Eh non, je n'écoute pas 'que' de la power pop soyeuse, soigneusement mélodique et savamment orchestrée ces jours-ci.. je me gave aussi de garage punk ultra-basique, vicieusement teigneux et viscéralement mal peigné! Et quand je tombe en plus sur une bande de joyeux drilles fournisseurs de frat-rock aussi dyslexique que décérébré, je m'en réjouis aussi - comme avec ce debut album signé en 2024 par The Bacarrudas, primesautier quatuor from Philadelphie, Pennsylvanie - Pool Party qu'y s'appelle, et on pige vite le pourquoi du comment du what the fuck: rock'n'roll fun et futile pour sauterie au bord de la piscine, bien imbibée et délurée à souhait, leave your brain at home et viens danser mon poulet, un peu de dinguerie dans ce monde pourri ne peut que te faire du bien, braille à tue-tête et reprends-toi une bière avant de plonger tout débraillé dans le p'tit bain! And then, Do It Again..
Tu penses power pop et tu réalises que le groupe vient de Detroit, 'y a de fortes chances qu'on penche du côté le plus vigoureux et le plus incisif du genre, façon Romantics et consorts. Mais Mod Lang nourrit également son rock'n'roll à d'autres sources, de Big Star (bien sûr) à T-Rex aux Flamin' Groovies - ça s'entend, c'est évident, mais ça ne gâche en rien le plaisir de la découverte de ce debut lp paru en février dernier. Le quatuor a été créé à l'été 2024, en marge des activités habituelles des groupes de ses quatre membres fondateurs, et très vite les performances live du combo lui ont assuré une solide réputation du Michigan au reste du Midwest. À l'écoute de ce Borrowed Time, on imagine aisément pourquoi, tant la qualité des compos saute aux oreilles, sans aucune béquille nostalgique ou tentative de surfer sur une tendance quelconque. Juste des chansons qui viennent du coeur et des tripes, des mélodies imparables et un beat qui frappe fort et juste. Un futur classique? C'est bien parti pour!
Coeur noir, cuir noir et real kewl mauvaise réputation, A girl can do what she wants to do and that's what I'm gonna do, way back in 1980, l'ex-Fugueuse Joan Jett inscrivait son nom en lettres de fire down below dans le grand livre du rock'n'roll (qu'elle aimait tant), et se rappelait les injonctions de sa grande soeur d'âme, Suzi Quatro: ..I don't give a damn 'bout my reputation ..An' I don't have to please no one, ..I've never been afraid of any deviation, An' I don't really care if you think I'm strange.. Indépendante et fière, fury fiévreuse et incendiaire, Joan Jett continue aujourd'hui encore d'inspirer générations après générations de jeunes femmes tentées par la scène et possédées par that big bad rock'n'roll beat!
Joan Jett et ses Blackhearts seront en tête d'affiche du Sjock Festival de l'été prochain, pour une cinquantième édition du fameux festival belge, qui, au vu des premiers noms officiellement programmés du 10 au 12 juillet 2026, s'annonce rien moins qu'épique! Check it out:
Une Big RedChevrolet Camaro Z28 de 1969 hautement modifiée, en version tout autant street & strip que road & track, sert de fil rouge à ce Big Red Rocket of Love enregistré en 1996 pour It's Martini Time (son quatrième album) par le maître incontesté depuis 1985 du punk-rocka-psychobilly turbochargé et gavé au nitrous oxyde, le bon Dallas, Texas-born-and-bredReverend Horton Heat lui même! Quoi de mieux que ce bon vieux fantasme testotéroné d'une virée en souped-up muscle-car des bonnes années avec ta horny littlebaby à tes côtés (encore plus sexy et désirable quand elle est aux commandes..), à dévaler des routes vides dans un décor de rêve, à fond la caisse, avant de s'envoyer en l'air sur la banquette arrière en évitant - quand même - de s'envoyer dans le décor en question?.. Moi, j'vois pas!
