Le nouvel album de Jeffrey Lewis, Bad Wiring, est un petit bijou - rien d'étonnant en soi, on a l'habitude! - mais la piste qui me réjouit par dessus tout, c'est ce pétillant et primesautier LPs, parfaite petite perle antifolkpopunk'n'roll au minimalisme accrocheur à souhait. Mais au delà du son, c'est le storytelling qui me réjouit à chaque écoute, cette histoire universelle (si, si, j'en connais partout, et j'en suis!) du type qui devient addict aux vinyles et ne se sent bien que quand il a laché quelques biffetons en échange d'un ou deux ou dix 33-tours.

La chute est bien entendu très ironique, J.L. annonçant le retour en grâce du CD, cet affreux et aujourd'hui complètement uncool support qui déborde des bacs des soldeurs et second-hand shops, mais dont le héraut new-yorkais prédit le retour en force dès que les jeunes fauchés, obsédés audiophages et autres dévoreurs de music se seront rendus compte que leur vinyles favoris commencent à atteindre des prix franchement déraisonnables, et qu'on les prend, comme d'habitude, pour des con-sommateurs décérébrés et hipstérisés tout juste bons à sortir leurs portefeuilles pour se donner l'impression d'être kewl! Bien vu, l'ami..

Ah oui, au fait, Jeffrey Lewis sera en concert à Lille le jeudi 27 février prochain à La Bulle Café (Maison Folie Moulins).. Pass da wurds..

Jeffrey Lewis & The Voltage - LPs