Il y a trente ou quarante ans, la "Tri-Five" (Une référence populaire aux Chevrolets des années 1955, 56 et 57) était la street-machine par excellence, une base abordable car produite en masse, mais surtout une caisse vite devenue culte et qui bénéficiait d'un tel engouement que les fabriquants de pièces aftermarket se mirent rapidement a refabriquer tout  ce qu'il fallait pour restaurer et/ou modifier la bête et la transformer en championne du grand prix des feux rouges du samedi soir. Une allure classique mais groovy, avec une carrosserie à la fois très sobre pour une fifties mais aussi terriblement sexy, et la possibilité de swapper le déjà très kewl V8 d'origine pour l'un de ses descendants plus musclés, jusqu'aux plus gros big blocks de la marque.. Il y avait là tout ce dont on pouvait avoir besoin pour se monter une méchante machine de rue, avec les jantes qui vont bien et le rake agressif à souhait.

Les tri-chevies ont donc commencer à pulluler dans les pages des magasines spécialisés, au point de provoquer quelques années plus tard un certain backlash de la part d'une partie des lecteurs qui ne supportaient plus de voir une énième "Bel-Air rouge avec jantes cinq branches et un Chevy 350 sous le capot" toutes les deux pages. Aujourd'hui, heureusement, les passions sont retombées et le statut iconique de ces Chevrolets et définitivement établi, que ce soit en versions restaurées strictement d'origine, ou modifiées plus ou moins en profondeur. Le magnifique coupé blanc en finition Bel-Air présent à Béthune cette année, bel exemplaire de street machine d'époque, en fera encore craquer plus d'un dans vingt ou trente ans..

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