Sjock Festival, jour deux, 13h30. On est au pied de la main stage depuis une demi-heure à anticiper la suite des évènements avec gourmandise quand les quatre d'Atlanta, Georgia, déboulent sur scène comme si celle-ci leur appartenait - en fait, c'est le cas, ils ont tellement fréquenté le Sjock qu'ils sont ici comme chez eux! Bonnie à la basse balance quelques riffs de badass bumblebee pour s"échauffer, Dusty s'installe derrière ses fûts (attend!, attend!! c'est lui??, LEDusty Watson himself, l'ex-Jon & The Nightriders - groupe légendaire qui a presque à lui tout seul revitalisé la Surf Music au début des 80's en lui injectant une sacrée dose de Punk - le même type qui par la suite a frappé les peaux chez Dick Dale, The Sonics, The Supersuckers, Concrete Blonde, The Queers et pleins d'autres??? Ah ouais quand même!). Quant au couple le plus glamoureux de ce côté-ci des Appalaches, eh ben ils ont l'air en forme, prêts à en découdre, la Ruyter couve son Blaine du regard, qui commence sans tarder son show de bateleur rock'n'roll tandis que la guitare de sa meuf commence à s'exciter, vibre oh ma soeur, rock'n'roll is here to FUCK!..
Cinquante (trop courtes) minutes plus tard.. On s'éloigne en titubant, le sourire d'une oreille à l'autre, heureux d'avoir bouffé autant de poussière que de Pussy, douché au Jack D. et l'entrejambe en ébullition, sock it to me, sex bomb baby, barbecue, bière et whiskey, ça a suinté le sleaze par tous les orifices, poontang-a-plenty, déluge sonique à 200 à l'heure, Go Motherfucker Go!!! Pour ma part, j'ai atteint l'eargasme à répétition dès le troisième morceau (l'un de mes favoris: leur reprise titanesque du She Got The Drugs de Cretin 66!!). Putain que ça fait du bien.. Nashville Pussy est une machine de guerre bien rodée mais encore très loin de l'obsolescence, et leur southern brand of punkified hard-rock salace, déluré et kickin'-in-the-teeth a encore de quoi faire suer de plaisir les afficionados et afficionadettes pendant encore un bon paquet d'années.. Long Live The Juicy, Spicy, Tasty Flesh!
Nashville Pussy - She Keeps Me Coming And I Keep Going Back
Un dimanche ensoleillé dans une ville que j'adore (Dunkerque), une braderie bien sympa dans les petites rues de Malo-les-Bains, et Jake Calypso qui fait le show en milieu d'après-midi, en pleine rue, devant un chouette bar (le Jolly Roger) - public ravi et ambiance au top - avec à quelques mètres de là quelques vieilles caisses bien kewl, dont une adorable Mustang hardtop 1966, le cruiser idéal sur la côte d'Opale! Il n'en fallait pas plus pour que la cité de Jean Bart ne prenne des airs de Nouvelle Orléans on a kool, sunny, lazy Sunday afternoon!
Oh la bonne nouvelle que voilà!!! Notre vénéré Barrence Whitfield revient enfin et prochainement dans la région, sans ses suavissimes Savages cette fois-ci, mais bien entouré malgré tout! Notre Soul Screamer favori débarquera en effet de Boston le samedi 18 avril, à Aulnoye-Aymeries, à l'occasion de la vingt-troisième édition de Lâche Pas La Patate, le super rendez-vous foire-aux-disques / concerts bien connu de tous les fans de roots'n'roll du Grand Nord. Et ce qui ne gâche rien, c'est que son backing-band sera constitué d'une chouette bande de fous-furieux londoniens, MFC Chicken, jamais les derniers - depuis 2012 et forts de leurs six albums, dont le récent Milk Chicken paru en juin 2025 - dès qu'il s'agit d'asséner à quiconque la seule et unique vérité indispensable : rock'n'roll is here to stay, and fuck you if you can't take it! Jeeeezzz Louise, ça va gicler sévère!! Et, bonheur supplémentaire, le Chicken se produira également le lendemain, sans Barrence mais à l'heure de l'apéro! Pretty Kewl, non?!
Ce matin on retourne en 1971, Willie Colon et son compadre Hector Lavoe nous font swinguer des hips et chalouper du cul avec leur prime boogaloo made in South Bronx, Nueva York City, and ça fait du bien! Ché Ché Colé est d'abord un single (et un carton) fin-'69, début-'70, avant d'apparaître quelques mois plus tard sur Cosa Nuestra, le quatrième album du jeune maestro americano-puerto-ricain, paru sur le légendaire label Fania. Hot Salsa Indeed!
