placer un album (The Beauty & The Beard) dans les charts. Vendue comme la version féminine d'Elvis (check out cette superbe version d'Heartbreak Hotel!), Ann-Margret connaîtra elle aussi une longue et fructueuse carrière.
Ann-Marget - Heartbreak Hotel
Ann-Margret in The Pleasure Seekers
Quant à Suzi et aux 'Seekers, elles se font vite une réputation également, notamment avec ce hit local qu'est What a way to die, un hymne gonflé évoquant les plaisirs de la biture teenage, hit local devenu depuis un véritable classique garage punk made in Detroit. Suzi a abandonné les bongos qu'elle pratiquait, gamine, derrière son jazzman de papa, Art Quatro, mais lui a piqué sa basse Fender Precision 1957, ce qui, combiné à sa petite taille, a contribué à lui donner ce look de badass rock'n'roll goddess absolument dévastateur! Une jeune admiratrice du nom de Joan Marie Larkin s'en rappelera quelques années plus tard, quand elle se réinventera en Joan Jett..
En 1999, Ronnie Spector, ex-frontwoman des fabuleuses Ronettes (Be Maaaaaaaaah, Be My Baby!) et véritable badass girl (from Spanish Harlem) rescapée d'un mariage cauchemardesque avec ce taré - génial certes, mais vraiment taré - tyran domestique qu'était Phil Spector, enregistre un très bon mini-lp de reprises intitulé She Talks To Rainbows. Au programme, un titre des Beach Boys, le classique You Can't Put Your Arms Around A Memory de Johnny Thunders, une revisite d'un morceau des mid-70's des Ronettes (I Wish I Never Saw The Sunshine), et deux pistes signées par son pote Joey Ramone, dont le titre éponyme.
C'est d'ailleurs Joey lui-même qui produit le EP, et on imagine le kiff q'il a dû avoir en entendant son idole et néanmoins amie balancer cette superbe version de She Talks To Rainbows, un titre tardif des Ramones, écrit par lui justement, et que les brudders avaient originellement inclu dans leur quatorzième (et dernier) album studio, Adios Amigos, publié en 1995, un an avant le split du groupe..
Bon, honnêtement, ces deux dernières années, pour x raisons, je n'ai pas fait beaucoup de meetings auto/moto, à part les incontournables de Tournai et de Béthune, et en même temps je me suis rendu compte en fouillant mes disques durs que j'avais encore des tonnes de photos dignes d'intérêt (enfin je pense) et de posts à moitié finis en attente de publication. Donc, après une intense discussion unilatérale avec moi-même, j'ai décidé de finir les posts en question, et de les publier dès que possible, histoire de rafraîchir la catchphrase - Real Kewl Trash Rock'n'Roll On Wheels - du blog. Ok, le rythme de publication sera aléatoire, hein, mais promis je vais faire un effort!
On commence par cette fantasmabuleuse Caddy '58, un beau Coupe De Villedéjà photographié à Béthune Rétro en 2017 en fin d'aprèm, dans l'étroit canyon de la rue des Treilles - luminosité limitée, du coup - mais que j'avais recroisé lors de la dernière édition, rutilante sous le chaud soleil d'Août, en plein milieu de la place Lamartine. Behold the beauty of the classic Caddy.
Une parenthèse instro surf garage dans la riche carrière rhythm'n'blues, funk & soul de Steve Cropper, l'homme derrière Booker T & The MG's, The Mar-Keys, et une bonne partie du son Stax, avec ce single signé The Cobras, en 1964. et en bonus une autre petite perle des MG's justement, intitulée Fuquawi et parue en '71 toujours sur le mythique label de Memphis fondé en 1959 par Jim Stewart et sa soeur Estelle Axton. Enjoy.
Et de beaux engins, en plus! du hot rod traditionnel au street rod traité avec goût (bel exemplaire que ce Fordor Ford '34 britannique), en passant par des rat rods bien affutés et agressifs, heureusement plus proches de l'esprit rat d'origine que du n'importe quoi moche et indigeste de ces dernières années..
