Des fois tu te lamentes parce que tu trouves qu'aujourd'hui, tu as bien du mal à tomber sur un disque qui tient la route du début à la fin, et tu te consoles avec les deux ou trois ou quatre titres qui sortent du lot sur le lp d'un nouveau combo prometteur que tu as pourtant envie d'aimer en entier. Et puis, paf, comme ça d'un seul coup tu mets les mains sur un long-jeu qui ne comporte absolument aucun filler, dans lequel chaque titre fait mouche d'une manière ou d'une autre, et ou tout te touche, de la production à l'écriture, de la voix aux influences reventiquées - ou pas.

C'est le cas de ce Sauce Piquante, second album paru il y quelques semaines du franco-canadien Theo Lawrence, qui nous avait bien séduit sur scène en première partie de Gaspard Royant, au Poche à Béthune l'année dernière, et qui revient sans ses Hearts avec un album d'une efficacité et d'une maturité remarquable. Les influences (de Roy Orbison à Gene Clark, de Doug Sahm au Everly Brothers, du Tex Mex au country-folk à la musique cajun,..) affleurent sans jamais parasiter l'interprétation, et les compos sont d'une qualité impressionnante.

Un exemple via le Prairie Fire ci-dessous, et aussi ma piste favorite, ce Petit Coeur qui à chaque écoute me téléporte direct auprès de ma Jolee Blond', à Bayou Teche, au bord de l'Atchafalaya River! Magique.

Theo Lawrence - Prairie Fire

Theo Lawrence - Petit cœur