J'aime bien quand Split Dogs injecte une maousse dose de rock'n'roll swagger dans son punkrock survitaminé! C'est le cas avec ce super-badass Rock'n'Roll Business, tout nouveau single en avant garde du troisième album du quatuor de Bristol, Nice'n'Rough, à paraître d'ici peu. Une vidéo tournée avec les moyens du bord, au feeling néo-noir façon Guy Ritchie pour le fun, avec une chouette Chevelle '66street machine en guest star et une belle collec' de tronches de mobsters pour rire, histoire d'illustrer sans se prendre au sérieux des lyrics qui dressent deux majeurs bien tendus à la face de l'industrie du disque.
Jamais eu l'occasion de les voir en live jusqu'à présent, mais plus pour longtemps, car nos quatre brits seront de la partie en juillet prochain lors de la cinquantième édition du Sjock Festival! Kewl!
L'Australian way of life en prend plein la gueule depuis quelques années déjà, fissurée de toutes parts par les maux de l'époque, les extrémismes prosélytes et suprémacistes, et la crise globale et permanente. Est-ce pour cette raison que ce pays-continent qu'on continue à aimer malgré tout pond ces derniers temps un nombre encore plus étonnant que d'habitude de nouveaux groupes incroyablement bons? Et parmi ceux-ci, une sacrée collection de punkbands tous plus féroces les uns que les autres? Doit y'avoir un lien, là, quand même, non? En tous cas, en France, on a la chance d'avoir une tête de pont permanente dès qu'il s'agit de découvrir tous ces combos; un débarquement qui s'effectue avec une régularité sans faille tous les étés sur les plages bretonnes, à Binic, Côtes-d'Armor très précisément, lors du Binic Folks Blues Festival, qui aura lieu cette fois-ci du 24 au 26 juillet. L'affiche de la quinzième édition vient de tomber, et parmi les nombreux groupes programmé par La Nef D Fous, on retrouvera encore cette année les furieux frappadingues de Public House, side-project melbournien de Wolfgang Buckley, le chanteur-screamer des Stiff Richards, jamais le dernier avec ses compères dès qu'il faut contribuer au décapage en règle du rêve australien. Autre raison de se réjouir : pour la première fois me semble-t-il, l'invasion sera précédée d'un largage en terres nordistes, puisque le quatuor sera parachuté, avec les vétérans néo-zélandais de The Datsuns et avec le soutien des maquisards rock'n'roll soldiers locaux de V.Love, à l'Aéronef, Lille le lundi 6 juillet, histoire de déblayer le terrain et de rallier les troupes. ANZAC Rock'n'Roll??? Good onya, mate!!!
On avait craqué il y a deux ans a sur leur cover du Hey Sah-Lo-Ney de Mickey Lee Lane via les Detroit Cobras, ils sont de retour avec une bonne dose de r'n'r swagger et ce vivifiant National Anthem For Keys en éclaireur de leur second album à paraître cette année. En concert, The Nucleons Project mêle allégrement garage rock, guitares acrobatiques et pulsations pop pour un show fun et incendiaire, et en parlant de live, la bonne nouvelle c'est que le quatuor quittera ses terres du Grand Est pour monter sur la scène du SLB Festival, à Saint-Laurent-Blangy à côté d'Arras, le samedi 12 septembre prochain - l'un des deux groupes de rock'n'roll présents, avec nos héros locaux de Poncharello, au milieu de la déferlante métal/hardcore habituelle. Une belle série de sets gratuits pour entamer la rentrée!
Wow! Just back from Roots & Roses Festival, Lessines, Belgium, avec plein de bons moments en tête et un sourire d'une oreille à l'autre qui ne me lâche pas!! Un vrai succès que cette (première??) édition d'été du désormais fameux fest indépendant Lessinois, qui a lieu habituellent chaque premier mai, mais dont les deux annulations successives laissaient pas mal de fans sur le carreau.. En manque de décibels, de sons roots et de feral r'n'r - mais là c'est bon on a eu notre fix, et on peut raisonablement patienter jusqu'au printemps prochain!