Ahhh les squarebodiesChevy des 70's!! Tout un pan du rêve automobile américain dans ce qu'il a de plus fun, du pickup d'origine en mode workhorse, portant les stigmates d'une dure vie de labeur aux mains de professionnels exigeants qui ne les ménageaient pas, jusqu'au proto-SUVs comme ce K5-Blazer des mid-seventies, au look déjà bien sympa en version stock, mais qui prenait une toute autre allure une fois perché à des hauteurs stratosphériques via un kit suspensions de la muerte et deux sets de pneus off-road tendance too-much-is-never-enough! Ridiculement sublime, ce genre d'engins complètement peu pratique sur route et franchement pure frime a toujours de nombreux adeptes aus States, mais les plus vieux modèles comme ce Blazer ne se croisent pas si souvent que ça..
Après ces quelques clichés pris au Keller's Fleat Market de Savannah, dont je parlais ici il y a quelques jours, voici une petite sélection d'autres pick-ups Chevy toutes périodes confondues, shootés cette semaine dans la rue ou au bord de la route, entre Charlotte et Saint Augustine, plus le cool Crew-Cab début 80's bien patiné de Peter, rencontré sur un parking de flea market à St Augustine Beach, qui says "hi!" aux fans français de ce genre d'engins!
Bon, avant de faire le tour des flea markets et autre braderies du weekend, dans la banlieue de Richmond, je repère ce Cars & Coffee annoncé de 8h à 10h sur un parking de supermarché pas loin du motel. Mais il est déjà 9h30 et le temps de sauter dans notre piece-of-shit GMC Terrain, on arrive sur le parking en question à 10h30. Bien entendu la majorité des caisses a dû déjà repartir, il reste quand même un paquet de Mustangs et Corvettes récentes plus ou moins testostéronées (moyennement mon truc), mais ma mâchoire se décroche violemment quand j'aperçois du coin de l'oeil ces deux magnifiques Dodge Coronet mid-sixties restaurées aux petits oignons et qu'on dirait prêtes à repartir faire la guerre aux Fords et aux Chevies sur le dragstrip d'à côté... Et pendant que je bave intérieurement en mitraillant les deux bêtes, ma chérie dégote bien sûr encore mieux au fond du parking, dans un coin à l'ombre: une Impeccable Dodge Challenger 1970 en version Road & Track, un monstrueux V8 440 Magnum sous le capot, la même caisse (à part la couleur) que celle de Kowalski dans Point Limite Zéro / Vanishing Point de Richard C. Sarafian, mon cultissime film culte à moi!!! Coooool...
Après quelques minutes je finis par rejoindre la terre ferme, donc, et ça tombe bien, l’atterrissage se fait en douceur pile-poil en face de l’impressionnant alignement de stands de bouffe qui fait face aux deux chapiteaux. 14H40, mon estomac me joue le Rumble de Link Wray en version acoustique, et la demoiselle au stand mauricien me fait signe de venir goûter l’une des spécialités concoctées sur place par l’un des cinquante cuisiniers présents, qui ont la lourde tâche de satisfaire les envies et les appétits des festivaliers. Je goûte, j’acquiesce et je passe commande sans hésiter!
Faut dire que l’organisation se décarcasse pour proposer un cattering de haute qualité, tout en bio et locavore, mais aussi un voyage pour les papilles: cambodgienne, japonaise, indienne, italienne, mexicaine, espagnole et même belge (si,si), la cuisine sur le site est à la hauteur, et le rapport prix/quantité/qualité assez imbattable pour ce genre d’évènements. Je savoure jusqu’au dernier grain de riz mon carry de boeuf à la coriandre fraîche, et lorsque ma meilleure moitié revient avec un dessert homemade (chausson aux pommes et moelleux au chocolat) je ne me fais pas prier pour taper dans son assiette.. merde, quand je serais trop sourd et trop vieux pour les groupes en live, je reviendrai juste au Roots & Roses pour casser la croûte et discuter gastronomie!