Quelques photos en vrac avant de revenir sur les performances les plus marquantes dans quelques jours. Enjoy.
Première surprise en arrivant sur le site du festival cette année: le nombre de tentes et de stands a notablement augmenté, et en plus des incontournables vendeurs de fringues, bijoux et vinyles on peut aller goûter et se renseigner sur les productions locavores, bio et autres, et entamer l’apéro en toute bonne conscience à coups de bière locale ou de shots de White Rootsian, version lessinoise, équitable et ad hoc du White Russian cher au Big Lebowski!
Dead Bronco
Mais faut assurer en termes de tempo, et arrivé presque à la fin du set de Yak, jeune trio anglais garunge et turbulent (mais classe, fallait oser balancer sa guitare dans le public et laisser le soin à un spectateur d’exécuter le solo du dernier morceau..), on a juste le temps de se précipiter au pied de la scène Roots pour découvrir Dead Bronco en live. Ce gang de Bilbao mené par le floridien Matt Horan annonce un mix à priori détonant à base de swamp country punk goguenard et de hardcore sanguin, qu’ils ont d’ailleurs rebaptisé Americana Sludge, et effectivement ça démarre fort, ça saute dans tous les sens et ça mouille le maillot (enfin façon de parler, le combo se retrouve torse nu - beaux tatouages - au bout de deux morceaux..), mais j’ai du mal à accrocher: pas assez de titres vraiment saillants et un léger problème de timing à cette heure encore matinale empêchent le gig de décoller vraiment, et au bout de quelques morceaux je préfère aller casser la croûte après un petit détour par la scène Roses ou le monolithe Fifty Foot Combo commence son set à fond de train.
Fait beau, le soleil brille, les nuages ne font que passer et je me dis pendant qu’on s’installe face à nos assiettes que ce festival a définitivement un truc particulier: une espèce de feelgood vibe indéfinissable mais bien réelle qui se reflète sur les visages ouverts et réjouis autour de moi et dans les attitudes anti-bullshit des festivaliers, une ambiance bon enfant, voire familiale, qui fait autant partie de l’ADN du festival que le concept «formes modernes de folk, blues, rock’n’roll, garage» qui lui sert d’étendard.
Bon, cépatouça mais faut pas trop tarder à regagner le chapiteau Roots, si on veut profiter du gig de J.D. Wilkes, de retour au R&R avec ses Legendary Shack Shakers en backing band, avant la très attendue brochette Darts / Left Lane Cruiser, dans la foulée. Mais first things first, un passage par le stand de La Trompeuse s’impose! Gouleyante et bien équilibrée la 33cl. se laisse déguster sur la longueur et s’avère un digestif tout à fait adéquat pour accompagner J.D.Wilkes et son retour aux racines Americana, un virage souhaité si on en croit ses interviews récents. Et ma fois, ça marche encore mieux que LSS tout court, à quatre sur le stage avec drumkit minimal, contrebasse slappée et guitare rockab’ / slide très en avant, plus le J.D. qui se lâche en version bateleur de foire tout en grimaces et gesticulations pour un show ultra énergique et entraînant. C’est très bon, tout ça!
Le gig à peine terminé je me faufile jusqu’au pied de l’autre scène, damned, la fosse photographes est bondée – on se demande pourquoi (grin..) - oh yes, The Darts, Baby! La température est montée d’un coup, et je ne parle pas de la météo locale, hein! Faut dire que les quatre Fléchettes jouent à fond la carte rock’n’roll gurls ultra-sexuées, look d’enfer et poses félines, et y prennent manifestement plaisir en plus! Mais attention, ladies and gents, on est plus près de Tura Satana dans Faster Pussycat, Kill, Kill! que de l’inepte, inoffensive et stupide final girl d’un quelconque slasher movie, ces filles-là vous briseraient en quatre à la moindre esquisse d’un geste déplacé. Ceci-dit, c’est pas le genre de la maison, ici, on peut être libidineux mais on en est pas moins classieux, pas de wolf-whistles mais un intérêt poli pour un garage-punk honnête mais pas renversant non plus. Le quatuor s’en sort mieux sur les mid-tempos venimeux à la Fuzztones de la grande époque que sur les garage-punkers plus basiques, à cause, encore une fois d’un manque de titres suffisamment marquants pour susciter un réel enthousiasme.