The Devil Makes Three - Black Irish (with War Pigs intro)
Well, j’en suis pas encore là, et The Devil Makes Three monte sur scène – très attendu par leurs fans venus nombreux, le trio (plus un batteur) venu de Californie se la joue low-key au niveau look et prestation scénique: pas d’esbroufe, pas de défilé de mode, juste une impressionnante sélection de compos de très grande qualité qui se mêlent sans heurts aux classiques revisités et aux traditionnels issus de ce puits sans fond qu’est la musique populaire américaine traditionnelle (bénis soient John et Alan Lomax). Au programme, le folk, le bluegrass, la musique des Appalaches, dans une réinterprétation à la fois respectueuse et moderne (on est pas au musée, après tout) et donc une bonne partie de leur répertoire le plus récent, tiré de Chains Are Broken (leur dernier album studio sorti l’année dernière) notamment, mais aussi leurs propres déjà-standards (Black Irish) et morceaux fétiches tels St. James Infirmary Blues ou.. War Pigs. Un super gig qui donne envie, lui aussi, de les revoir vite sur scène.
The Devil Makes Three - Pray For Rain
On jette une oreille au nouveau groupe de Jon Spencer, et comme-c’est-l’heure-de-l’apéro on va déguster une Trompeuse en profitant du doux soleil et de l’ambiance conviviale, cool et décontractée du R&R, en attendant Kitty, Daisy, Lewis et C.W. Certains font la siesta, d’autres discutent ou alignent consciencieusement les cadavres de Moinette 75 cl, les gamins s’éclatent à courir dans tous les sens, et un charmant monsieur nous vantent, exactement comme l’année dernière, les mérites de la coopérative laitière bio/circuit court qui tient le stand de white rootsian à trois mètres de notre table. And I feel good.
20h.. Kitty, Daisy & Lewis! En voilà un combo roots qui vaut le détour! D’une part, parce que la fratrie (oui je sais ça sonne bizarre, vu qu’il n’y a qu’un frère pour deux sœurs) a depuis longtemps passé le cap du «sympathique-mais-annecdotique» combo de reprises surfant sur la mode du vintage (un malentendu, dans leur cas), après avoir intrigué par leur jeunesse, leur polyvalence instrumentale, et leur riche histoire familiale; et d’autre part, parce que leur relativement récent virage vers un truc un plus pop est une réussite totale – suffit d’écouter leur dernier vinyle, Superscope, pour s’en convaincre, une impression confirmée sur scène, malgré les ruptures de rythme inhérentes au multi-instrumentisme du trio. Ce qui pour une fois ne m’a absolument pas gêné, pas plus que le côté enfants très sages et bons élèves appliqués des trois rejetons du clan Durham – au contraire, ce côté laidback et sans aucune prétention ajoute au charme du combo, et on patiente sans problème pendant quelques instants quand chacun change de poste. Un autre super set, donc, avec bien sûr les grands moments attendus, du passage sur scène de leur parrain de coeur, le trompettiste jamaïcain Eddie «Tan Tan» Thornton, à leur incontournable reprise du Going Up The Country de Canned Heat.
Bon, j’ai faim, assiette cambodgienne ce coup-ci, après un petit tour côté Black Box Revelation, et un premier bilan de cette dixième édition du festival se dessine. Du bon, voire du très bon rock’n’roll sauvage et festif pour se lâcher et libérer les endorphines – et une excellente immersion dans les racines Americana, savourée sans modération, et qui donne furieusement envie d’aller cruiser cet été sur la Blue Ridge Parkway.. Et C.W Stoneking qui est annoncé sur la scène Roots pour le dernier gig de la journée.
Christopher William Stoneking, l’homme qui sonne à lui tout seul comme un carton de 78-tours de blues, de jazz et de ragtime retrouvé sous une bonne couche de poussière dans le grenier d’un juke-joint paumé au bout d’un chemin sans nom quelque part entre Chicago et La Nouvelle Orléans..
Australien d’origine américaine, Stoneking a connu le succès dès son premier album solo en 2006, et depuis, poursuit son bonhomme de chemin à son rythme singulier: seulement deux autres lps depuis, le dernier, Gon’ Boogaloo, datant de 2014. Guitariste, joueur de banjo, chanteur, mais surtout storyteller, un raconteur d’histoires improbables particulièrement doué pour vous embarquer dans une virée surréaliste, à la frontière du réel et du fantasmagorique, au coeur d’un univers ou se télescope nombre de références datant de la première moitié du siècle dernier. En l’écoutant, on imagine un vieux black sur son porche au pied des plantations, un marin irlandais édenté et alcoolique dans un bouge de Macao, ou un camelot capable de vous vendre n’importe quoi au milieu d’une foire aux manèges..
Le seul parallèle qui me vient à l’esprit, pendant tout le concert, c’est le Tav Falvo des 80’s, période Panther Burns sur New Rose: ces deux artistes partagent le même amour des racines et des multiples variantes régionales de ce qu’on appelle aujourd’hui l’Americana, mais sans le décalage et la distanciation arty de Falco. Stoneking joue ce qu’il aime et chante se qu’il ressent, sans aucune mise en abîme, malgré l’étonnant écart spacio-temporel entre sa musique et l’époque dans laquelle il a émergé. En trio minimaliste, ça fonctionnait du feu de dieu ce mercredi soir à Lessines, et le public (beaucoup de fans flamands, néerlandais et allemands avaient spécialement fait le déplacement) est reparti manifestement ravi.
Une belle conclusion pour ce dixième anniversaire du festival le plus kewl de la région..
Une autre belle américaine classique avait fait le déplacement à Tournai ce samedi, ce beau cabriolet Chevrolet Impala 2-door convertible 1962 en parfait état, so sixties dans sa livrée Satin Silver avec intérieur assorti, d'origine jusqu'au bout de ses doubles antennes arrières. Une magnifique fullsize fleurant bon le populuxe, la montée en gamme dans les apparences et la finition destinée à donner au proprio d'une populaire Chevrolet l'illusion d'un statut social beaucoup plus upper middle class. la silhouette de ce ragtop est particulièrement élégante, et ce que je préfère c'est toute la partie arrière, avec son impressionnant porte-à-faux et ces fameux triple-feux - la signature du haut-de-gamme Impala depuis 1958. Une invitation au cruising sans fin, cette caisse!
Un coupé Dodge Polara 1968 à Tournai.. Une occasion assez rare de tourner autour de cette mopar full-size plutôt pas courante par chez nous, et un modèle que je trouve intéressant à plus d'un titre. Outre sa rareté sous nos cieux, cet exemplaire bien conservé, récemment importé des States par son jeune proprio, est une première main californienne strictement d'origine, du V8 small block 318 à la peinture OG paint à peine passée, avec juste quelques traces de rouille très superficielle sur le capot (le proprio a juste poncé le vernis très craquelé par endroit). Autrement dit une capsule spatio-temporelle quasi-intacte, au style semi-fastback typiquement mopar (introduit l'année précedente, en fait), qui nous transporte direct à la fin des 60's à San Francisco ou à Los Angeles, et qui va j'imagine couler une seconde retraite heureuse en Wallifornie!
Demain soir au ciné L'Univers, Lille, une projection de Black Power Mixtape 1967-1975, le montage réalisé par Göran Hugo Olsson en 2011 des rushes tournés à l'époque par une équipe de journalistes suédois, en immersion dans les différents mouvements des droits civiques issus de la communauté noire américaine. Et bien sûr, toujours l'expo Power To The People, autour du travail du photographe Stephen Shames, qui cotoya à l'époque les membres du Black Panther Party For Self-Defense, tout autant gratuite et jusqu'au 6 janvier prochain, à la Maison Folies Moulins.