Un poil déçu, donc, mais je leur donne quand même des points pour la patate et l’attitude en me disant qu’avec un peu de boulot sur les compos le groupe pourrait aisément se hisser au niveau des Love Me Nots, le groupe originel de la chanteuse-claviériste Nicole Laurenne.
Left Lane Cruiser en ligne de mire, maintenant, en plein milieu d’après-midi, les matchs de catch vont bon train entre les trois tentes, et le festival bat son plein. Bon, je ne répéterai pas tout le bien que je pense du duo de Fort Wayne, Indiana – ah ben si, tiens, c’est fait – et je me contenterai de préciser que même sous chapiteau, à l’heure de la sieste, ces deux types déchirent!!! C’est tight, c’est puissant, et la voix de Joe Evans est tellement râpeuse qu’elle pourrait dézinguer un gruyère entier à plus de trois mètres… Good Golly...
La mer, la plage, des américaines classiques pré-'63 et des kustoms avec un "k", des attractions délicieusement vintage, du hula hoop, du swing et du lindy-hop ce samedi (et du rockab' demain dimanche), c'est le programme 100% summer means fun de cette première édition du Retro Sur Mer Vintage Weekender, qui se déroule ce weekend à Wenduine, à quelques encablures de Bruges et de la frontière franco-belge. Bon, le soleil n'était pas au rendez-vous aujourd'hui, et le crachin était persistant, mais ça n'a pas empéché les proprios de caisses vintages de se déplacer, avec notamment quelques très groovy exemplaires - dont une fabuleuse Hudson Hornet à se rouler par terre et surtout la sublimissime Chevy '53 kandy Devil, autour de laquelle j'ai pas mal tourné cet aprèm' - on en reparle en détails bientôt, et en attentant jeter un oeil au dernier numéro de Powerglide, en Kiosque en ce moment!
Allez, demain le temps sera peut-être plus clément, en tout cas l'idée d'un meeting au feeling 40's / 50's en bord de mer est excellente, et ce vintage weekender a tout ce qu'il faut pour vite devenir un meeting de référence!
D'autres posts bientôt histoire d'observer plus en détails certaines des beautés photographiées à Wenduine ce samedi. Wait & See!
Une double programmation dont on attend beaucoup ici aux Real Kewl Trash Headquarters! Celle prévue au Klub, suave r'n'r cave parisienne, le jeudi 29 mai prochain, avec tout d'abord, from Los Angeles, The Wyld Gooms, garagistes notoirement fuzz-crazy et sixties punk revisité (on reparle d'eux bientôt). Et ensuite The Crystal Teardrop, flower power children of a re-evolution qui transformeront Paris 2025 en London 1967 le temps d'une soirée qui s'annonce groovy comme jamais! Le jeune (le groupe a été créé début 2023) quintet de Stoke-on-Trent sort ces jours-ci sont premier album, The Crystal Teardrop...Is Forming, et on s'attend à un vigoureux shot de vintage rock'n'roll (Liam Watson aux manettes, et du matos 100% analogique pour l'enregistrement) à la croisée des chemins West Coast folk-rock et Paisley Underground psychedelia, with a touch of freakbeat garage rock saupoudré de wah-wah .. A peu de choses près ce que les lucky few qui ont déjà pu les voir sur scène nous on rapporté. Pretty Kewl, non?
On patiente avec Colours Changing, leur très trippy nouveau single - tout juste paru - tiré du debut lp, et on va de ce pas repasser nos chemises à fleurs pour le D-Day. Enjoy.
Il tombe dans les bacs U.S. le 26 juin 1977 - Sheena is a Punk Rocker (b/w I Don't Care), single lancé en éclaireur du troisième album des brudders, Rocket To Russia (qui paraîtra le 4 novembre de la même année), synthétise en 2 minutes 45 l'ébouriffante énergie juvénile surf/punk des Ramones percutant de plein fouet la torpeur de cet été new-yorkais, lorsque l'arc punkrock atteint ici et là-bas son apogée. L'atmosphère est effervescente et l'air chargé d'électricité, et, de Forest Hills à Manhattan toutes les jeunes filles en fleurs, crowblack eyeliner et motorcycle leather jackets se rebaptisent Sheena.. Un prénom tiré du comic book à succès Sheena, Queen of the Jungle, source d'inspiration évidente pour un Joey Ramone féru de pop culture américaine, toutes époques confondues: icône proto-féministe créée en 1937 par Will Eisner et Jerry Iger, dont les aventures tarzanesques furent déclinées en série télé en 1955 - avec Irish McCallah dans le rôle de l'intrépide reine de la jungle - la statuesque pin-up ne pouvait qu'interpeller un très jeune Jeffrey Hyman.. Enjoy.
Actrice de cinéma et de télévision célébrissime outre-atlantique, chanteuse glamour à l'occasion, et - en particulier aux RKT headquarters - playboy pinup de braises aussi bazoomesque qu'iconique (ce qui n'avait pas échappé aux Dirtbombs en 1998, cf. plus bas), Tina Louise fête ses 91 ans aujourd'hui! Happy Birthday, Ginger!
Tina Louise - Photo Peter Basch
Tina a enregistré un album en 1957, It's Time For Tina - The Songs Of Tina Louise, dans le style lounge jazzy populaire à l'époque, et c'est à peu près tout. Quant au E.P. trois titres des 'Bombs - enregistré et mixé à Detroit, en deux jours, les 23 et 24 mars '98, aux Ghetto Recorders de Jim Diamond - il fait partie de la première salve dévastatrice de singles lancée par Mick Collins et son gang avant le premier lp Horndog's Fest et la déflagration Ultraglide In Black trois ans plus tard. Enjoy.
You got me dancin' all the way back home!!!! Merci The Sleeveens et E.T Aloha pour ce super bon moment de pur rock'n'roll, exactement ce dont j'avais besoin ces jours-ci.. Les quatre de Nashville nous ont balancé en toute modestie mais sans l'ombre d'une hésitation leurs compos super tight en pleine tronche, entre Ramones et The Reigning Sound, avec, d'entrée, une salve impériale (Aretha Franklin, Metallica Font, Tales From The Megaplex, Dry Cider), de la power pop déchirante (Haunted Neighbourhood, Paulie Says - le p'tit bout de vidéo ci-dessous) et surtout du punkrock top qualité et inspiré, jusqu'à leur final, le fabuleux Give My Regards To The Dancing Girls, et les deux reprises en rappel, le Get Over You des Undertones (qu'on trouve sur leur excellent debut lp) et surtout une superbe version du People Who Died de Jim Carroll - qui m'a fait sauter au plafond!! (chuis toujours pas redescendu).
Pas d'autres dates en France, too bad, mais ils sillonnent la Germany dans tous les sens et termineront la tournée par le Royaume Uni - un nouvel album est en préparation..
Il y avait un gros paquet de coupés sportifs de la "bonne" période (1964-1974) dispersés sur le site du meeting, avec de beaux exemplaires de Mustangs, Camaros, Olds Cutlass, LeMans, Chargers, Firebirds, ... plus quelques muscle-trucksEl Caminos dont le '68 SS big-block gris à stripes noires fidèle du rendez-vous annuel tournaisien.
Du Kustom, de la patine, des belles pièces vintages, une Estafette aussi cool qu'un combi, un chouette coupé Impala mid-sixties, une lowdown Porshe 356 bien croustille, une berline Imperial Le Baron version trash, deux Chevy Nova II 70's et d'autres muscle-cars bien groovy, des pickups et du hot-rod,... Belle édition que ce B.R. '17!
Un petit tour à Tournai ce samedi, sous la pluie et avec un plafond très bas qui n'ont pas découragé les proprios transfrontaliers à sortir leurs bijoux stock ou modified de leurs garages respectifs. Enjoy.
Radical, ce El Camino des early-70's! Un gros travail de carrosserie, des jantes kingsize et des feux arrière de Corvette C5, une peinture qui claque, et au final une custom street-machine bestiale et sans concessions.