Les Buick Special avaient beau être l'entrée de gamme de la marque depuis 1949, on se rend compte en détaillant ce magnifique coupé hardtop 1955 que la marque premium de General Motors (située juste en dessous de Cadillac en termes d'exclusivité et de luxe) ne lésinait pas sur les accessoires et les gimmicks taillés dans le chrome. Sacrée belle voiture, dans le style massif et rassurant cher au constructeur de Detroit.
Monumental.. Ce coupé '47-'48 est la dernière évolution du modèle spécial souhaité en 1939 par Edsel Ford, le fils de Henry, qui désirait à la fois une caisse classieuse pour ses vacances et un véhicule susceptible de promouvoir la marque de luxe du groupe Ford. Propulsé par un aristocratique Lincoln-Zephyr V12 (!) de 4,8 litres, le modèle de '39 était sublime, alliant lignes "Streamline Moderne" (la version américaine du mouvement Art Déco) et influences européennes (comme la roue de secours apparente logée derrière la malle arrière - d'où le nom "Continental"), avec élégance et panache. Mais à la fin de la seconde guerre mondiale, Lincoln décida de revamper rapidement son coupé / cabriolet emblématique en lui gonflant ses ailes avants et arrières, et en lui concoctant cette maousse calandre façon cathédrale baroque! Spectaculaire, non?
Entre le Business Coupe dépouillé croisé à Tournai il y a quelques mois et cette belle Pontiac Chieftain de la même année, on constate à quel point le trim (l'ornementation) peut complètement transfigurer une caisse. la carrosserie de la Sedan deux-portes ci-dessous était effectivement bien chargée en chromes, d'origine ou optionnels, tel ces bumpers guards supplémentaires rendant la face avant encore plus impressionnante. Curieusement, plus de baguettes latérales qui normalement ornent les flancs de la carrosserie, mais les sabots d'ailes arrières et le tour de trappe à essence apportaient tout de même une petite touche de chrome à ceux-ci. Décidément, j'ai vraiment un faible pour les Pontiac early-fifties..
Gros succès en 1949 pour les nouvelles Dodges au look "presque" ponton (il y a encore des traces d'ailes arrières alors que les ailes avant sont complètement intégrées à la carrosserie), et le business coupe, une econobox avec trois places à l'avant et un coffre gigantesque, destinée en priorité aux artisans et représentants de commerce, participa massivement à cette réussite. Le beau kustom traditionnel ci-dessous a fière allure, et une silhouette très originale, entre rondeurs encore très 40's et ce côté très carré du business coupe, comme taillé à la hache. Belle caisse!
On pouvait croiser pas mal de grosses cads des 60's et des 70's à Béthune cette année, mais je suis tombé en arrêt devant ce titanesque cabrio Cadillac De Villeblack on black on black (soit carrosserie, capote et intérieur noir), tapi à l'affût entre une Charger troisième génération et un convertible Mustang 65, qui du coup semblait presque petit à côté. Pensez donc: les Cadillacs de cette époque étaient des monstres de plus de 2 mètres de large et 5,70 mètres de long, tout en arêtes tranchantes et angles vifs, déjà très impressionnantes d'origine, et ce convertible posé pas trop loin du sol sur ces big rimsFoose Legend en 20 pouces en imposait encore plus. Le gros V8 de sept litres de cylindrée, dans son compartiment moteur impeccable, valait également le coup d'oeil..
La fullsize Chevrolet Impala des sixties se prête à tous les traitements sans pour autant nécessiter de grosses modifs côté esthétique, comme on pouvait le constater avec ce coupé Super Sport '64 légerement modifié et ce lowrider cabrio'63 sur hydrauliques qui cotoyaient un coupé '63 complétement d'origine jusqu'au bout de ses enjos.