Quelques pinstripings sympas sur cette splendide Olds Rocket 88 '57 sinon parfaitement stock
J'aime bien les mal aimées (!) T-Birds '64-'66, leurs calandres gueule-de-requin-souriant (?) et leurs flancs encore très rocket-look. Ce bel exemplaire belge fréquente régulièrement les concentres régionales, et à chaque fois que je le croise, je craque dessus! La Chevy Biscayne fordor grise et chouette aussi, posée sur ses gros flancs blancs..
Autres réguliers des concentres, cet infernal station-wagon Chevy des early 60's thématisé surf et sa fidèle compagne, la "Parisienne" Pontiac full size à la splendide bi-teinte blanc-sur-bleu pétant, toujours posés sur leurs boudins pneumatiques dans les positions les plus improbables!
Et cette craquante Falcon Coupe rouge-sur-rouge, rhââ j'veux la même!!!
Une floppée d'autres caisses dignes d'intérêt ci-dessous et dans l'album photo correspondant : Galaxie cabrio mid-60's, Lincoln Continental poséeparterre, T-Bird '58, Econoline, Imperial '59 Sedan & '60 Coupe..
ça a une bonne bouille, un van Ford Econoline des early-60's, et c'est plus exotique qu'un combi, non?
Même pas besoin de gin dans mon tonic ce matin, cette explosion garage pub hi-energy rock'n'roll, tirée de Don't Be Boring, l'excellent premier album du quatuor paru il y a sept mois - mais toute nouvelle vidéo - signée par l'un des plus fantasmabuleux jeunes groupes nés dans l'hexagone ces dernières années, se suffit à elle même. En moins de deux minutes et trente secondes, c'est plié, enregistré et mixé par Jim Diamond comme il se doit, et la pouf qui semble visée par ce nouveau titre n'a plus qu'à aller chialer dans son D.J.bag. Ridiculous-ly Brilliant!
Quand deux légendes du rock australien se retrouvent pour remettre le beat sur l'enclume encore et toujours, ça donne une private joke en intro et une preuve de plus que le rock'n'roll down under appartient bien à une race à part. Dom Mariani, master ès top-quality garage power pop (The Stems, The Someloves, DM3 et j'en passe!) et James Baker, (The Victims, The Beasts Of Bourbon, The Scientists, The Dubrovniks, ..ben ouais quand même), l'homme derrière la rythmique implacablement kewl d'un nombre impressionnant de chefs-d'oeuvre made in Oz - dont, bien sûr, ce monument absolu de perfection rock'n'roll qu'est Stoneage Romeos, mon album favori de mon groupe favori de tous les temps, The Hoodoo Gurus! - ont combinés leurs talents il y a quelques jours le temps d'un single pour le bien de tous et toutes. Friday Night Friend, ça s'appelle (b/w She Said (Bad Weekend)), et c'est tout à fait le genre de pistes dont j'ai besoin pour tenir jusqu'au prochain vendredi - déjà on my mind - en espérant que le weekend ne sera pas trop mauvais..
The James Baker Beat (feat. Dom Mariani) - Friday Night Friend
35 ans d'existence pour The Chevelles et un nouveau single paru hier histoire de célébrer cette belle longévité, avec un ravageur garage punker aussi cartoonesque et référencé que sa pochette! Ce Caveman dézingue avec fun, humour et désinvolture la morosité ambiante et nous rappelle que quelque soit la situation, il y a toujours un groupe australien qui vient juste de larguer une bombe sonique à vous défroisser le service trois-pièce et à vous remettre le cerveau dans le bon sens.. Dans le cas du groupe de Perth, Western Australia, ça marche à tout les coups, leur formule Rollerball Candy - gros riffs et gros son rouleau-compresseur plus mélodies implacables - ne nous laissant aucune échappatoire pour peu qu'on soit sensible à ce genre de plaisir même pas coupable! Un nouvel et septième album est annoncé d'ici la fin de l'année, accompagné, comme d'hab', d'une tournée uniquement espagnole.. En attentant, je crois bien que ce weekend je vais me replonger avec délice et délectation dans la riche discographie de The Chevelles, 454-V8-powered power-popped hi-energy rock'n'roll from down-undahhh, Motherfuzzers!! Ungawah!!!
La dernière fois qu'on avait eu l'occasion de les voir et de savourer leur rock'n'roll finement ciselé c'était à Lille aux Sarrazins en octobre dernier. Entretemps on a plongé la tête la première dans leur dernier album, J'Irai Ailleurs - un excellent crû! Et la bonne nouvelle c'est que les Soucoupes Violentes viennent à nouveau se poser près de chez nous, par deux fois en cette fin de semaine, le vendredi 16 mai au Sous-Bock à Dunkerque, et le lendemain à l'Abattoir, à Lillers. Une double opportunité de quitter la capitale (du Nord..) et d'aller passer un excellent moment entre gens de goût avec le groupe le plus kewl de la terre, histoire de se prendre une bonne dose de good vibes et de lyrics succulents. En attendant, on patiente avec un extrait de leur album précédent, In & Août (2019), tout aussi délectable! Enjoy.
Dimanche 26 juillet 2026
Deaf Devils + Public Toys
Excelsior Stam Cool Café, Jette-Bruxelles
Dimanche 26 juillet 2026
The Dan The D
BARtje Tverzet, Courtrai
Lundi 27 juillet 2026
Soledad Brothers
4AD, Diksmuide
Mardi 28 juillet 2026
Deaf Devils
La Bulle Café, Lille
Mercredi 05 août 2026
Gee Tee + Clamm
4AD, Diksmuide
Jeudi 20 août 2026
Matt Van T. & The Moaning Strings
La Faune, Mouscron
Samedi 22 août 2026
The Kids, Muck & The Mires, Molotovs, Les Rencards, MFC Chicken & more
Excelsior Rocks! Festival, Jette-Bruxelles
Dimanche 29 août 2026
Killer Kin + The Clubs
Pit’s, Courtrai
Samedi-Dimanche 29-30 août 2026
MFC Chicken, Courettes, Deke Dickerson, Lord Diabolik, Jake Calypso, Hoodoo-Tones, Ann Diaz & Yokata Brothers & many more
Béthune Rétro Festival, Béthune
Samedi 12 septembre 2026
The Nucleons Project, Poncharello & more
SLB Fest, Saint-Laurent-Blangy
Samedi 12 septembre 2026
Continental Lovers + Stage Dicks
Excelsior Stan Cool Café, Jette-Bruxelles
Mardi 15 Septembre 2026
Gyasi
Botanique, Bruxelles
Jeudi 01 octobre 2026
Little Barrie + The Surfragettes
Aéronef, Lille
Lundi 05 octobre 2026
The Prize
Chaff, Bruxelles
Vendredi 23 octobre 2026
Hot Chickens
MacEwans III, Béthune
Samedi 24 octobre 2026
Hot Chickens
Hall 3, Tournai
Samedi 07 novembre 2026
Bleak Squad
Sonic City Festival, Courtrai
Dimanche 08 novembre 2026
The Del Fuegos
Het Depot, Louvain
Mardi 10 novembre 2026
Howlin' Jaws
La Cave Aux Poètes, Roubaix
Vendredi 20 novembre 2026
The Kids
De Casino, Sint-Niklaas
Samedi 21 novembre 2026
David Eugene Edwards, The Courettes, C.O.F.F.I.N., Munly & The Lupercalians, Tuesday Violence and more
Tough Enough Festival #3, Botanique, Bruxelles
Dimanche 22 novembre 2026
José Gonzàlez + Nathalie Bergman
Aéronef, Lille
Je ne suis pas un maniaque des listes et compilations, mais parfois, l'envie me prend d'un Top-5 musique, ciné ou autre, inspiré par le rock'n'roll et la car-culture qui sont mes principales obsessions. Si, fellow websurfer, tu déniches donc ici la pépite qui te met en joie ou l'info qui te manque, tant mieux ! Enjoy it, partage et fait tourner..
Sometimes I fancy creating a playlist about anything which has something to do with the rock'n'roll and car-culture I'm obsessed with. So, if you, fellow websurfer, come across the little nugget which makes your day or the piece of info you need, good for ya!