J'étais en train de casser la croûte à l'ombre au milieu de la belle pelouse qui faisait office de parking à côté du meeting quand une belle brochette de muscle-cars a fait son apparition, dont cette splendite Dodge Charger Road/Track de 1969, teinte verte métallisée éclatante sous le soleil printanier contrastant joliment avec le toit vinyle et le capot racing noir mat surmonté d'un énorme scoop, suggérant, tout comme les sigles R/T dispersés aux endroits stratégiques (et même sans les emblématiques Bumble-Bee stripes autour de la malle arrière), la présence au minimum d'un big block 440 Magnum de 375 chevaux.
Impossible quand on croise "en vrai" un pareil engin de ne pas penser instantanément à tous ces films et séries TV qui nous on fait vibrer quand on était môme, de Bullitt à Dirty Mary, Crazy Larry en passant par The Dukes of Hazzard et sa fameuse General Lee..
Dimanche 26 juillet 2026
Deaf Devils + Public Toys
Excelsior Stam Cool Café, Jette-Bruxelles
Dimanche 26 juillet 2026
The Dan The D
BARtje Tverzet, Courtrai
Lundi 27 juillet 2026
Soledad Brothers
4AD, Diksmuide
Mardi 28 juillet 2026
Deaf Devils
La Bulle Café, Lille
Mercredi 05 août 2026
Gee Tee + Clamm
4AD, Diksmuide
Jeudi 20 août 2026
Matt Van T. & The Moaning Strings
La Faune, Mouscron
Samedi 22 août 2026
The Kids, Muck & The Mires, Molotovs, Les Rencards, MFC Chicken & more
Excelsior Rocks! Festival, Jette-Bruxelles
Dimanche 29 août 2026
Killer Kin + The Clubs
Pit’s, Courtrai
Samedi-Dimanche 29-30 août 2026
MFC Chicken, Courettes, Deke Dickerson, Lord Diabolik, Jake Calypso, Hoodoo-Tones, Ann Diaz & Yokata Brothers & many more
Béthune Rétro Festival, Béthune
Samedi 12 septembre 2026
The Nucleons Project, Poncharello & more
SLB Fest, Saint-Laurent-Blangy
Samedi 12 septembre 2026
Continental Lovers + Stage Dicks
Excelsior Stan Cool Café, Jette-Bruxelles
Mardi 15 Septembre 2026
Gyasi
Botanique, Bruxelles
Jeudi 01 octobre 2026
Little Barrie + The Surfragettes
Aéronef, Lille
Lundi 05 octobre 2026
The Prize
Chaff, Bruxelles
Vendredi 23 octobre 2026
Hot Chickens
MacEwans III, Béthune
Samedi 24 octobre 2026
Hot Chickens
Hall 3, Tournai
Samedi 07 novembre 2026
Bleak Squad
Sonic City Festival, Courtrai
Dimanche 08 novembre 2026
The Del Fuegos
Het Depot, Louvain
Mardi 10 novembre 2026
Howlin' Jaws
La Cave Aux Poètes, Roubaix
Vendredi 20 novembre 2026
The Kids
De Casino, Sint-Niklaas
Samedi 21 novembre 2026
David Eugene Edwards, The Courettes, C.O.F.F.I.N., Munly & The Lupercalians, Tuesday Violence and more
Tough Enough Festival #3, Botanique, Bruxelles
Dimanche 22 novembre 2026
José Gonzàlez + Nathalie Bergman
Aéronef, Lille
Je ne suis pas un maniaque des listes et compilations, mais parfois, l'envie me prend d'un Top-5 musique, ciné ou autre, inspiré par le rock'n'roll et la car-culture qui sont mes principales obsessions. Si, fellow websurfer, tu déniches donc ici la pépite qui te met en joie ou l'info qui te manque, tant mieux ! Enjoy it, partage et fait tourner..
Sometimes I fancy creating a playlist about anything which has something to do with the rock'n'roll and car-culture I'm obsessed with. So, if you, fellow websurfer, come across the little nugget which makes your day or the piece of info you need, good for ya!